Vincent Tallé

En collaboration avec les associations Faut Qu’Ça Bourges, Le Sous-Off PROD, Radio Résonance et Le Gros Bazar, en off du Printemps de Bourges Crédit Mutuel.
Avec les associations locales avec qui nous collaborons régulièrement, nous avons décidé d’organiser un après-midi et une soirée de retrouvailles dans la cour de la friche le SAMEDI 26 JUIN entre 15h30 et 22h00, couvre-feu oblige.

Afin que l’événement se passe hygiéniquement le mieux possible dans un monde non-covidé : Ton plus beau masque est obligatoire

Stay safe, stay cool.

PROGRAMMATION :

 

La bass mobileMade by Ben Abass A.K.A Unkle Ben – Bourges

Hallali – Folk – Bourges

Hallali est devenu au fil du temps une affaire de personnes : celles qu’on rencontre sur la route, celles qui viennent partager la passion avec nous, celles qui donnent de leur temps pour aider à transmettre ce qu’il y a à transmettre..

Dans les grandes lignes, c’est une voix et une guitare, mais ça dépasse les cadres esthétiques. Un concert réussi, c’est quand tout le monde repart avec le sourire. Qu’on joue du rock ou du calypso. L’important c’est qu’en nous quelque chose soit changé. Pour l’aspect biographique, Hallali ne vient de nulle part et ne va nulle part.

LIEN :

https://linktr.ee/Hallalifolk?fbclid=IwAR2qHvNPnidQ5ppP8aT_0W5Wx7cppg7tNcbTu28lh-NVCHDTle6mih53F2Y

Youthie – Reggae – Paris

Du soleil Andalou à l’ombre d’une forêt indonésienne, laissez-vous embarquer dans cet univers cuivré au rythme des skanks : un détonant mélange de reggae roots et de musiques du monde, teinté de la sonorbanité de la trompette. En bref, de la musique pour tous, et un roadtrip musical en perspective : TRUMPET POWER !

LIENS : 

Youthie · Youthie & Macca dread – Jungle Groove

Bandcamp: https://youthie.bandcamp.com/releases

Baron crane – Rock – Paris

Baron Crâne développe une musique hybride, aux dynamiques aussi vastes que contrastées. À la confluence du rock progressif, du jazz et de la musique psychédélique, le trio s’illustre au travers d’une musique puissante et singulière, agrémentée de riffs entêtants et de phases planantes.

Avec une musique toujours renouvelée et la volonté d’électriser son public en l’embarquant dans son univers si particulier, c’est en live que le groupe se montre le plus convaincant.

LIEN :

Bandcamp: https://baroncrane.bandcamp.com/

Ultramoderne – ElectroClashPostPunkOutdated – Blois

Aline (Chant) et Crush (Machines) sont issus de la scène anarcho punk où ils ont officié pendant 10 ans de 2005 à 2015 au sein de leur duo Pogomarto, totalisant 300 concerts dans les salles et lieux underground d’Europe.

Ils reviennent en 2018 avec Ultramoderne ! Ce nouveau projet entre beats électro, synthétiseurs et samples, aux textes bruts, mélancoliques, décalés, emprunts d’autodérision sur leur génération, prend toute sa dimension en live.

Aline et Crush ont gardé le goût de la performance artistique à l’énergie punk, accompagné de projections vidéos. 

LIEN : 

L’Antre Peaux en partenariat avec « RELAI AGI-SON » et Earcare Développement, organise une session de moulages groupés pour des protecteurs auditifs sur mesure avec filtres acoustiques pour musiciens.

Cet événement s’inscrit dans la  campagne nationale de prévention des risques auditifs d’AGI-SON  et a pour objectif de proposer aux musiciens et professionnels du spectacle vivant des moyens de protection adaptés à leurs pratiques musicales à des tarifs négociés, associés à des conseils de prévention et d’utilisation : 89 € TTC la paire de bouchons moulés au lieu de 175 € TTC prix tarif individuel.

