Vincent Tallé

Véritable bombe visuelle et sonore, primée à Cannes en 2018, Le Livre d’Image n’est pas juste un film de montage qui recyclerait différentes scènes de films, à l’instar de Final Cut : Ladies and  Gentlemen ou Ne croyez surtout pas que je hurle, car Godard y intègre aussi des morceaux de musique, des citations littéraires et philosophiques, des peintures, des archives de la télévision. Il sculpte, bricole, déconstruit autour de thèmes qui reflètent tous une vision de l’Histoire, la répétition des catastrophes, les conflits entre l’Orient et l’Occident. Poème apocalyptique et œuvre-combat (“il doit y avoir une révolution”), faite de couleurs saturées et d’images-matières tellement salies qu’elles en deviennent étourdissantes de beauté.

En collaboration avec Fabrice Aragno et Jean-Paul Battaggia
Réalisation – Jean-Luc Godard
Archéologie – Nicole Brenez
En partenariat avec Anima et l’Atelier

L’association ANIMA agite la vie culturelle nîmoise depuis 2010. Que ce soit sous forme de livres ou de DVD, de CD ou d’objets, des projections, des expositions, des conférences, ou des performances, elle défend depuis 10 ans des œuvres d’artistes qui explorent les limites de leur médium, les marges de l’image et du son, leurs contrées obscures et étranges. 

Avec ses propositions hors normes, mélangeant musique, cinéma et littérature, ANIMA s’est spécialisée dans les beaux objets avec un catalogue qui fait rêver : William S. Burroughs, Austin Osman Spare, Aleister Crowley…

HACKER LE RÉEL

Toutes formes d’aliénation de la conscience humaine sont un virus psychique inoculé afin de créer en nous une béance, un désenchantement, la mort des sorcières et la dissolution de nos âmes. Elles se doivent d’être combattues.

Il faut crier l’absolue nécessité de profaner à nouveau pour retrouver le sens du sacré et du sacrilège. Décoloniser l’Imaginaire. Créer un contre-sort face à la Société du Spectacle. Un talisman contre le Spectacle Intégré. Un charme occulte de désenvoûtement, exorcisme contre la magie noire du technocapitalisme. 

Les collages, le montage, la poésie, la musique, les rituels, toutes les altérations et les petites transes spontanées sont autant de moyens de libérer les puissances de l’imagination active et de court-circuiter le réel imposé par les systèmes de domination. Des stratégies de combat contre leurs fétiches et leurs hypnoses. Une façon de nous rendre disponible au monde oraculaire. « La grande affaire, une fois le patronat joyeusement défenestré et les mineurs aux commandes de la fonderie, n’est plus de fondre du Plomb, mais de le transmuer en Or. » —ARK

Programme détaillé :

18h30 : Accueil 

19h : Présentation des éditions Anima (Infoshop)

20h : Ce qui reste d’un monde qui a sombré : Colette Thomas
Lecture performée par Virginie Di Ricci et Pacôme Thiellement
Durée : 1h15 – Nadir

Évocation de Colette Thomas par Pacôme Thiellement, auteur de la postface du « Testament de la fille morte », réédité aux Editions Prairial.
et Invocation performée par Virginie Di Ricci – Lumière et son : Jean-Marc Musial.
« Car la Voix est femme, mais n’existe pas. »

terribilita.eklablog.com
www.pacomethiellement.com

Entracte (petite restauration sur place)

21h30 : Quatrains-Propagande
Lecture de Guillaume Boppe
Durée : 20 min. – Nadir

Guillaume Boppe est né en 1975 et est poète. Depuis quelques années, il travaille régulièrement à ce qu’il nomme les « Quatrains-propagande », inspirés des Slogans de Maria Souadïeva, dans lesquels il fait fait entrer en collision la poésie et les discours de dictateurs, faisant ainsi crisser le réel dans les rouages de notre perception à la manière de la scène industrielle. En compagnie d’Enver Hoxha, Mao Zedong, Chiang Ching, Ahlam al-Nasr, Jules César… Quand la poésie se fait diktat et évasion, quand l’évasion se fait diktat et poésie, quand le diktat se fait évasion et poésie.

« Censure les poèmes venus de l’enfer ! 
Viennent les poèmes censurés de l’enfer ! 
Viennent les censures de l’enfer poème ! 
Censure l’enfer des poèmes venus !»

gboppe.blogspot.com

22h : Hurlements en faveur des chamanes nues
Concert de Concert de Nanook & the Huskies
John Menoud – sax, appeaux, objets | Anouk Molendijk – voix | Nadan Rojnic – percussions
Durée : 45 min. – Nadir

« rompant avec toute tradition dramatique, une pièce anonyme composée de courtes vociférations, avec des appels au meurtre et des mots d’ordre conçus pour un peuple de fin du monde. Quand je dis peuple de fin du monde je pense avant tout à un auditoire de chamanes ou d’insectes, principalement femelles et mentalement hors limites. […] 
CELLE QUI DÉSARTICULE LE LANGAGE EN TOI, ENFLAMME-LA ! CELLE QUI CHANTE DERRIÈRE TOI, ENFLAMME-LA ! NE MARCHE PAS SANS FLAMME EN TOI ! » 
— Antoine Volodine, Frères sorcières 

Prenant racine dans l’improvisation libre de Han Bennink ou Peter Brötzmann autant que chez Diamanda Galás ou Lydia Lunch, ce trio helvétique s’inspire de la musique rituelle et des cérémonies chamaniques d’extrême orient. Ils rendent ici hommage à l’univers post-exotique d’Antoine Volodine, ainsi qu’à la prose vociférante, politique et mystique de la mystérieuse poétesse Maria Soudaïeva.

ensemblevortex.com/members/composer/john-menoud

10h-12h & 13h-15h : Tarot de Marseille 
Concert pour auditeur unique par Laurent Estoppey (sur inscription)
Durée : 20 min. x 8 – Hors les murs
Suivi d’une rencontre avec Laurent Estoppey et les participants à 16h à l’Antre Peaux (sous réserve)

Tarot de Marseille est un solo de saxophone pour un auditeur ou une auditrice seule. C’est une pièce pour saxophone soprano composée par Charles Dakin. Elle consiste en 22 parties, correspondantes aux arcanes majeurs du Tarot, dont l’ordre est défini par l’auditeur lors d’un tirage préalable. 
Cette pièce peut être jouée dans des lieux privés ou publics. De cette manière, chaque concert est unique et entièrement gratuit.
Inscrivez-vous : inscription@antrepeaux.net

laurentestoppey.com
tarotdemarseilleperfo.blogspot.com

14h30 : Titre
Conférence d’Alain Guyard

Durée : 1h – Haïdouc (sous réserve)

Alain Guyard se définit lui-même comme « philosophe forain, bonimenteur de métaphysique et décravateur de concepts. Il fait dans la pensée comme un comice agricole fait dans le bestiau un jour de foire à l’andouille. »
Bercé grâce à son grand-père par la feuille anarchisante du Crapouillot, il développe un amour pour la langue verte, la caricature et tout ce qui pisse à la raie de la bienséance. Après des études de philosophie lors d’une période douteuse, il rencontre l’Hermétisme et la pensée magique et développe des recherches sur l’Imaginaire. Il prend la décision de ne jamais travailler de sa vie et s’enfuit avec sa bourse du CNRS avant de soutenir sa thèse sur l’Alchimie. 
Il cherche, avec son association « Diogène Consultants », faire sortir la philosophie du carcan académique dans lequel elle a été enfermée. Et il dispense des cours là où on l’attend le moins : en prison, dans des centres sociaux, des maisons du peuple, en plein champ, mais aussi en hôpital psychiatrique, etc. 
Le but est de mettre la philosophie dans tous ses états, hors les murs de l’université et du lycée, loin des intellectuels maniérés et poseurs. La mettre dans les prisons, les hôpitaux, les bistros, les concerts, les quartiers, au fond des grottes et dans la rue. Il s’agit de ramener la philosophie à sa dimension charnelle, dérangeante, remuante, faisant irruption là où on ne l’attend pas, causant à tous les hommes, même aux humbles sans grade et sans diplôme. Surtout à eux.
Alain Guyard anime également des ateliers d’écriture dans des prisons, pour des associations et dans des universités populaires. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre, il publie en 2011 son premier roman, La zonzon aux éditions du Dilettante, qui narre son expérience de « prof de philo pour taulards ».

www.diogeneconsultants.com

16h30 : L’Enquête Infinie
Rencontre avec Pacôme Thiellement autour de son livre paru chez PUF

Durée 1h – Haïdouc

17h30 : Ibaïlingba
Projection de films d’Antoine Mocquet

Durée 45 min. – Haïdouc

Glanées, chipées, cueillies ici ou là lors de ses voyages et déambulations un peu partout, Antoine Mocquet a emmagasiné quantités d’images qu’il va libérer de leur fonction narrative et du souci d’utilité, allant jusqu’à privilégier le déchet et le rebut. Fortement influencé par la pensée orientale (il s’intéresse aux médecines chinoises et japonaises, pratique le shiatsu), il utilise le Yi-Jing pour choisir les plans qu’il devra monter. Les moments de la vie quotidienne saisis par l’œil de sa caméra sont des bourgeons de printemps qu’il a laissé germer dans ses archives et va faire éclore sa table de montage pour les laisser s’épanouir dans la mémoire du spectateur. Le cinéma envisagé un peu comme un art floral. La vie s’écoule par tous les pores de cette série de miniatures filmiques fragiles et précieuses, dans laquelle sont favorisées les associations d’idées, les collisions façon collagistes, la liberté d’interprétations face à la tyrannie du sens, privilégiant les sens, les liens. Un cinéma de poésie plutôt qu’un cinéma de prose. Ibaïlingba, c’est un peu comme si Jonas Mekas avait travaillé avec les outils de John Cage pour accoucher de haïkus visuels. Antoine Mocquet est une sorte de Bashō du cinéma.

www.antoinemocquet.com

19h30 : Anima
Sélection de courts métrages édités par ANIMA 
Durée : 1h – Haïdouc

Anima vous propose de découvrir son travail d’éditeur de films en plongeant dans cette sélection de courts métrages poétiques et azimutés.

NŒVUS de Samuel Yal – 2016 | 9 min
NARCISSE d’Ordre & Progrès – 1994 | 17 min
LAPSUS d’Estelle Brun – 2007 | 2 min
HEX SUFFICE CACHE TEN de Thorsten Fleisch – 2012 | 12 min
YOU MAY BURY ME IN THE EAST de Vincent Capes – 2015 | 8 min

www.zoanima.fr/editions-anima

Entracte (petite restauration sur place)

21h : Obscurum per Obscurius
Concert de Michaël Grébil Liberg — Cetera, oscuratronics

Durée 1h – Nadir

La musique de Michaël Grébil-Liberg, influencée aussi bien par Brian Eno et les frippertronics que par la musique médiévale et baroque, se compose de strates sonores, de boucles asymétriques, d’envolées lyriques et tragiques. Elle nous transporte dans les endroits secrets de notre psyché. Envoûtante et unique, en appelant à la tradition aussi bien qu’à l’expérimentation, sa musique nous entraîne aux confins du son, nous invite à un voyage immobile intérieur, à la rencontre de notre inconscient. Fermez les yeux, c’est de l’autre côté de la vie.

soundcloud.com/michaeliberg

22h30 : Mix DJ Mucha Muchacha
Durée 1h30 – Nadir

La soirée se terminera en beauté par un mix de DJ Mucha Muchacha (aka John Menoud). Connu pour dénicher des perles obscures et oubliées des musiques afro-américaines et caribéénnes, de la soul, de la folk, de l’exotica, du surf, du rock ‘n’ roll, du rhythm & blues, du doo-woop aussi bien que de la pop italienne des années 50 et 60…), John puise dans les folklores modernes connus ou obscurs du Moyen- Orient, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, avec un goût prononcé pour les voix de femmes. Il aime faire voyager les auditeurs et raconter des histoires dans ses mix. “Danceable, undanceable but always wet.”

En septembre 2021, Antre Peaux devient le temps d’un week-end l’Antre Mômes.
Un espace pour les mômes, peu importe leurs âges, qui veulent continuer à faire la fête, même si c’est la rentrée !
Une sorte d’ellipse temporelle où tu pourras reprendre le chill en chaise longue, faire du manège à la force des bras, avoir un tatouage durant 48h, te remplir le ventre et le gosier.
Mais surtout, durant cet Antre Mômes, tu pourras danser, voir, écouter des concerts, des spectacles.
Alors viens faire du bruit pour cette première édition

PROGRAMMATION

SAMEDI :

14h30 : Ouverture des portes

15h-16h : Visite du Transpalette : SILO de Myriam Mihindou

16h30 : Ciné-Concert Gabuzomeu (à partir de 6ans)
Ce ciné-concert rend hommage au GRM, le Groupe de Recherche Musicale, fleuron de la culture visuelle et musicale française et internationale de 1960 à 1975, associant scénographie loufoque et poétique digne des Shadocks, musique bricolée et inspirée par la musique concrète, et courts-métrages d’animation de Piotr Kamler

DIMANCHE :

14h30 : Ouverture des portes

15h : Concert Bru(i)t (Julien Lepreux & Pierre Cartonnet – Compagnie R.A) (tout public à partir de 10 ans)
« Bru(i)t » est un seul en scène. Un homme lutte pour se faire entendre et communiquer avec les autres.
En voulant amplifier sa voix, il fait finalement surgir tous les bruits contenus à l’intérieur de lui.
Le comédien et circassien compose bon gré mal gré avec cet ensemble de sons sans forme dans une mise en scène à forte dimension corporelle, où le burlesque n’est jamais loin.

 

 

 

16h30 : Concert Franky Goes To Point à Pitre (6-12 ans)

 

A vous qui aimez la musique live et vos enfants sans pour autant parvenir à concilier les deux, FGTPAP offrent l’occasion unique d’un goûter-concert inédit et chaleureux.  Ici le répertoire et le volume sonore sont adaptés, les chemises à leurs conseillées, l’ambiance tropicale assurée, et l’ensoleillement musical garanti !

Tous·tes dans le bus ! Destination les utopies à l’extérieur de l’hétéropatriarcat ! Tout le monde est bienvenu car ce n’est pas à une sexualité qu’on cherche à échapper, mais à un régime d’exploitation. Si ce régime est censé privilégier les corps dominants et la structure familiale hétéronormative nucléaire blanche et cisgenre, ne nous voilons pas la face, personne n’en sort indemne. Les attentes qu’il impose sur nos corps, nos expressions de genre, nos affects (amicaux et amoureux) nous incitent peu à peu vers d’autres possibles. Mais
une fois une fois ce pas de côté effectué, où pourrions-nous aller ?
Ce programme Utopie Queer est une invitation au voyage, plusieurs arrêts sont prévus, destination inconnue.

Projections :
• Vendredi 10 septembre à 19h30 – Haïdouc
• Vendredi 22 et samedi 23 octobre à 20h30 Cinéma Saint François (anciennement le cinéma de la MCB)

PROJECTION : Short Bus, 2006, 102 min. 

réal: John Cameron Mitchell

Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dans leur quête du désir sentimental et sexuel. Ils se retrouvent tous au Shortbus, un lieu hors-norme où politique, art et sexe se mélangent. Le sexe, comme prétexte pour renouer avec l’autre ? C’est ce que propose John Cameron Mitchell : Shortbus est ainsi l’émanation imaginaire d’une sorte de carrefour des turbulences amoureuses ; un espace utopique où se croisent des destinées et où se dénouent des fantasmes.

PROJECTION : Army Of Love, 2016, 40 min 

réal: Alexa Karolinski et Ingo Niermann

L’amour romantique est saturé par la marchandisation. Le principe socialiste sur lequel l’amour libre s’appuie, s’effondre face à la concurrence des désirs . A l’ère des applications de rencontre, la possibilité de sexe libre tend vers la libéralisation, et non la libération. Alexa Karolinski et Ingo Niermann abordent ces questions avec Army of Love (2016), un manifeste vidéo présentant un régiment de soldats d’âges et d’apparences diverses, chargés de résoudre le malaise social persistant de la solitude. La vidéo docu-fiction est une proposition utopique remettant en question les prémisses de base de l’amour et de la justice.

PROJECTION : Born In Flames, 1983, 90 min

réal: Lizzie Borden

L’intrigue implique deux groupes féministes à New York, chacun des groupes exprime ses préoccupations au public par des radios pirates. Un groupe, dirigé par une lesbienne blanche franche, Isabel (Adele Bertei), fait fonctionner « Radio Ragazza ». L’autre groupe est dirigé par Honey, une Afro-Américaine qui anime l’émission radio « Phœnix Radio ». Il y a également une armée de femmes, dirigée par Hilary Hurst et conseillée par Zella à laquelle Honey et Isabel refusent de se joindre, dans un premier temps… un classique du New Queer Cinema qui s’il ne présente pas une utopie, nous montre l’énergie que l’on peut déployer pour un monde meilleur. Des féministes lesbiennes élaborent des réponses multistratégies contre l’hétéropatriarcat par le biais d’une analyse du racisme et de la pauvreté, débattant des liens et des ruptures entre organisation communautaire, travail à l’intérieur des systèmes, alliances entre les sexes et les races, mais aussi résistance armée.

PROJECTION : Community Action Center, 2010, 69 min

réal: A. K. Burns et  A. L. Steiner

Community Action Center est un film que l’artiste A.K. Burns a conçu, produit, dirigé et monté en collaboration avec A.L. Steiner. Ce projet est une archive d’une communauté intergénérationnelle fondée sur la collaboration, l’amitié, le sexe et l’art. L’œuvre repense comment le sexe et la sexualité sont imagés et imaginés pour des corps marginalisés, en particulier les femmes, les queer et les personnes transgenres. Inspirée par les films du mouvement gay porn-romance-liberation et les pratiques féministes des années 70 et 80, l’œuvre débute avec une récitation du « Normal Love » de Jack Smith. Cette vidéo cherche à exposer et reformuler les paradigmes emblématiques des typologies pornographiques en utilisant des images pour leurs valeurs comiques, leurs considérations critiques et en hommage historique.

PROJECTION : Les rencontres d’après-minuit, 2013, 100 min

réal: Yann Gonzalez

Un jeune couple et leur gouvernante travestie attendent avec impatience leurs invités pour une petite sauterie nocturne dans leur loft. La Chienne sonne la première, avant que n’arrivent l’Étalon, l’Adolescent, et enfin la Star qui aimerait bien que cette partie fine ait lieu dans l’obscurité. Ces personnages très dissonants vont finir par se livrer et se lier. Leurs histoires touchantes vont tout autant les rapprocher que nous les faire aimer. Premier long métrage de Yann Gonzalez, ce film est un film d’amour et de vulnérabilité et de magie. 

 

• Vendredi 19 et samedi 20 novembre à 20h30 – Cinéma Saint François (anciennement le cinéma de la MCB)
• Du vendredi 17 décembre au 19 décembre à 19h – Cinéma Saint François (anciennement le cinéma de la MCB)

Comment continuer à projeter des horizons, des espaces de rencontre et de transformation dans la situation syndémique que nous traversons ? Comment faire face à un régime des frontières chaque fois plus endurci, créer des espaces où se confrontent les idées, et que résonne et transborde l’écume des corps en urgence ? 

veiculoSUR est une résidence artistique itinérante transrégionale, transdisciplinaire et collaborative, fondée et portée par des artistes latino-américaines, rejoint·es par des artistes européen·nes. À travers un déplacement des pays dits du Sud vers ceux dits du Nord, sa mission est de générer des rencontres artistiques autour des conflits de normes sociales et des corps étrangers.

Face aux situations complexes que les pays traversent, le format de résidence qui prévoyait des déplacements internationaux en 2021, a dû être adapté au profit de la réalisation de deux nouveaux espaces : une galerie 3D et une publication. À l’occasion de cette dernière étape de résidence avant fabrication de la revue, l’équipe propose de partager les urgences, technologies et stratégies de lutte des 14 artistes de la résidence le temps d’une soirée de lecture et d’écoute.

 

Avec : Maëlys Meyer, Pascale Obolo, Arsène Marquis

Partenaires : Institut Français, région Centre Val De Loire, Institut Goethe, SESC Sao Paulo, Alliance Française Rio

Pièce bancale de la vie banale (et vice-versa) pour un acteur et un bruiteur

« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. »

[Georges Pérec]

Pour ne pas se vider, l’humain ramasse, assemble, recueille
Il cueille et récolte, il collecte
Il s’occupe, il s’applique et s’attache
Il range, nettoie, remue, débarrasse, répare, recolle, passe, défait, repasse, court, refait dans un sens, râle, essaye dans l’autre, se cogne, se relève, « Allô ? Oui. Non. Oui, oui. Non. », jette, mâche, crache
Enfile, attache, écoute la – éteint, allume, éteint – rallume la radio, débranche, cherche, se met à quatre pattes, tend, souffle, remonte, crie, ouvre, jette, ferme, ouvre et ferme
Ouvre, regarde et ferme
Ouvre, rentre, cherche, monte, remue, soulève, se baisse, arrache
Ça sonne
Descend, saisi, parle, écoute, raccroche
Raccroche les wagons, dézippe, ouvre et ferme, s’assoit
Attend, renifle
Remonte, rattache, tire, ouvre et ferme
Et finalement se vide à petit feu

L’humain occupe son quotidien. Comme il peut. Le quotidien préoccupe l’humain.
C’est ce qui l’emplit – l’humain – le relie à la vie.
Il a inventé de divines machines pour aller plus vite, pour aller plus loin.
Tout s’organise autour de lui. Il maîtrise. Il est maître. Maître de son univers.
A bras le corps, il s’élance dans cette course folle. Et bientôt disjoncte tranquillement.
Ses objets le malmènent, résistent, s’opposent à son bien-être.
Lui, l’humain obstiné, persiste et se débat.
– Tout lui échappe –
Il dompte sa maladresse, réprime sa bêtise
Il s’accroche l’humain
Et dans son sillon, se dessine sa vie
Sa vie bancale et morcelée
Fugace, sans intérêt

Encombrant(s), c’est une ode à ce qui ne sert à rien, un éloge de la fragilité, un ballet de banalités.
Imaginée principalement comme une partition corporelle, elle sera accompagnée d’une multitude de sons minutieux.