Ces protecteurs auditifs sont réalisés en silicone souple et munis de filtres acoustiques spécifiques pour la pratique et l’écoute de la musique, disponibles en 6 niveaux d’atténuation (au choix parmi -10, -15, -17, -20, -26 et -27 dB).

 

Inscription obligatoire : https://www.earcare.fr/event/antre-peaux-bourges-18-2021-06-19-205/register

Cabaret Dub vient poser ses enceintes au Nadir le 25 juin de 18h à 22h30 pour une soirée qui s’annonce grandiose !

Imaginé par le label clermontois Bat records, le Cabaret dub est un projet culturel interactif, adapté au contexte actuel sanitaire des salles de spectacles et de concerts.

Concrètement, le Cabaret dub, c’est une soirée de partage avec deux concerts inédits

Dub Shepherds feat Jahno et Nai-Jah – et deux interventions d’immersion et interactives sur l’histoire du dub et les techniques de création. Pendant les changements de plateau, les artistes prennent le temps d’un échange avec le public en bord de scène. Le public (en présentiel et en distanciel) est invité à échanger, en direct, avec les artistes et les intervenants.

Ces dernières sont animées par Felipe Araya, co-fondateur de Bat Records et du Dub Master Clash, et assurées conjointement par Fabasstone, bassiste de High Tone et derrière les machines au sein du collectif Dub Invaders ; et Anti Bypass, multi-instrumentiste membre du Dub Addict Sound System et électronicien aguerri.

Dub Shepherds feat Jahno, en mode cabaret dub, c’est trois musiciens au look improbable, qui mettent autant d’énergie à produire leur identité sonore qu’à enflammer le public, même assis ! Clermontois, ils pourraient tout aussi bien venir de l’underground londonien ou des studios jamaïcains.

Dub Shepherds, c’est du roots, du ska, du stepper, du rub a dub… habité par un chanteur et parolier branché sur le triphasé : Jolly Joseph. À ses côtés,  Jahno officie derrière les fûts, tandis que Docteur Charty oscille entre la console et la basse.

Franco-nigérian, Nai-Jah livre un set  acoustique authentique. Assis sous son arbre à palabres, il chante, accompagné de sa guitare, la corruption, la pauvreté, les luttes et persécutions issues du colonialisme. Inspiré par le jazz, l’afrobeat, la world music et la musique traditionnelle Igbo, son reggae inspire et respire l’humanité.

TRAILER

Concert Nai-Jah au cabaret

 Concert Dub Shepherds au cabaret

Le silence politique qu’a entouré l’arrivée du VIH/sida n’est pas sans lien avec les communautés touchées par la maladie. Si l’homophobie est un vecteur indéniable de l’inaction des gouvernements occidentaux, il est profondément lié aux questions coloniales et au racisme d’état. Deux réalisateurs afro-américains ont travaillé à leur manière sur ces vies à l’interstice des discriminations. À six ans d’écart, les films présentés ici traitent ces questions de manières très différentes et montre aussi des communautés prêtes à nommer les choses et à passer à l’action.
 
 

Tongues Untied de Marlon Riggs (VOSTEN)

Dans ce magnifique moment de poésie de Marlon Riggs, Tongues United donne la parole à la communauté noire gay, en présentant leur culture et leur vision du monde alors qu’ils sont confrontés au racisme, à l’homophobie, à la marginalisation et à l’épidémie du VIH/sida. Dans cette œuvre hors-norme autant musicale que poétique, le réalisateur nous confronte à cette identité double qui est celle des gays afro-américains.
 

 

 

Chocolat baby de Stephen Winter 

Dans cette satire politique de Stephen Winter réalisé en 1996, une bande de drag queens noir.e.s, de personnes trans et de d’activististe queer organise une série d’attaques surprises contre des institutions locales afin de dénoncer la corruption politique entourant l’épidémie du VIH/sida
 

Périple 2021, c’est un spectacle de cirque pendant 6 mois non-stop, une ballade grand format, qui n’aura lieu qu’une seule fois, organisé par le collectif Protocole, un collectif artistique composé de jongleurs.euses, jonglant avec des massues blanches.