 

Ecriture Estelle Bezault
Interprétation  Estelle Bezault & (distrib. en cours)
Bruitages Florian Satche 
Aide à la mise en scène / dramaturgie Adrien Bailly
Lumières Alessandro Vuillermin
Regard extérieur / direction d’acteurs Dimitri Hatton
Scénographie / construction décor Nicolas Franchot
Costumes Pauline Germon

PRODUCTION Soliloque – le chant du fond – / AFA du Cher (le Carroi – la Carrosserie Mesnier – le Luisant) / Ville d’Orléans / DRAC Centre Val de Loire (aide à la résidence)
(en cours…)

Encombrant(s) reçoit actuellement le soutien de la DRAC Centre Val de Loire (Aide à la résidence 2020), de l’Atelier de Fabrique Artistique du Cher qui regroupe le Carroi, la Carrosserie Mesnier et le Luisant, de la ville d’Orléans, du 108 (Orléans), de la Communauté de Communes Berry Grand Sud (18), d’Antre Peaux (Bourges) et des Ateliers Médicis dans le cadre du programme Transat 2021.

CIE SOLILOQUE – LE CHANT DU FOND

Soliloque – le chant du fond – , est créé en 2016 par la comédienne & metteure en scène Estelle Bezault.
Son travail s’inspire d’abord du théâtre ; un théâtre mouvementé, ouvert, ponctué d’absurde ou d’étrangeté. L’outil essentiel à sa construction est empreint d’un langage poétique. Car Estelle aime creuser les mots, les poser ici et là pour écouter leur résonance, faire que leurs contours mystérieux dessinent un monde tangible. Ainsi, elle tente de donner la parole à toute chose trop longtemps restée muette.

Bruitisme est issu de l’avant-garde italienne du début du XXe, idée reprise par Cage que le bruit organisé est de la musique. C’est surtout l’assemblage de plusieurs grandes familles musicales : l’électroacoustique, la musique improvisée, le jazz, la musique industrielle et le rock. Lancées il y a quelques années, ces soirées invitent les musiciens de tous poils à s’inscrire dans la journée sur un planning afin de jouer : douze heures seront ainsi mises à disposition. Des performances locales, nationales et internationales à raison d’une demi-heure chacune. Outre l’intérêt de présenter une gamme très large de formes sonores, des novices aux stars underground, le format court permet au public et aux participants d’avoir la curiosité titillée en permanence par les dispositifs et instruments divers, compositions acoustiques ou noise, planantes ou énervées, en ensemble ou solo, poussant la création sonore dans ses retranchements.

Un post scriptum se mettra en place le lendemain pour les plus vaillants sous forme d’improvisation·s !  

Jerusalem In My Heart, collaboration audiovisuelle de musiques arabes contemporaines, réunit le musicien Radwan Ghazi Moumneh et Erin Weisgerber, vidéaste et documentariste canadienne talentueuse, qui confère un souffle poétique et coloré à des pellicules 16mm rythmiquement agitées, engageant une contemplation temporaire, images narratives tendant à l’abstraction. La musique de JIMH (label Constellation) repose sur un métissage de chants, d’instruments et de traitements sonores de synthétiseurs modulaires, rendant hommage aux sons bruts et distordus de la cassette audio, pilier de la culture musicale arabe. 

“Le cap des 30 ans n’est pas encore atteint, mais Quentin Sauvé semble avoir déjà eu moult vies musicales. La découverte ultra précoce du punk et du métal, une première expérience de groupe en culottes courtes à la fin des années 90, puis un actvisme sans relâche dans la sphère, punk-hardcore au sein de plusieurs combos d’énervés. C’est en 2011 que Quentin Sauvé a quitté la veine punk hardcore pour des atmosphères éthérées où le chant a toute sa place, guitare et voix générant une folk saigoutsissante, élégiaque et épurée.”
Yoan Le Blévec

Jewel Usain – Hip-hop – Argenteuil
Jewel Usain est originaire d’Argenteuil et se passionne très tôt pour la musique. Tout le fascine, le façonne, aussi, au point de parfois même devenir ce qu’il entend. Il faut attendre 2011 et une rencontre avec Sy, ingénieur son et propriétaire d’un home studio pour que l’étincelle jaillisse. Il en résulte une opportunité que Jewel n’avait pas vu venir : être rappeur.
Les projets s’enchaînent, les critiques sont bonnes, son envie d’en découdre à plus grande échelle s’accroît. 2018 sonne l’heure de la productivité puisque l’artiste multiplie les apparitions musicales : singles, émissions prestigieuses, E.P… À chacune de ses apparitions le mot d’ordre reste le même : “il faut surveiller Jewel Usain”. L’année 2020 est celle de la  confirmation avec trois clips (Skateboard, CTRL, Bruce Lee), tous réalisés par son acolyte Kidhao. Plus rien n’est laissé au hasard : l’image est soignée, les textes sont précis et l’interprétation de Jewel au micro comme à la caméra vient couronner le tout. Le pari semble réussi, les yeux, bien que lentement, se tournent enfin vers “Le petit cailloux qui brille”. Son nouveau projet “MODE DIFFICILE” est prêt, c’est bientôt l’heure.

La Santa Muerte – Hip-hop – France / Belgique
Influencés par des groupes à l’ancienne mais également par toutes les sonorités actuelles, les 2MCs Djuice et Necxo, apportent un constat sur la société qui nous entoure accompagnés par de gros ego trip dans la plus pure tradition du style. Pas assez prétentieux pour apporter une solution à tout ce merdier. Le but d’LSM est simple : brûler la scène. Les flows s’enchaînent sur des prods réalisées entre la France et la Belgique.

DJ lUCiOl – Hip-Hop – Bourges
Dj selecta amoureux du hip hop, de la soul, du reggae et du dancehall. Originaire de Vendée, lUCiOl a fait ses premières armes dans des bars principalement avant de migrer à Bourges où il a trouvé un creuset où faire danser les motivés. Il porte plusieurs casquettes, graffeur, peintre, prof, dj, producteur dans Lookoom, il sait toujours où donner de la tête qu’il compte bien garder sur ses épaules.

L’ocelle mare, c’est une ritournelle qui s’éveille, se déploie, s’absente, resurgit, se transforme, s’oublie, s’éveille encore. Une ritournelle tout en plis et en creux, qui donne à voir autant qu’à écouter, théâtre d’ombres acoustiques où chaque timbre, chaque rythme, chaque modulation, naît d’un geste minutieusement affiné. « Je n’écris pas la musique, c’est un assemblage de mémoires de gestes. », dit Thomas Bonvalet. Des gestes trouvés, accidentellement ou pas, au fil d’une longue pratique : tel clavier qui frotte sur cette guitare lors de la préparation d’un concert, tel tambourin qui vibre de façon singulière lorsqu’il est posé sur cet ampli, la durée et l’intensité de souffle à donner à la flûte pour que les cordes du piano ouvert en déclinent et réverbèrent les harmoniques… 
Coproduction : Agence culturelle Départementale Dordogne-Périgord, le lieu unique, Les Instants Chavirés et Murailles Music
Avec le soutien de l’Association Ouïe/Dire et de la DRAC Nouvelle-Aquitaine

Hint entame ses derniers kilomètres cet automne, après des centaines de concerts avec leurs pairs Young Gods, Fugazi, Chokebore, Thugs, Ezekiel et tant d’autres. En revivant encore dans des projets tels La Phaze, Atonalist, Fragile, la suite résonnera encore des accords distordus de guitares, saxo et boîtes à rythmes chargées d’adrénaline. Sans revivalisme, c’est un concert jouissif qui sera précédé de la performance de Thomas Bonvallet alias l’Ocelle Mare : seul en scène avec sa guitare et des objets équipés de capteurs, sa musique chargée d’émotions se classe dans une veine de poésie sonore sensible et tendue. Comme Hint, l’immersion sera au rendez-vous, nous imprégnant par sa construction dans l’instant, alliant puissance et fragilité.

Du 25 au 27 octobre 2019, réuni à Barcelone, un groupe de cinéastes et d’artistes réfléchit collectivement à la possibilité d’un film sur le processus d’autodétermination catalan. Le processus catalan, à la façon d’un laboratoire politique, est-il la simple répétition d’une situation vouée à l’échec ou la reprise d’une promesse laissée en suspens? S’il y a un sens du réel, il doit bien y avoir quelque chose que l’on pourrait appeler le sens du possible.

Conférence illustrée d’Érik Bullot, suivie de la projection de son film Octobre à Barcelone (2020, 34 min)

Teaser Octobre à Barcelone

Mira Calls est le nouveau projet de Lucas (Rise People, Rise!), Clémentine (Peckinpah!) et Flow (Miles Oliver, Le Dead Projet). Power trio parisien, le groupe a décidé de travailler dans l’urgence et d’enregistrer un EP après sa création il y a six mois seulement (confinement compris). Citant Dinosaur Jr, Doppler et Sonic Youth, la session rythmique accompagne avec férocité les guitares lourdes et noise de la complainte cynique et critique d’une société tournée sur elle-même

Les Rennais de Clavicule déversent un rock puissant et diversifié, inspiré par la scène garage contemporaine auquel s’ajoutent de larges influences allant du punk au psyché, en passant par le surf ou le grunge.

Les quatre garçons ont su imposer une vision intemporelle du rock-garage : une musique dansante et viscérale à l’énergie punk, un envol surf-psyché à l’empreinte grunge aussi massive qu’explosive. Après avoir sorti un premier EP autoproduit en juin 2019, le groupe s’est fait remarquer par les labels bretons Beast Records et Open Up and Bleed Records. 
Son premier album « GARAGE IS DEAD » est ainsi sorti le 12 juin 2020, opus de 10 titres enregistré par Dimitri Dupire et unanimement salué par la critique (Rock’n’folk, Rolling Stone, New Noise, Mowno, Abus Dangereux, Rumore…) Et sur scène ? Et bien c’est un vrai déluge ! les guitares déversent mélodies tubesques et riffs tranchants dans une avalanche soutenue par une section rythmique implacable. Clavicule ne sauve pas les meubles, ils les cassent !”

tRuckks n’ont pas le temps pour vos reprises de Muse. L’édulcoré et le consensuel, voyez-vous, ce n’est pas franchement leur délire. Nul ne sait s’ils sont nés trop tard ou si un vortex spatio-temporel les a envoyé 20 ans en avant, mais toujours est-il que les quatre kids de Vesoul puisent leur inspiration dans la dissonance, la hargne et le chaos. Tout bon fan de noiserock ne peut être insensible à ce son digne de Slint et Fugazi.
Si cela ne suffisait pas, ajoutons cette irrésistible lourdeur chère aux Melvins ou aux plus récents KEN Mode. Que dire également de cette prose au vitriol, déclamée en français, d’une voix grave tantôt corrosive, tantôt désespérée ? Vous voici avec une idée plus ou moins concise de ce que le groupe a à vous offrir. Ou à vous mollarder, c’est selon. Imprévisibles et jusqu’au-boutistes, tRuckks ont déjà posé amplis et pédales aux Inouïs du Printemps de Bourges, aux Eurockéennes de Belfort ou encore à l’Impetus Festival, partageant la scène avec l’une de leurs plus grosses influences : Metz.
Avec leur nouvel EP, Autophage, ils n’ont plus qu’un objectif : tout écraser. Et c’est vraiment pas la peine de trouver refuge sur la bande d’arrêt d’urgence, vous n’y échapperez pas.”
Clément Duboscq (FIP, New Noise)

« Petit débrouillard de la vie ! Petit Poilu est un petit bonhomme curieux optimiste et courageux qui plonge malgré lui dans des aventures extraordinaires dont il ressort toujours grandi. Petit Poilu tord le cou aux idées reçues et apprend la vie en s’initiant aux relations humaines. »

C’est ainsi que Pierre Bailly et Céline Fraipont présentent leur personnage dont l’univers cible plutôt les plus petits.