Chaque semaine (appelée errance), un.e jongleur.euse partira à la découverte d’un territoire avec un.e invité.e à chaque fois différent.e. Seules les 3 massues blanches feront physiquement l’intégralité du voyage, pendant 23 errances. À la fin de chaque semaine, les 6 artistes se retrouvent à l’occasion d’un spectacle organisé par un théâtre, devant un public. Ce moment s’appelle la cérémonie, elle est gratuite et ouvert à tous.tes. Chloe Dugit-Gros, artiste plasticienne, créera par la suite une œuvre représentant Périple 2021.

Le périple :

Lundi 28 juin

À partir de 17h30
Centre Hospitalier Georges Sand
77 Rue Louis Mallet à Bourges

Mardi 29 juin

À 17h
Devant les Halles Saint-Bonnet
4-8 Boulevard de la république à Bourges

À 18h
Place Gordaine et ses rues adjacentes à Bourges

Mercredi 30 juin

À 16h
Médiathèque de Bourges
Boulevard Lamarck à Bourges

À 17h
École de Cirque « Le nez dans les Étoiles »
34 bis Rue Henri Sellier à Bourges

À 18h
Devant le mur de l’ancienne Maison de la Culture
Place André Malraux à Bourges

Jeudi 1er juillet

À partir de 19h
Parc Paysager des Gibjoncs
Route de Saint-Michel à Bourges
Veillée avec repas partagés. Vos spécialités sucrées et salées sont les bienvenues.

 

Vendredi 2 juillet

À 16h15
Complexe sportif « Parc des Revives »
situé entre l’école maternelle et l’école élémentaire
à Saint-Martin d’Auxigny

À 19h
Bar Le Guet-Apens
2 Route de Bourges à Pigny

Samedi 3 juillet

À 12h
Étang de Farges à Menetou-Salon

À 20h
Restitution : Cérémonie “Périple 2021”
au festival À la RUE du Carroi
à Menetou-Salon

     

 

The Great Hold Up ! (Pauline Simon)

Étape de travail – création en cours

La Grande Remontée (The great hold up !) est une pièce issue d’une recherche en sciences sociales et de genre qui prend la forme d’un solo chorégraphique, textile et ouvre un dialogue autour de la normativité du corps masculin et son détournement. À partir d’une recherche menée sur un vêtement contraceptif masculin marginalisé et rejeté par les institutions de santé, la pièce offre une réflexion sur des espaces manquants ou mineurs comme autant d’espaces de puissances de transgression à convoquer par le mouvement. La danse se fait aussi catalyseur des sensations qu’a produit ce vêtement dans le regard de la société, et se joue des peurs qu’il convoque : impuissance, perte de virilité, contrainte.

Des étapes de recherches sont partagées tout au long du processus à travers des temps d’ateliers et de workshop en école d’art, de mode, ou au contact d’un public associatif engagé en matière de santé sexuelle.

Chorégraphie, interprétation : Pauline Simon 
Assistanat du travail de création : Ana Rita Teodoro, Marion Henry 
Regard spécifique autour de la thématique du projet : Maxime Labrit 
Costumes : Darius Dolatyari-Dolatdoust 
Scénographie : Maureen Beguin et Darius Dolatyari-Dolatdoust 
Son : Laurent Gérard 
Lumières : Maureen Béguin 
Remerciements : Nitsan Margaliot 
Administratrice de production : Vénus Castro, puis Paul Lacour-Lebouvier.

Création le 18 juin 2021 au Buda KunstenCentrum, Courtrai (Belgique).

White card #3 (Ensa Bourges)

Performances des étudiant.e.s de l’atelier Arts-Scènes-Médias  de l’Ensa Bourges
La carte blanche 3 de l’atelier «Art Scène Média » de l’ENSA Bourges vous propose ce vendredi 28 Mai 2021 une restitution des performances des étudiant.e.s.
Du numérique, des corps, des verres d’eau, des ombres, des métriques, des objets vous attendent…

Mon ombre et moi
Un dialogue entre moi et mon ombre, qui projette l’autre ?

Infinite scrolling
Surfer sur les réseaux sociaux est une activité quotidienne, presque un automatisme. Mais pourquoi le faisons-nous ? Pour qui ? Pour soi ou pour les autres ?

Tentative pour se noyer dans un verre d’eau
En se jouant de l’expression « se noyer dans un verre d’eau », qui signifie être submergé.e par pas grand chose, on fait l’expérience de la noyade physique et sa limite.

Faire et défaire ( طM ( لح و را)
Faire et défaire ( طM لح و را ( (Hel w erbet) est une performance qui revient sur ces gestes du quotidien qui illustrent le fait de tergiverser. En arabe, l’expression traduite est ( را و لح M ط) littéralement comme étant l’action de faire et défaire, elle représente un état d’esprit particulier qui précède généralement un choix.

En faire le tour
Comment un corps peut-il (re) prendre possession d’un lieu qui n’est pas fait pour l’accueillir au départ ? Peut on (ré) inventer nos propres normes ? La VRAIE question c’est : combien de Fanny fait l’Aïdouc ?

Ainsi que « Ça va ? »
Qu’est-ce que l’on omet de transmettre lorsque l’on envoie un message ? À travers les rouages de la machine, nous pouvons dans cette performance, se plonger dans ceux de l’humain. L’humain ne comprend pas la machine et inversement. Dans ce jeu d’incompréhension, se placent des questions actuelles qui mêlent codes sociaux, messages codés et codage.

Stellaris est une performance audiovisuelle et sonore de Didier Ambact et de Pierre Adrien Théo. Ensemble, ils travaillent les sonorités et fréquences émises par les apparitions/disparitions des étoiles, constellations et des variations lumineuses qui permettent de découvrir que l’univers vibre (étoiles, planètes). 

Le spectateur est immergé dans une symphonie spatiale électronique intense et mélodieuse diffusée via une projection vidéo (double écran) et un système son en multidiffusion (8 enceintes) 

Le spectateur est ainsi plongé dans un environnement onirique qui dépend de notre déplacement dans le cosmos et permet de nous interroger sur notre place dans l’univers et notre rapport au temps.

Ce n’est que le début du voyage…

Didier Ambact : D’abord batteur du groupe de rock industriel Treponem Pal puis de Micropoint, créateur de musique électronique pour le collectif pluridisciplinaire General dub , fondateur du groupe hardcore techno Fast Forward, remixeur d’artistes comme Mimetic et Lab°,tourneur pour le label Expressillon… Son travail, longtemps tourné vers l’énergie immédiate et la transe pour la batterie comme pour la musique électronique, est aujourd’hui plus orienté vers l’espace (scénique et corporel) et la temporalité intérieure .

TRAILER STELLARIS :

 

Concert le mercredi 30 juin à 19h au Nadir !

Trio Franco-Italien de Paris, proposant une noise aérienne, naviguant entre des climats post-rock et des ambiances psychédéliques, composé de Simona (Testarossa, Yokonda) à la basse et au chant, Aurelien (Madeincanada, Schoolbusdriver, WSM, Desicobra) à la guitare et Léo (Baron Crâne, SÜEUR) à la batterie. Le groupe a sorti un premier EP éponyme à l’automne 2020, enregistré par Miguel Constantino (Peter Kernel, Marvin, Papier Tigre, Centenaire…) et prépare un prochain 4 titres pour l’automne 2021, toujours chez Jarane Record.

Attiré.e.s par un son de Voix dans un poste radio, Billie, Byllie & Bili partent à l’aventure, la nuit, guidé.e.s par des « monstres », les légendes, l’histoire d’un quartier… la radio terreur va embarquer nos personnages dans un voyage inquiétant en quête d’une identité intime et aussi collective. « les monstres et légendes » du quartier seront des repères leur permettant de prendre part à une Histoire commune.

Création in situ pour un quartier, un village, en plusieurs temps questionnant les notions de peur, d’étrangeté, à la recherche des monstres du lieu. 