Le musicien Stéphane Arbon adapte un tome de Petit Poilu, cette bande dessinée sans bulles, sous la forme d’un spectacle musical. Passant d’illustrations sonores à des hymnes instrumentaux, de bruitages à diverses pièces musicales aux accents blues, jazz, ska, ou forró, sa musique raconte les émotions et accompagne Petit Poilu dans son aventure, toujours sans paroles.

Avec 

Stéphane Arbon : Compositions et contrebasse, guitares, dobro, percussions, mélodica, stylophone, boîte à musique.
Christophe Bardon : Guitares, dobro, cavaquinho, percussions, stylophone.

Le spectateur est invité à déambuler au milieu d’un paysage métaphorique constitué d’objets lumineux. Des braseros de fluos, des structures lumineuses spectrales, les ébauches ou peut-être les vestiges d’une cabane peuplent le plateau. Une brume rappelant la campagne qui s’éveille vient envelopper les éléments et les visiteurs. Aux notes orangées des fluos répondent des nappes de vert givré propres aux aurores boréales.

Deux corps sans âge, fantômes du passé, monstres aux dos courbés semblant avoir fait un long voyage émergent du brouillard. Ces êtres progressent lentement à travers le paysage, transportant un fatras de matériaux hétéroclites : planches, tasseaux, cordes, tissus, pinceaux, bols. C’est seulement quand, sur le seuil de l’antique construction, elles se défont de tout leur équipement que l’on découvre deux femmes dont la chevelure semble n’avoir jamais cessé de croître. S’entament alors une série de rituels dansés et chantés dont le but est de réparer, prendre soin, reconstruire la cabane, consacrer cet espace abîmé afin de lui redonner sens et équilibre. Comme une tentative de recommencer le monde.

Conceptrice et interprètes Marion Carriau & Magda Kachouche
Costumier.e.s Alexandra Bertaud & Yannick Hugron
Conseil scénographie Ciguë
Assistant Alexandre Da Silva
Technicien son Nicolas Martz
Coach vocal Mélanie Moussay

Partenaires : CCN d’Orléans, CCN de Tours, Centre d’Art Les Tanneries – Amilly, Antre Peaux – Bourges, Danse Dense

ASSOCIATION MIRAGE

« Il n’est pas besoin d’une âme ni d’une mort pour que je sois à la fois opaque et transparent, visible et invisible, vie et chose : pour que je sois utopie, il suffit que je sois corps. »
Michel Foucault

L’association Mirage, fondée en août 2016 et installée en région Centre Val de Loire, porte le travail de la chorégraphe Marion Carriau. Celle-ci envisage la danse comme le lieu de réinvention des corps. Elle fait émerger les différents corps dont nous sommes constitués en opposant le corps périssable à d’autres animaux, culturels, ancestraux ou encore fantasmés, magiques, utopiques.
Sa conception de la création chorégraphique est indissociable d’un travail plastique. Quand il n’est pas à l’origine du projet, l’aspect plastique, scénographique reste prépondérant.
Par ailleurs, Marion Carriau interroge la place du spectateur/visiteur, ce qui renforce son désir d’expérimenter différentes modalités de représentation. Les objets chorégraphiques sont pensés pour exister sous différents formats. Une pièce chorégraphique initialement écrite pour le plateau, pourra être revisitée et se déployer sous différentes formes ( performative, déambulatoire) et dans d’autres espaces (muséaux, extérieurs).
Attachée à ce que l’acte de fabrication reste en permanence visible et volontairement artisanal, elle est attentive au fait que la musique soit créée par les artistes en direct et que la scénographie soit mobile et potentiellement manipulable par les performeurs.

MARION CARRIAU / Chorégraphe et interprète

Suite à sa formation au CRR de Paris puis au CNDC d’Angers elle collabore avec différents chorégraphes: Mohammed Shafik pour la création du Loup du Chien, Les Gens d’uterpan sur les protocoles de performances X-Event, la Cie Kafig pour une reprise de rôle dans Terrain Vague, Mylène Benoit sur La chair du monde et plus récemment Arthur Perole sur la création de Ballroom.
Elle travaille également avec des artistes du champ visuel comme Laurent Goldring et Julien Prévieux pour la re-création de What shall we do next (#séquence3) au MacVal.
Depuis 2011, elle collabore étroitement avec Joanne Leighton sur les créations des Modulables, Exquisite Corpse, 9 000 pas, I’m sitting in a room, Songlines et Corps Exquis. C’est également à ses côtés qu’elle coopère sur des projets In Situ et participatifs: Made In…Séries, Les Veilleurs. Elle rejoint l’équipe permanente du CCN de Franche-Comté à Belfort en septembre 2014. Durant cette période, elle contribue aussi à la mise en œuvre de différents projets d’éducation artistique.
Elle se forme depuis 2009 au bharata natyam au Centre Mandapa, avec Vydia qui est toujours son maître à ce jour.

MAGDA KACHOUCHE / Plasticienne et interprète

Magda Kachouche déploie son travail entre l’art contemporain et le spectacle vivant.
Plasticienne, elle fonde en 2015 avec le duo MKNM avec Noémie Monier. Objets, installations, performances : leur travail se tisse dans une polymodalité des formes. En 2019, MKNM sont les artistes invitées par la Galerie Cuissard. Résidentes permanentes de DOC – espace de production artistique situé dans le 19ème arrondissement, leur pratique s’articule aussi via leur engagement au sein de l’association, par la coordination d’événements (TV DOC / STATION MIRE pour la Nuit blanche en 2018), la participation à des expositions collectives (La danse des atomes, juin 2018) et l’application de la vie quotidienne de ce squat occupé par une centaine d’artistes et artisans. Collaboratrice artistique de la chorégraphe Mylène Benoit depuis 2014, elle pilote avec elle la compagnie Contour Progressif, actuellement associée au Théâtre des 13 vents, CDN de Montpellier et aux scènes nationales du Beauvaisis et du Mans. En 2018, elles cosignent Diotime et les lions – premier volet d’une trilogie qu’elles conçoivent autour de l’oeuvre d’Henry Bauchau. Elle cosigne la lumière et la scénographie de Gikochina-sa (2018), La Maladresse (2018), et L’Aveuglement installation (2017). Elle coconçoit le cycle «Les danses augmentées» en 2014-2015 pour lequel Mylène Benoit est invitée à la Gaité Lyrique à Paris et l’ensemble des performances / conférences «Mouvements de la pensée». Magda Kachouche est responsable du pôle médiation de la compagnie, et mène régulièrement des créations participatives (Votre danse, L’Aveuglement 33…), workshops et stages auprès de différents publics.
En 2018, elle signe la scénographie et la lumière de Je Suis Tous Les Dieux, première pièce de l’association Mirage.
Elle a été formée aux danses classique et contemporaine et est diplômée d’un Master de Lettres Modernes.

Thom était policier. Dans une autre vie.
Il s’est passé quelque chose, un accident.
Il a arrêté, il ne se souvient de rien.
Ce soir, il est avec ses amis, ils font la fête, cette fille est là, ils se plaisent.

Et puis tout bascule. 
Alors la réalité se disloque.
L’extérieur fait irruption.
L’intimité de cet appartement se voit bousculée quand les histoires,
les points de vue et les cauchemars de chacun prennent corps.

78-2 est une histoire de violence, de justice et de l’injustice, qui invite le spectateur à se poser la question : pour qui dois-je prends parti ? Pourquoi ? Est-ce que mon empathie ou mon manque d’empathie m’aide à appréhender le réel ?

« Ma place, si mon drame avait encore lieu, serait des deux côtés du front, entre les deux fronts, au-dessus. Je me tiens dans l’odeur de transpiration de la foule et jette des pierres sur policiers soldats chaos vitres blindées. Je regarde à travers la porte à deux battants en verre blindé la foule qui afflue et je sens ma sueur froide.” Müller, Hamlet-Machine

PRÉSENTATION DE LA COMPAGNIE

ALASKA a été fondé dans le Cher fin 2016. Le premier spectacle de la compagnie, Violences conjuguées, est un solo qui raconte le parcours d’un homme témoin de violences conjugales dans son enfance. Devenant père, il s’interroge sur cet héritage et la manière dont il a marqué son rapport à la violence, à la masculinité, et à la paternité. Écrit à partir d’archives et d’entretiens dans la famille de Bryan Polach, le spectacle questionne aussi les processus de la mémoire. 
Avec 78-2, ALASKA creuse une thématique : les échos de la violence sociale et intime, un positionnement : ne pas chercher d’abord à dénoncer mais à écouter, même quand c’est difficile, et une esthétique : dans ces sujets “de société”, sur lesquels nous nous documentons, chercher le rêve, la poésie, l’humour.

PRÉSENTATION DE LAUTEUR METTEUR EN SCÈNE

Bryan Polach est diplômé du Conservatoire National de Paris en 2004.
Depuis, il a joué principalement au théâtre, avec Joël Jouanneau, Pauline Bureau, Bertrand Sinapi, Guillaume Vincent, Nicolas Briançon, Anne Contensou, Bérangère Jannelle, Gilberte Tsai, Christian Benedetti, Alain Gautré… En 2018-2020, on peut le voir dans Iliade, de Lucas Giacomoni, et Après les ruines, de Bertrand Sinapi. Il joue aussi au cinéma et à la télévision, récemment dans Hors normes, Le bureau des légendes, The Eddy, Section de recherche, Guillaume et Les garçons à table, Samba, Mains courantes. Il était l’acteur principal de Séance Familiale, de Cheng Chui Ko, primé à Clermont Ferrand et sélectionné aux Césars 2009.
Bryan Polach a créé la cie ALASKA en 2016 avec Karine Sahler. Il tourne depuis 2017 dans Violences conjuguées, un solo écrit à partir d’archives familiales, mis en scène avec la participation de Bintou Dembelé.
Il a mis en scène Malcom X, de M. Rouabhi avec Léonie Simaga, pensionnaire de la Comédie Française, en 2007, et L’extraordinaire voyage d’un cascadeur en Francafrique, co-écrit avec Karima El-Kharraze. La pièce est lauréate du prix Paris Jeune Talent en 2009.