Au programme :

“J’ai montré mes films un peu à ma mère, qui a adoré, presque tous à Joanny parce que Tim fait la gueule quand il les voit. Personne ne veut de ces films. Nicolas Bourriaud les a gardés six mois au palais de Tokyo sans les programmer comme il l’avait promis. Il a fini par m’écrire un mot de regret, merci bien. Florence Fradelizi m’a parlé d’autre chose. Tant pis pour le Festival du film gai. Je les avais montrés à la bande à Canal et même déjeuné avec Alain Burosse. To no avail. Je les ai montrés à des journalistes de Sofa, qui ont été horrifiés mais en ont parlé. Je les ai fait passer aux gens du Festival du film underground qui m’ont dit qu’ils étaient sûrs que j’avais plein d’occasions de les montrer. Alors, j’en fais quoi ? Comme Donner, un petit commerce de DVD ? Ou alors je les montre en galerie, à Alain Gutharc (je le connais par Delphine Kreurer)? Il ne les a pas vus, j’ai peur qu’il refuse, dans le contexte, je n’aurais pas supporté. Chez Eof, les copains de Villovitch (elle m’a écrit un gentil petit mot très chiadé à cet effet parce que je l’ai survendue dans Dernier roman) ? Pour qu’on me rie au nez après Wojnarowicz et que ça passe une semaine? Le mieux serait d’avoir un site où on peut les télécharger moyennant un don à mes œuvres. C’est l’équivalent actuel du cinéma d’art et d’essai en bas de chez soi de Warhol, non ? Cela dit, je comprends. Moi non plus je n’ai pas envie de les voir les films de Houellebecq. Surtout s’ils sont bien.”

Guillaume Dustan, Premier Essai, Chronique du temps présent, 2005

Inviter Treize sonne comme une évidence lorsque l’on veut travailler autour de Guillaume Dustan aujourd’hui. L’espace indépendant a développé une véritable expertise sur son œuvre et sur l’auteur. Les films de Dustan sont restés longtemps soustraits des visionnages publics. Ils sont pourtant, au-delà de leur intérêt artistique, une archive communautaire, un témoignage d’une époque. Et Treize continue de mettre à nu l’auteur et ses œuvres pour notre plus grand plaisir parfois déviant

 

Nietzsche

Vidéo DV, 62 min, 2002

 
Nietzsche, un journaliste feuj ancien rédac chef de BFM vient me voir pour un bouquin sur les gays et on parle, je suis assis au bureau de Tim. Nietzsche, après Poubelle et Sorbelli, est le dernier film d’entretien de Guillaume Dustan. Il répond au journaliste Yves Derai, dans le cadre de la préparation de son livre Le gay pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose (2003).
 
Le film lui permet d’enregistrer un flux de pensées politiques, à la fois ancrées dans l’actualité (l’arrivée du PS à la Mairie de Paris, les suites du PACS, les élections de 2002…), et plus spécifiquement d’un point de vue intime et nietzschéen.
La forme de l’entretien d’une heure, sans coupe, permet à Dustan de s’exprimer comme il n’aura jamais l’occasion de le faire ailleurs. Il revient notamment sur son conflit avec Act Up-Paris, sur son rapport à la gauche et à la politique locale, sur le libéralisme philosophique et la notion d’individualisme.Un an plus tôt, Dustan publie Génie Divin dans lequel il rédige notamment son « (programme) » politique et une série de courts essais dont le contenu s’articule à bien des égards avec ce film. Cette phrase, trouvée dans les archives de Guillaume Dustan à l’IMEC, permet de comprendre et d’accepter certaines manières non-linéaires et toujours
mouvantes, celles de la langue orale, par lesquelles il déploie ses raisonnements : « je suis ainsi, et comme ci, et comme ça, sans contradiction. »
 

 

 

Squat

Vidéo DV, 63 min, 2002

Squat, un film à Londres avec Tim dans un squat pour Queeruption, une réunion d’activistes queer fils de à DV, très beau très poétique, comme les autres mais encore plus parce qu’il y a plus de gens c’est émouvant je ne filme pas les têtes comme ça je ne demande pas d’autorisation.