DISTRIBUTION 

MISE EN SCÈNE ET ÉCRITURE Bryan Polach
COLLABORATION ARTISTIQUE Karine Sahler 
ASSISTANTE A LA MISE EN SCÈNE Giuseppina Comito
AVEC Thomas Badinot, Laurent Evuort, Emilie Chertier, Juliette Navis / Camille De Sablet
SCÉNOGRAPHIE Chantal De La Coste
LUMIÈRES Laurent Vergnaud 
SON Didier Léglise
COLLABORATION DANSE Clément Aubert
PHOTOGRAPHIES Pamela Maddaleno, Hélène Harder

MENTIONS 

Coproductions: Maison de la Culture de Bourges, Théâtre Olympia – CDN de Tours, EPCC Issoudun, le Collectif 12, Théâtre de la Tête Noire, l’Atelier à spectacles, la Carrosserie Mesnier, la communauté de communes Terres du Haut Berry.
Soutiens et résidences : CDN Orléans, Théâtre de l’Echangeur, Le 104, Nouveau Gare au Théâtre, Emmetrop, Le Grand Parquet- Théâtre Paris Villette, Théâtre de Belleville, La Pratique, La Fontaine aux Images.
Avec le soutien de la DRAC Centre-Val-de Loire, Région Centre-Val-de-Loire (aide à la résidence et aide au projet)

 

Le texte est lauréat de l’aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA et de l’aide à l’écriture de l’association Beaumarchais SACD

“J’aurais mieux fait d’utiliser une hache” interroge la fascination collective autour des crimes, et des récits que l’on s’en fait. Faits divers, tueurs en série, meurtres sanglants… Ces histoires obsèdent autant qu’elles glacent. Et elles deviennent elles-mêmes supports de fictions qui alimentent notre imaginaire, nos peurs, nos fantasmes. Pourquoi ces récits viennent-ils toujours pincer la corde de notre curiosité ? Qu’est-ce que toute cette production médiatique raconte de notre société ? Et de quelle manière fait-elle perdurer un imaginaire commun ? Notre spectacle se nourrit de matériaux réels, d’un référentiel de films, de séries, et de nos imaginaires individuels et collectifs, de nos fantasmes. J’aurais mieux fait d’utiliser une hache est un spectacle protéiforme, dans lequel plusieurs micro-fictions se frictionnent et  se répondent. Chaque séquence, qui vient interroger ou éclairer une des facettes de notre thématique, est porteuse d’un univers ou d’une époque. Des hommes préhistoriques croisent des danseurs discos. Des serials killers font un bilan de compétence en vue d’une réinsertion dans la société. Une jeune femme, seule dans sa cuisine, revit en boucle son pire cauchemar. Une bande de scouts chante à tue-tête dans la forêt jusqu’à ce que…”

 

Mise en scène et interprétation : Thomas Cabel, Julia de Reyke, Solenn Louër, Anthony Lozano et Coline Pilet
Collaboration artistique/dramaturgie : Léa Tarral
Création sonore : Estelle Lembert
Création Lumières : Quentin Maudet
Scénographie : Clémence Delille
Administration / Production : Margot Guillerm

Production : Mind the Gap
Coproductions : Équinoxe – Scène Nationale de Châteauroux, Théâtre de Vanves, L’Echalier, Théâtre de la Tête Noire – scène conventionnée d’intérêt national Art et Création 
Accueil plateau / soutiens : 108 Maison Bourgogne, Centre Chorégraphique National d’Orléans, L’Échalier, Théâtre de Vanves, Espace Culturel de Saint Jean de Braye, Théâtre de la Tête Noire – scène conventionnée d’intérêt national Art et Création, Le Volapük, La Pratique, Antre Peaux, Bouillon – Théâtre universitaire Orléans, Théâtre de la Loge (Fragments)
Ce projet a reçu le soutien de :
La Drac Centre Val-de-Loire au titre de l’Aide à la résidence et de l’Aide à création, la Région Centre Val-de-Loire Aide à la création, la Ville d’Orléans Aide à la création et au fonctionnement

Durant toute l’année, le POD Pollinisation de l’Antre Peaux met en place des actions culturelles pour faire se rencontrer des artistes et diverses personnes autour d’une création, souvent collective.

Habituellement, ces créations ne sont proposées en restitution qu’une fois, à la fin du projet. Là, nous les ferons communiquer au sein des espaces extérieurs et numériques de l’Antre Peaux, pour que vous veniez les découvrir (de nouveau) ! 

En 2021, c’est avec les lycées Jean de Berry, Marguerite de Navarre, Mermoz, Edouard Vaillant, le Collège Albert Camus, le Centre Hospitalier Georges Sand, C’est Possible Autrement, le RERS, les Pep18, le Gedhif, APLEAT-ACEP, les enfants des CCAS-Val d’Auron et Chancellerie, les jeunes de la PJJ, la Maison d’arrêt du Bordiot-SPIP, Tivoli Initiatives, les Mille Univers, Radio Résonance, les acteurs.rices des quartiers Nord, et toutes les personnes ayant participés aux ateliers de manière volontaires

Ce goûter de reprise concocté par l’équipe du POD Pollinisation est l’occasion de découvrir les résidences, équipes artistiques, événements que l’Antre Peaux accueillera, accompagnera entre septembre et décembre. Et surtout, dévoiler les nouveaux projets en développement de l’association, avec une attention particulière sur l’ouverture de l’Antre Peaux aux familles.

Après ce moment d’échange, les plus jeunes (mais pas que !) pourront eux.elles aussi aller à la rencontre de la programmation de manière ludique, à la recherche d’indices à glâner dans les différents espaces de l’Antre Peaux.

Une Friche aux trésors à partager ensemble, en famille ou non ! 

Comment donner forme à ce qui nous apparait comme la moins tangible des matières, l’échelle atomique?  Une nanolithographie, un paysage minéral en mutation et une géologie liquide – trois compositions-recherches qui questionnent notre conception de l’échelle visible qui est instable. La lumière en fusion avec les formes et les surfaces révèle un spectre de couleurs en transformation continue pendant que le temps qui s’écoule sculpte des strates dans les solutions de nanoparticules.



Ces installations proposent une confusion d’échelles dans la manipulation des nanoparticules autant que dans leur suggestion du monumental; entre projection spatiale et fonds marins.

« Shoï > Space Tapes / Revolution » mêle des extraits de bo. de films SF, des outils électromagnétiques, des données d’astronomie, et des extraits de témoignages étranges. Narratif et improvisé, ce live interroge les imaginaires personnels des publics».

« La performance de Jule Lanoix et Solène Charton est une écriture sonore et corporelle autour d’un thérémin. En produisant un vocabulaire de gestes dansés autour de l’antenne et de son champ magnétique, les corps dessinent une mélodie de film SF reliant musique expérimentale et vertige cosmique ». 

Broken Noses and Lips signifie en anglais  « nez et lèvres cassés ». Ces mots évoquent des blessures. Mais Myriam Mihindou a choisi de les graver sur du savon qui, à force d’être utilisé, va fondre et faire disparaître la phrase.

Est-ce que faire disparaître ces mots suffit à faire disparaître nos blessures ? 

Les mots sont importants dans le travail de Myriam. Avec des mots on peut blesser (des insultes par exemple), mais on peut aussi soigner (en s’excusant, en accordant son pardon, etc.).

Broken Nose And Lips – Myriam Mihindou

Si tu pouvais effacer quelque chose qui te déplait, ce serait quoi ? Comme Myriam Mihindou, transforme un simple savon en sculpture et gravure ! En gravant sur ton savon un symbole ou un mot, tu seras ensuite invité à réaliser une empreinte de ta gravure pour en garder une trace. Tu pourras repartir avec ta sculpture/gravure.
En utilisant le savon pour te laver les mains, tu pourras continuer chez toi à réaliser des empreintes et t’amuser à voir au fur et à mesure le mot ou ton dessin s’effacer ! Fini les mauvaises choses !

Langues secouées est une installation composée de mots en fils de cuivre. Pour faire cette œuvre, Myriam Mihindou se met dans un état très particulier, proche de la médiation ou de la transe. C’est-à-dire qu’elle se met dans un état où elle n’est plus vraiment consciente de ce qu’elle fait, où son corps agit un peu automatiquement. Tu connais peut-être cette sensation, par exemple lorsque tu es dans la lune, ou lorsque tu marches tout en pensant à autre chose mais que tu arrives quand même là où tu voulais aller. Myriam pense qu’en se mettant dans cet état là, elle pourra trouver les mots les plus importants. Elle tresse un premier mot, puis un deuxième, puis un troisième. On peut comparer cette œuvre à un nuage de mots, et c’est justement ce que l’on te propose de faire !

Langue secouées – Myriam Mihindou

Tout comme Myriam, nous allons prendre le temps de nous détendre, de respirer calmement.
Quel mot te viendra à l’esprit à ce moment-là ?
Il te faudra vite le tresser puis l’accrocher au mur et ainsi, au fur et à mesure, nous composerons ensemble une belle fresque, un joli nuage de mots !

Comment la pratique artistique de Myriam Mihindou nous conduit-elle à repenser la valeur de la relation ? Entre souvenirs personnels et collectifs, entre l’ici et l’ailleurs, la plasticienne et photographe ausculte les blessures tant individuelles que collectives. La mémoire devient son terrain de jeu où les reliquats de la violence esclavagiste et coloniale sont pansés comme autant de souffrances qui réclament d’être soignées. Dans cette démarche curative, le rétablissement des relations rompues agit comme un remède aux maux que le temps n’a pas su faire oublier. Dans une discussion animée par Yasmine Belhadi, l’artiste réagira aux différents liens iconographiques que peut évoquer l’exposition « Silo ». En mettant en relation les œuvres avec des résurgences d’idées, d’images et d’événements, cette rencontre a pour projet de montrer les relations entre le monde visible et celui de l’invisible, entre le pouvoir subit et celui que l’on possède, entre le rituel et l’action politique.

La conférence est suivie d’une visite commentée de l’exposition. 

En collaboration avec les associations Faut Qu’Ça Bourges, Le Sous-Off PROD, Radio Résonance et Le Gros Bazar, en off du Printemps de Bourges Crédit Mutuel.
Avec les associations locales avec qui nous collaborons régulièrement, nous avons décidé d’organiser un après-midi et une soirée de retrouvailles dans la cour de la friche le SAMEDI 26 JUIN entre 15h30 et 22h00, couvre-feu oblige.

Afin que l’événement se passe hygiéniquement le mieux possible dans un monde non-covidé : Ton plus beau masque est obligatoire

Stay safe, stay cool.

PROGRAMMATION :

 

La bass mobileMade by Ben Abass A.K.A Unkle Ben – Bourges

Hallali – Folk – Bourges

Hallali est devenu au fil du temps une affaire de personnes : celles qu’on rencontre sur la route, celles qui viennent partager la passion avec nous, celles qui donnent de leur temps pour aider à transmettre ce qu’il y a à transmettre..

Dans les grandes lignes, c’est une voix et une guitare, mais ça dépasse les cadres esthétiques. Un concert réussi, c’est quand tout le monde repart avec le sourire. Qu’on joue du rock ou du calypso. L’important c’est qu’en nous quelque chose soit changé. Pour l’aspect biographique, Hallali ne vient de nulle part et ne va nulle part.

LIEN :

https://linktr.ee/Hallalifolk?fbclid=IwAR2qHvNPnidQ5ppP8aT_0W5Wx7cppg7tNcbTu28lh-NVCHDTle6mih53F2Y

Youthie – Reggae – Paris

Du soleil Andalou à l’ombre d’une forêt indonésienne, laissez-vous embarquer dans cet univers cuivré au rythme des skanks : un détonant mélange de reggae roots et de musiques du monde, teinté de la sonorbanité de la trompette. En bref, de la musique pour tous, et un roadtrip musical en perspective : TRUMPET POWER !

LIENS : 

Youthie · Youthie & Macca dread – Jungle Groove

Bandcamp: https://youthie.bandcamp.com/releases

Baron crâne – Rock – Paris

Baron Crâne développe une musique hybride, aux dynamiques aussi vastes que contrastées. À la confluence du rock progressif, du jazz et de la musique psychédélique, le trio s’illustre au travers d’une musique puissante et singulière, agrémentée de riffs entêtants et de phases planantes.

Avec une musique toujours renouvelée et la volonté d’électriser son public en l’embarquant dans son univers si particulier, c’est en live que le groupe se montre le plus convaincant.

LIEN :

Bandcamp: https://baroncrane.bandcamp.com/

Ultramoderne – ElectroClashPostPunkOutdated – Blois

Aline (Chant) et Crush (Machines) sont issus de la scène anarcho punk où ils ont officié pendant 10 ans de 2005 à 2015 au sein de leur duo Pogomarto, totalisant 300 concerts dans les salles et lieux underground d’Europe.

Ils reviennent en 2018 avec Ultramoderne ! Ce nouveau projet entre beats électro, synthétiseurs et samples, aux textes bruts, mélancoliques, décalés, emprunts d’autodérision sur leur génération, prend toute sa dimension en live.

Aline et Crush ont gardé le goût de la performance artistique à l’énergie punk, accompagné de projections vidéos. 

LIEN : 

L’Antre Peaux en partenariat avec « RELAI AGI-SON » et Earcare Développement, organise une session de moulages groupés pour des protecteurs auditifs sur mesure avec filtres acoustiques pour musiciens.

Cet événement s’inscrit dans la  campagne nationale de prévention des risques auditifs d’AGI-SON  et a pour objectif de proposer aux musiciens et professionnels du spectacle vivant des moyens de protection adaptés à leurs pratiques musicales à des tarifs négociés, associés à des conseils de prévention et d’utilisation : 89 € TTC la paire de bouchons moulés au lieu de 175 € TTC prix tarif individuel.

Ces protecteurs auditifs sont réalisés en silicone souple et munis de filtres acoustiques spécifiques pour la pratique et l’écoute de la musique, disponibles en 6 niveaux d’atténuation (au choix parmi -10, -15, -17, -20, -26 et -27 dB).

 

Inscription obligatoire : https://www.earcare.fr/event/antre-peaux-bourges-18-2021-06-19-205/register

Cabaret Dub vient poser ses enceintes au Nadir le 25 juin de 18h à 22h30 pour une soirée qui s’annonce grandiose !

Imaginé par le label clermontois Bat records, le Cabaret dub est un projet culturel interactif, adapté au contexte actuel sanitaire des salles de spectacles et de concerts.

Concrètement, le Cabaret dub, c’est une soirée de partage avec deux concerts inédits

Dub Shepherds feat Jahno et Nai-Jah – et deux interventions d’immersion et interactives sur l’histoire du dub et les techniques de création. Pendant les changements de plateau, les artistes prennent le temps d’un échange avec le public en bord de scène. Le public (en présentiel et en distanciel) est invité à échanger, en direct, avec les artistes et les intervenants.

Ces dernières sont animées par Felipe Araya, co-fondateur de Bat Records et du Dub Master Clash, et assurées conjointement par Fabasstone, bassiste de High Tone et derrière les machines au sein du collectif Dub Invaders ; et Anti Bypass, multi-instrumentiste membre du Dub Addict Sound System et électronicien aguerri.

Dub Shepherds feat Jahno, en mode cabaret dub, c’est trois musiciens au look improbable, qui mettent autant d’énergie à produire leur identité sonore qu’à enflammer le public, même assis ! Clermontois, ils pourraient tout aussi bien venir de l’underground londonien ou des studios jamaïcains.

Dub Shepherds, c’est du roots, du ska, du stepper, du rub a dub… habité par un chanteur et parolier branché sur le triphasé : Jolly Joseph. À ses côtés,  Jahno officie derrière les fûts, tandis que Docteur Charty oscille entre la console et la basse.

Franco-nigérian, Nai-Jah livre un set  acoustique authentique. Assis sous son arbre à palabres, il chante, accompagné de sa guitare, la corruption, la pauvreté, les luttes et persécutions issues du colonialisme. Inspiré par le jazz, l’afrobeat, la world music et la musique traditionnelle Igbo, son reggae inspire et respire l’humanité.

TRAILER

Concert Nai-Jah au cabaret

 Concert Dub Shepherds au cabaret

Le silence politique qu’a entouré l’arrivée du VIH/sida n’est pas sans lien avec les communautés touchées par la maladie. Si l’homophobie est un vecteur indéniable de l’inaction des gouvernements occidentaux, il est profondément lié aux questions coloniales et au racisme d’état. Deux réalisateurs afro-américains ont travaillé à leur manière sur ces vies à l’interstice des discriminations. À six ans d’écart, les films présentés ici traitent ces questions de manières très différentes et montre aussi des communautés prêtes à nommer les choses et à passer à l’action.
 
 

Tongues Untied de Marlon Riggs (VOSTEN)

Dans ce magnifique moment de poésie de Marlon Riggs, Tongues United donne la parole à la communauté noire gay, en présentant leur culture et leur vision du monde alors qu’ils sont confrontés au racisme, à l’homophobie, à la marginalisation et à l’épidémie du VIH/sida. Dans cette œuvre hors-norme autant musicale que poétique, le réalisateur nous confronte à cette identité double qui est celle des gays afro-américains.

Chocolat baby de Stephen Winter 

Dans cette satire politique de Stephen Winter réalisé en 1996, une bande de drag queens noir.e.s, de personnes trans et de d’activististe queer organise une série d’attaques surprises contre des institutions locales afin de dénoncer la corruption politique entourant l’épidémie du VIH/sida

Périple 2021, c’est un spectacle de cirque pendant 6 mois non-stop, une ballade grand format, qui n’aura lieu qu’une seule fois, organisé par le collectif Protocole, un collectif artistique composé de jongleurs.euses, jonglant avec des massues blanches.

Chaque semaine (appelée errance), un.e jongleur.euse partira à la découverte d’un territoire avec un.e invité.e à chaque fois différent.e. Seules les 3 massues blanches feront physiquement l’intégralité du voyage, pendant 23 errances. À la fin de chaque semaine, les 6 artistes se retrouvent à l’occasion d’un spectacle organisé par un théâtre, devant un public. Ce moment s’appelle la cérémonie, elle est gratuite et ouvert à tous.tes. Chloe Dugit-Gros, artiste plasticienne, créera par la suite une œuvre représentant Périple 2021.

Le périple :

Lundi 28 juin

À partir de 17h30
Centre Hospitalier Georges Sand
77 Rue Louis Mallet à Bourges

 

 

 

 

 

Mardi 29 juin

À 17h
Devant les Halles Saint-Bonnet
4-8 Boulevard de la république à Bourges

À 18h
Place Gordaine et ses rues adjacentes à Bourges

 

 

 

Mercredi 30 juin

À 16h
Médiathèque de Bourges
Boulevard Lamarck à Bourges

À 17h
École de Cirque « Le nez dans les Étoiles »
34 bis Rue Henri Sellier à Bourges

À 18h
Devant le mur de l’ancienne Maison de la Culture
Place André Malraux à Bourges

 

Jeudi 1er juillet

À partir de 19h
Parc Paysager des Gibjoncs
Route de Saint-Michel à Bourges
Veillée avec repas partagés. Vos spécialités sucrées et salées sont les bienvenues.

 

 

 

 

 

Vendredi 2 juillet

À 16h15
Complexe sportif « Parc des Revives »
situé entre l’école maternelle et l’école élémentaire
à Saint-Martin d’Auxigny

À 19h
Bar Le Guet-Apens
2 Route de Bourges à Pigny

 

 

 

Samedi 3 juillet

À 12h
Étang de Farges à Menetou-Salon

À 20h
Restitution : Cérémonie “Périple 2021”
au festival À la RUE du Carroi
à Menetou-Salon

 

 

 

 

     

 

The Great Hold Up ! (Pauline Simon)

Étape de travail – création en cours

La Grande Remontée (The great hold up !) est une pièce issue d’une recherche en sciences sociales et de genre qui prend la forme d’un solo chorégraphique, textile et ouvre un dialogue autour de la normativité du corps masculin et son détournement. À partir d’une recherche menée sur un vêtement contraceptif masculin marginalisé et rejeté par les institutions de santé, la pièce offre une réflexion sur des espaces manquants ou mineurs comme autant d’espaces de puissances de transgression à convoquer par le mouvement. La danse se fait aussi catalyseur des sensations qu’a produit ce vêtement dans le regard de la société, et se joue des peurs qu’il convoque : impuissance, perte de virilité, contrainte.

Des étapes de recherches sont partagées tout au long du processus à travers des temps d’ateliers et de workshop en école d’art, de mode, ou au contact d’un public associatif engagé en matière de santé sexuelle.

Chorégraphie, interprétation : Pauline Simon 
Assistanat du travail de création : Ana Rita Teodoro, Marion Henry 
Regard spécifique autour de la thématique du projet : Maxime Labrit 
Costumes : Darius Dolatyari-Dolatdoust 
Scénographie : Maureen Beguin et Darius Dolatyari-Dolatdoust 
Son : Laurent Gérard 
Lumières : Maureen Béguin 
Remerciements : Nitsan Margaliot 
Administratrice de production : Vénus Castro, puis Paul Lacour-Lebouvier.

Création le 18 juin 2021 au Buda KunstenCentrum, Courtrai (Belgique).

Carte Blanche #3 (Ensa Bourges)

Performances des étudiant.e.s de l’atelier Arts-Scènes-Médias  de l’Ensa Bourges
La carte blanche 3 de l’atelier «Art Scène Média » de l’ENSA Bourges vous propose ce vendredi 28 Mai 2021 une restitution des performances des étudiant.e.s.
Du numérique, des corps, des verres d’eau, des ombres, des métriques, des objets vous attendent…

Mon ombre et moi
Un dialogue entre moi et mon ombre, qui projette l’autre ?