Squat est le seul film documentaire « sur la communauté » où Dustan filme les principes et activités du squat queer – les règles relationnelles et sexuelles, les fanzines et infokiosques, les performances drag… Comme son ami Tim le raconte, et comme on peut le lire dans les textes de Dustan à cette période, c’est le passage pour Dustan du ghetto gay à la culture queer, guidé par des personnes plus jeunes que lui, qui seront aussi pour certain.e.x.s des auteur.trice.s du Rayon, la collection de livres LGBTQI+ dirigée par Dustan de 1999 à 2003.

 

 

 

 

Ouvert en 2009, Treize est une association, un lieu d’exposition et de production (de films, de concerts, de musique et de livres) qui œuvre depuis onze ans au soutien, à la promotion et à la diffusion de l’art contemporain dans le quartier de Ménilmontant.

 

Les voyages dans le Temps-Espace n’ont pas permis d’inverser l’évaporation du Temps. Sa mesure est obsolète et le mètre-lumière a officiellement remplacé la seconde-étalon. 

Il nous faut aujourd’hui rationner l’usage du Temps. 

Inflation de l’Espace. 

Démesure du Temps.

Sur le second marché, les droits à dépenser le Temps ont flambé et la raréfaction de cette matière première a conduit les autorités à fermer la bourse du Temps pour éviter le crash. Dans la panique, un très grand nombre de mètres-lumière se sont froissé, repliés ils sont devenus inutilisables, aggravant encore la pénurie. De grands lambeaux de Temps-Espace sont aujourd’hui comme figés, confinés à trois dimensions. 

Les populations ont été regroupées sur les fragments du Temps-Espace où les derniers quanta temporels sont encore en mouvement. 

Ainsi commence le texte l’installation Une solution au problème de la raréfaction du Temps, créée en 2019 par Jean-Marc Chomaz, la première d’un quadriptyque, Présent, Passé, Futur, Anamorphose. Les lieux historiques et contemporains de Bourges, sont reliés en un parcours itinérant par les quatre installations Présent, Passé, Futur et Anamorphose où les gouttes de l’averse qui approchent, semblent douter de l’écoulement du Temps. En allant à la rencontre de cette exposition peut-être allez-vous trouver votre propre solution au problème de raréfaction du Temps.

La Terre s’approche d’un instant singulier où toutes les échelles de temps et d’espace se confondent, les rayons qui parcourent l’Univers, la vie qui tourbillonne, les plantes et l’eau d’une larme et tout l’océan qui gronde. Avec les autres œuvres exposées dont certaines créée avec Olga Flor, l’exposition entre poésie scientifique et rationalité artistique, entre démonstration, déraison et dérision, propose nous projeter au-delà de cette singularité ? À chacun alors de changer le sens où tournera la ronde et de trouver sa propre solution au problème de la raréfaction du temps.

 

 

Pour fêter sa réouverture, le Transpalette vous propose une série d’ateliers durant tout le mois mai :

 

Héros et héroïnes d’aujourd’hui

À partir de 6 ans

Quelles causes souhaiterais-tu défendre dans ce monde ? Telle Nadja Verena Marcin et son sabre-cactus, crée ton autoportrait en héros ou héroïne défendant un lieu qui t’es cher. Munis d’une arme-plante, piquante et surprenante, tu combattras les injustices, en pacifiste !
 
Nadja Verena Marcin est une artiste d’origine allemande. Dans l’autoportrait Jedi, elle se prend en photo devant un site archéologique en Bolivie. Cet endroit servait de centre rituel pour les peuples qui vivaient là. Mais aujourd’hui, seuls les scientifiques et archéologues
peuvent y accéder, et les boliviens ne peuvent plus pratiquer les rites de leurs ancêtres.
L’artiste choisit de se représenter en tenue de Jedi, brandissant une arme en cactus. Elle s’affirme comme une femme forte, prête à défendre ce lieu contre les occidentaux, contre le colonialisme, qui l’ont dénaturé. Elle se bat avec et pour la Nature, mais armée d’une plante, elle défend aussi une forme d’activisme non violent.
 