Infinite scrolling
Surfer sur les réseaux sociaux est une activité quotidienne, presque un automatisme. Mais pourquoi le faisons-nous ? Pour qui ? Pour soi ou pour les autres ?

Tentative pour se noyer dans un verre d’eau
En se jouant de l’expression « se noyer dans un verre d’eau », qui signifie être submergé.e par pas grand chose, on fait l’expérience de la noyade physique et sa limite.

Faire et défaire ( طM ( لح و را)
Faire et défaire ( طM لح و را ( (Hel w erbet) est une performance qui revient sur ces gestes du quotidien qui illustrent le fait de tergiverser. En arabe, l’expression traduite est ( را و لح M ط) littéralement comme étant l’action de faire et défaire, elle représente un état d’esprit particulier qui précède généralement un choix.

En faire le tour
Comment un corps peut-il (re) prendre possession d’un lieu qui n’est pas fait pour l’accueillir au départ ? Peut on (ré) inventer nos propres normes ? La VRAIE question c’est : combien de Fanny fait l’Aïdouc ?

Ainsi que « Ça va ? »
Qu’est-ce que l’on omet de transmettre lorsque l’on envoie un message ? À travers les rouages de la machine, nous pouvons dans cette performance, se plonger dans ceux de l’humain. L’humain ne comprend pas la machine et inversement. Dans ce jeu d’incompréhension, se placent des questions actuelles qui mêlent codes sociaux, messages codés et codage.

Stellaris est une performance audiovisuelle et sonore de Didier Ambact et de Pierre Adrien Théo. Ensemble, ils travaillent les sonorités et fréquences émises par les apparitions/disparitions des étoiles, constellations et des variations lumineuses qui permettent de découvrir que l’univers vibre (étoiles, planètes). 

Le spectateur est immergé dans une symphonie spatiale électronique intense et mélodieuse diffusée via une projection vidéo (double écran) et un système son en multidiffusion (8 enceintes) 

Le spectateur est ainsi plongé dans un environnement onirique qui dépend de notre déplacement dans le cosmos et permet de nous interroger sur notre place dans l’univers et notre rapport au temps.

Ce n’est que le début du voyage…

Didier Ambact : D’abord batteur du groupe de rock industriel Treponem Pal puis de Micropoint, créateur de musique électronique pour le collectif pluridisciplinaire General dub , fondateur du groupe hardcore techno Fast Forward, remixeur d’artistes comme Mimetic et Lab°,tourneur pour le label Expressillon… Son travail, longtemps tourné vers l’énergie immédiate et la transe pour la batterie comme pour la musique électronique, est aujourd’hui plus orienté vers l’espace (scénique et corporel) et la temporalité intérieure .

TRAILER STELLARIS :

 

 

Crédits :

Conception et composition musicale : Didier Ambact
Création vidéo : Pierre-Adrien Théo
Conseillers scientifiques : Joao Pedro Marques (Institut d’Astrophysique Spatiale / Orsay), Toshihiro Handa (Kagoshima University, Japon)
Réalisation des ateliers : Le Parc aux étoiles (Grand Paris Seine Oise)
Rédaction : Bénédicte Dacquin
Administration et production : Compagnie Assemble, Production au Japon : Misa Ishibashi
Co-production : Le Cube, Le Château éphémère, La Diagonale – Université d’Orsay, La Clef, La Pépinière Européenne de Création

Concert le mercredi 30 juin à 19h au Nadir !

Trio Franco-Italien de Paris, proposant une noise aérienne, naviguant entre des climats post-rock et des ambiances psychédéliques, composé de Simona (Testarossa, Yokonda) à la basse et au chant, Aurelien (Madeincanada, Schoolbusdriver, WSM, Desicobra) à la guitare et Léo (Baron Crâne, SÜEUR) à la batterie. Le groupe a sorti un premier EP éponyme à l’automne 2020, enregistré par Miguel Constantino (Peter Kernel, Marvin, Papier Tigre, Centenaire…) et prépare un prochain 4 titres pour l’automne 2021, toujours chez Jarane Record.

Attiré.e.s par un son de Voix dans un poste radio, Billie, Byllie & Bili partent à l’aventure, la nuit, guidé.e.s par des “monstres”, les légendes, l’histoire d’un quartier… la radio terreur va embarquer nos personnages dans un voyage inquiétant en quête d’une identité intime et aussi collective. “les monstres et légendes” du quartier seront des repères leur permettant de prendre part à une Histoire commune.

Création in situ pour un quartier, un village, en plusieurs temps questionnant les notions de peur, d’étrangeté, à la recherche des monstres du lieu. 

Au programme :

“J’ai montré mes films un peu à ma mère, qui a adoré, presque tous à Joanny parce que Tim fait la gueule quand il les voit. Personne ne veut de ces films. Nicolas Bourriaud les a gardés six mois au palais de Tokyo sans les programmer comme il l’avait promis. Il a fini par m’écrire un mot de regret, merci bien. Florence Fradelizi m’a parlé d’autre chose. Tant pis pour le Festival du film gai. Je les avais montrés à la bande à Canal et même déjeuné avec Alain Burosse. To no avail. Je les ai montrés à des journalistes de Sofa, qui ont été horrifiés mais en ont parlé. Je les ai fait passer aux gens du Festival du film underground qui m’ont dit qu’ils étaient sûrs que j’avais plein d’occasions de les montrer. Alors, j’en fais quoi ? Comme Donner, un petit commerce de DVD ? Ou alors je les montre en galerie, à Alain Gutharc (je le connais par Delphine Kreurer)? Il ne les a pas vus, j’ai peur qu’il refuse, dans le contexte, je n’aurais pas supporté. Chez Eof, les copains de Villovitch (elle m’a écrit un gentil petit mot très chiadé à cet effet parce que je l’ai survendue dans Dernier roman) ? Pour qu’on me rie au nez après Wojnarowicz et que ça passe une semaine? Le mieux serait d’avoir un site où on peut les télécharger moyennant un don à mes œuvres. C’est l’équivalent actuel du cinéma d’art et d’essai en bas de chez soi de Warhol, non ? Cela dit, je comprends. Moi non plus je n’ai pas envie de les voir les films de Houellebecq. Surtout s’ils sont bien.”

Guillaume Dustan, Premier Essai, Chronique du temps présent, 2005

Inviter Treize sonne comme une évidence lorsque l’on veut travailler autour de Guillaume Dustan aujourd’hui. L’espace indépendant a développé une véritable expertise sur son œuvre et sur l’auteur. Les films de Dustan sont restés longtemps soustraits des visionnages publics. Ils sont pourtant, au-delà de leur intérêt artistique, une archive communautaire, un témoignage d’une époque. Et Treize continue de mettre à nu l’auteur et ses œuvres pour notre plus grand plaisir parfois déviant

 

Nietzsche

Vidéo DV, 62 min, 2002

 
Nietzsche, un journaliste feuj ancien rédac chef de BFM vient me voir pour un bouquin sur les gays et on parle, je suis assis au bureau de Tim. Nietzsche, après Poubelle et Sorbelli, est le dernier film d’entretien de Guillaume Dustan. Il répond au journaliste Yves Derai, dans le cadre de la préparation de son livre Le gay pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose (2003).
 
Le film lui permet d’enregistrer un flux de pensées politiques, à la fois ancrées dans l’actualité (l’arrivée du PS à la Mairie de Paris, les suites du PACS, les élections de 2002…), et plus spécifiquement d’un point de vue intime et nietzschéen.
La forme de l’entretien d’une heure, sans coupe, permet à Dustan de s’exprimer comme il n’aura jamais l’occasion de le faire ailleurs. Il revient notamment sur son conflit avec Act Up-Paris, sur son rapport à la gauche et à la politique locale, sur le libéralisme philosophique et la notion d’individualisme.Un an plus tôt, Dustan publie Génie Divin dans lequel il rédige notamment son « (programme) » politique et une série de courts essais dont le contenu s’articule à bien des égards avec ce film. Cette phrase, trouvée dans les archives de Guillaume Dustan à l’IMEC, permet de comprendre et d’accepter certaines manières non-linéaires et toujours
mouvantes, celles de la langue orale, par lesquelles il déploie ses raisonnements : « je suis ainsi, et comme ci, et comme ça, sans contradiction. »
 

 

 

Squat

Vidéo DV, 63 min, 2002

Squat, un film à Londres avec Tim dans un squat pour Queeruption, une réunion d’activistes queer fils de à DV, très beau très poétique, comme les autres mais encore plus parce qu’il y a plus de gens c’est émouvant je ne filme pas les têtes comme ça je ne demande pas d’autorisation.

Squat est le seul film documentaire « sur la communauté » où Dustan filme les principes et activités du squat queer – les règles relationnelles et sexuelles, les fanzines et infokiosques, les performances drag… Comme son ami Tim le raconte, et comme on peut le lire dans les textes de Dustan à cette période, c’est le passage pour Dustan du ghetto gay à la culture queer, guidé par des personnes plus jeunes que lui, qui seront aussi pour certain.e.x.s des auteur.trice.s du Rayon, la collection de livres LGBTQI+ dirigée par Dustan de 1999 à 2003.

 

 

 

 

Ouvert en 2009, Treize est une association, un lieu d’exposition et de production (de films, de concerts, de musique et de livres) qui œuvre depuis onze ans au soutien, à la promotion et à la diffusion de l’art contemporain dans le quartier de Ménilmontant.

 

Les voyages dans le Temps-Espace n’ont pas permis d’inverser l’évaporation du Temps. Sa mesure est obsolète et le mètre-lumière a officiellement remplacé la seconde-étalon. 

Il nous faut aujourd’hui rationner l’usage du Temps. 

Inflation de l’Espace. 

Démesure du Temps.

Sur le second marché, les droits à dépenser le Temps ont flambé et la raréfaction de cette matière première a conduit les autorités à fermer la bourse du Temps pour éviter le crash. Dans la panique, un très grand nombre de mètres-lumière se sont froissé, repliés ils sont devenus inutilisables, aggravant encore la pénurie. De grands lambeaux de Temps-Espace sont aujourd’hui comme figés, confinés à trois dimensions. 

Les populations ont été regroupées sur les fragments du Temps-Espace où les derniers quanta temporels sont encore en mouvement. 

Ainsi commence le texte l’installation Une solution au problème de la raréfaction du Temps, créée en 2019 par Jean-Marc Chomaz, la première d’un quadriptyque, Présent, Passé, Futur, Anamorphose. Les lieux historiques et contemporains de Bourges, sont reliés en un parcours itinérant par les quatre installations Présent, Passé, Futur et Anamorphose où les gouttes de l’averse qui approchent, semblent douter de l’écoulement du Temps. En allant à la rencontre de cette exposition peut-être allez-vous trouver votre propre solution au problème de raréfaction du Temps.

La Terre s’approche d’un instant singulier où toutes les échelles de temps et d’espace se confondent, les rayons qui parcourent l’Univers, la vie qui tourbillonne, les plantes et l’eau d’une larme et tout l’océan qui gronde. Avec les autres œuvres exposées dont certaines créée avec Olga Flor, l’exposition entre poésie scientifique et rationalité artistique, entre démonstration, déraison et dérision, propose nous projeter au-delà de cette singularité ? À chacun alors de changer le sens où tournera la ronde et de trouver sa propre solution au problème de la raréfaction du temps.

 

 

Pour fêter sa réouverture, le Transpalette vous propose une série d’ateliers durant tout le mois mai :

 

Héros et héroïnes d’aujourd’hui

À partir de 6 ans

Quelles causes souhaiterais-tu défendre dans ce monde ? Telle Nadja Verena Marcin et son sabre-cactus, crée ton autoportrait en héros ou héroïne défendant un lieu qui t’es cher. Munis d’une arme-plante, piquante et surprenante, tu combattras les injustices, en pacifiste !
 
Nadja Verena Marcin est une artiste d’origine allemande. Dans l’autoportrait Jedi, elle se prend en photo devant un site archéologique en Bolivie. Cet endroit servait de centre rituel pour les peuples qui vivaient là. Mais aujourd’hui, seuls les scientifiques et archéologues
peuvent y accéder, et les boliviens ne peuvent plus pratiquer les rites de leurs ancêtres.
L’artiste choisit de se représenter en tenue de Jedi, brandissant une arme en cactus. Elle s’affirme comme une femme forte, prête à défendre ce lieu contre les occidentaux, contre le colonialisme, qui l’ont dénaturé. Elle se bat avec et pour la Nature, mais armée d’une plante, elle défend aussi une forme d’activisme non violent.
 
Mercredi 12 mai : 15h-16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux et dans le respect des conditions sanitaires
 

Tisser nos liens avec le vivant

À partir de 6 ans

Good morning fire ! – Odonchimeg Davaadorj
Et si mes veines devenaient des racines ? Mes bras, des branches ? Et si un cœur battait dans cet arbre, tout à côté de moi ?
En s’inspirant de l’oeuvre “Good morning fire !” d’Odonchimeg Davaadorj,
cet atelier propose de s’imaginer en êtres-hybrides, mi-humains mi-végétaux,
de réfléchir aux liens que l’on entretient avec le vivant autour de nous. Tout comme l’artiste, tu seras invité à tisser ces liens entre tes dessins et ceux des autres, mais aussi avec les végétaux présents dans les espaces extérieurs de l’Antre Peaux.
 
Au Transpalette, l’oeuvre “Good morning fire !” d’Odonchimeg Davaadorj représente des êtres hybrides, mi-humains, mi végétaux, dont les cheveux et veines deviennent racines. Les différents dessins sont reliées entre eux par des fils rouges qui symbolisent le lien entre tous les êtres vivants, célèbrent la nature dans sa diversité et l’interconnexion entre les espèces et leurs écosystème.
 
Samedi 15 mai : 15h – 16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux, sous réserve de bonnes conditions météorologiques.
 
Samedi 22 mai : 15h – 16h30 
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.

 

Revendications personnelles

À partir de 6 ans
Bandanatomique – Lundy Grandpré

 
Marre que le bruit des voitures recouvre le chant des oiseaux ?
Marre que le rose soit réservé aux filles et le bleu aux garçons ?
Marre de ne pas pouvoir jouer au ballon parce que t’es une fille ?
Marre de ta cour de récré toute moche où il n’y a pas un brin d’herbe pour s’allonger ?

Marre de n’avoir jamais de frites à la cantine ?

De nombreux sujets t’interpellent et tu ne comprends pas pourquoi on en parle pas plus que ça… Cet atelier est fait pour toi ! En t’inspirant du travail de Lundy Grandpré, crée un bandana sur lesquels tu représenteras tes propres revendications. Tu pourras le porter fièrement dans la rue et ainsi susciter curiosité et débat tout autour de toi. Le pseudonyme Lundy Granpr é regroupe un duo d’artistes tenant à rester anonymes. Les créations de Lundy Granpré sont politiques et féministes.
 
 
Au Transpalette, ils exposent notamment un bandana issu d’une série : les Bandanatomiques. Il s’agit de faire de l’art qui se porte et qui se voit. À travers ces bandanas, Lundy Granpré cherche à faire circuler des revendications politiques et générer la discussion.
 
Dimanche 16 mai  : 15h à 16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux, sous réserve de bonnes conditions météorologiques.
 
Dimanche 23 mai : 15h à 16h30
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.

 

Encres végétales

À partir de 4 ans

Comment créer avec des moyens simples et écologiques ?
Ils sont délicieux, mais ils sont aussi une merveilleuse source de couleurs. Lors de cet atelier, nous créerons ensemble des encres végétales avec des légumes du quotidien. Quelle couleur peut donner le noyau d’avocat ? Et l’oignon ?
Une fois les encres créées, c’est à toi de jouer ! Et pourquoi ne pas se servir des végétaux comme pinceaux ?
Ce sera aussi l’occasion de discuter ensemble de notre relation au Vivant.
 
Mercredi 19 mai : 15h à 16h30 
 
Mercredi 26 mai : 15h à 16h30
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.
Au départ, un SILO est une cavité creusée dans le sol. À même la terre, les récoltes sont entreposées puis recouvertes pour leur conservation. La  terre  épaisse  protège  du  froid  et  des  assaillants.  Le  silo  constitue  une  réserve.  Il  protège  et  préserve  les  grains  de  l’été  pour  l’hiver.  Il  fait partie du quotidien, sa présence est aussi essentielle qu’invisible. En  adéquation  avec  la  pensée  à  la  fois  métaphorique  et  politique  de  Myriam  Mihindou,  le  silo  est  synonyme  du  grand  corps,  le  corps  collectif, celui qui rassemble les vivants et les morts, les humain.es et non  humain.es. 
 
Myriam  Mihindou  (née  en  1964,  à  Libreville,  Gabon.  Artiste nomade, elle vit et travaille dans le Tout-Monde), qui fait partie intégrante du grand corps, nous en livre ses formes, ses langages, ses mémoires,  ses  luttes,  ses  déplacements  et  ses  collaborations.  Dans  une relation poétique et sensible aux mots, aux objets, aux pratiques et aux gestes, une corrélation entre le silo et la mémoire est établie. Une  mémoire  transhistorique  et  transculturelle  ;  qui,  par  extension,  est celle du grand corps, la matrice du vivant conjuguée au passé, au présent et au futur.Le  temps  de  l’exposition,  le  Transpalette  devient  le  silo  poreux  d’une  œuvre foisonnante dont il paraît urgent de présenter la pluralité et la densité. Le centre d’art est ainsi envisagé comme un silo, un réservoir dans  lequel  sont  conservés  les  grains,  un  ensemble  d’œuvres  réalisé  entre 2000 et 2020. Vingt années de créations protéiformes (sculpture, installation,  vidéo,  performance,  photographie)  sont  réunies  pour  comprendre  une  démarche  plastique  inscrite  dans  une  recherche  profonde  et  complexe.  Myriam  Mihindou  place  le  corps  –  le  sien,  les  nôtres, les leurs – au cœur d’une pratique artistique curative.
 
Une exposition qui s’inscrit dans le carde de l’événement Bourges Contemporain
 

Événement en lien avec l’exposition :

Vernissage le vendredi 2 juillet à 18h30 avec la performance «La Genette» de Myriam Mihindou
Pour la performance, Myriam Mihindou utilise l’image métaphorique de la genette : un petit mammifère nocturne et discret, menacé, il subit les ravages de la déforestation, l’obligeant ainsi à changer de milieu naturel. Ce viverridé devient ainsi le vecteur d’une alerte quant aux exodes ruraux et l’effacement d’une mémoire collective.

• Discussion avec Myriam Mihindou animée par Yasmine Belhadi le samedi 3 juillet à 14h au Nadir. Visite commentée de l’exposition SILO à 15h.
 
• Performance vocale «Hybird» liée à l’exposition SILO, le jeudi 15 juillet à 19h30 par Violaine Lochu.
 
” Nous devons combattre la haine et la diffusion de l’ignorance et de la peur en utilisant efficacement l’histoire et les faits. L’idéologie ne supporte pas que nous établissions des liens “
Felix Gonzalez-Torres, “1990: L.A., “The Gold Field” 
 

Elisabeth Lebovici nous invite durant cette vidéoconférence à créer des connections trans-temporelles entre deux pandémies (le VIH/sida et le Covid-19) pour réfléchir à deux refus d’assignation: celui de patient·e “patient·e” et celui d’artiste “artiste”. Elle est l’autrice de Ce que le sida m’a fait, livre indispensable sur les liens qu’entretient l’art et l’activisme.

Critique d’art et historienne d’art, elle est l’une des fondatrices du fonds de dotation LIG/Lesbiennes d’intérêt général.

Dernier ouvrage paru « Ce que le sida m’a fait. Art et activisme à la fin du 20e siècle » (JRP/Ringier « lectures Maison Rouge », 2017) qui va reparaître, avec une petite actualisation. Par contre “Femmes/artistes, artistes/femmes, Paris de 1880 à nos jours” (Hazan, 2007) co-écrit avec Catherine Gonnard reste épuisé.

Lien de la vidéoconférence

DESCRIPTION DE L’OFFRE :

Cet appel à participation s’adresse à toute personne désireuse de partager ses connaissances ou expériences dans les thématiques évoquées ci-dessous :

Lors des ces deux journées, les participant.e.s sont ainsi invité.e.s à valoriser des ressources existantes, produire de nouvelles ressources et co-écrire des contenus

Une restitution narrative sera proposée le jeudi 20 mai de 17h à 18h21 pour rendre compte du travail collectif produit durant ces deux jours.

Six lieux d’accueil seront ouverts aux participants, à Orléans (45), Chartres(28), Blois (41), Tours (37), Bourges (18) et Chateauroux (36) (capacités d’accueil limitées en fonction des conditions sanitaires du moment).

Six personnalités venant de l’ensemble de la France sont invitées à faciliter les groupes de contributions dans chacune des six villes.

Des espaces de visio-conférence et des outils en ligne seront mis à disposition pour permettre de s’impliquer dans cette dynamique d’édition collaborative à distance.

Il est possible de participer de façon ponctuelle ou sur l’ensemble des 2 journées, un accueil en ligne est proposé en début de chaque demi-journée.

PARTICIPATION, INSCRIPTION :

Inscription libre et gratuite avant le 15 mai 2021 via le formulaire ci-dessous :

https://framaforms.org/rencontres-artlabo-editathon-cultures-numeriques-1619737186

Cet événement Human Tech Days est organisé par les membres du réseau Art::labo en Région Centre Val de Loire (La Labomedia à Orléans, L’Antre Peaux à Bourges et La Fun à Tours). Art::Labo est né en France en 2005 de la volonté de structures de favoriser une approche hybride et transdisciplinaire de la création artistique et culturelle en tissant des passerelles entre création, recherche et pédagogie. Ni une fédération, ni une structuration d’organisations, Art::labo est une entité vivante, prétexte de relations croisées, symbiotiques et formes de compost nourries de ces échecs et expériences.