Mercredi 12 mai : 15h-16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux et dans le respect des conditions sanitaires
 

Tisser nos liens avec le vivant

À partir de 6 ans

Good morning fire ! – Odonchimeg Davaadorj
Et si mes veines devenaient des racines ? Mes bras, des branches ? Et si un cœur battait dans cet arbre, tout à côté de moi ?
En s’inspirant de l’oeuvre “Good morning fire !” d’Odonchimeg Davaadorj,
cet atelier propose de s’imaginer en êtres-hybrides, mi-humains mi-végétaux,
de réfléchir aux liens que l’on entretient avec le vivant autour de nous. Tout comme l’artiste, tu seras invité à tisser ces liens entre tes dessins et ceux des autres, mais aussi avec les végétaux présents dans les espaces extérieurs de l’Antre Peaux.
 
Au Transpalette, l’oeuvre “Good morning fire !” d’Odonchimeg Davaadorj représente des êtres hybrides, mi-humains, mi végétaux, dont les cheveux et veines deviennent racines. Les différents dessins sont reliées entre eux par des fils rouges qui symbolisent le lien entre tous les êtres vivants, célèbrent la nature dans sa diversité et l’interconnexion entre les espèces et leurs écosystème.
 
Samedi 15 mai : 15h – 16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux, sous réserve de bonnes conditions météorologiques.
 
Samedi 22 mai : 15h – 16h30 
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.

 

Revendications personnelles

À partir de 6 ans
Bandanatomique – Lundy Grandpré

 
Marre que le bruit des voitures recouvre le chant des oiseaux ?
Marre que le rose soit réservé aux filles et le bleu aux garçons ?
Marre de ne pas pouvoir jouer au ballon parce que t’es une fille ?
Marre de ta cour de récré toute moche où il n’y a pas un brin d’herbe pour s’allonger ?

Marre de n’avoir jamais de frites à la cantine ?

De nombreux sujets t’interpellent et tu ne comprends pas pourquoi on en parle pas plus que ça… Cet atelier est fait pour toi ! En t’inspirant du travail de Lundy Grandpré, crée un bandana sur lesquels tu représenteras tes propres revendications. Tu pourras le porter fièrement dans la rue et ainsi susciter curiosité et débat tout autour de toi. Le pseudonyme Lundy Granpr é regroupe un duo d’artistes tenant à rester anonymes. Les créations de Lundy Granpré sont politiques et féministes.
 
 
Au Transpalette, ils exposent notamment un bandana issu d’une série : les Bandanatomiques. Il s’agit de faire de l’art qui se porte et qui se voit. À travers ces bandanas, Lundy Granpré cherche à faire circuler des revendications politiques et générer la discussion.
 
Dimanche 16 mai  : 15h à 16h30
L’atelier se déroulera dans les extérieurs de l’Antre Peaux, sous réserve de bonnes conditions météorologiques.
 
Dimanche 23 mai : 15h à 16h30
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.

 

Encres végétales

À partir de 4 ans

Comment créer avec des moyens simples et écologiques ?
Ils sont délicieux, mais ils sont aussi une merveilleuse source de couleurs. Lors de cet atelier, nous créerons ensemble des encres végétales avec des légumes du quotidien. Quelle couleur peut donner le noyau d’avocat ? Et l’oignon ?
Une fois les encres créées, c’est à toi de jouer ! Et pourquoi ne pas se servir des végétaux comme pinceaux ?
Ce sera aussi l’occasion de discuter ensemble de notre relation au Vivant.
 
Mercredi 19 mai : 15h à 16h30 
 
Mercredi 26 mai : 15h à 16h30
 
Les ateliers se dérouleront dans le respect des conditions sanitaires.
Au départ, un SILO est une cavité creusée dans le sol. À même la terre, les récoltes sont entreposées puis recouvertes pour leur conservation. La  terre  épaisse  protège  du  froid  et  des  assaillants.  Le  silo  constitue  une  réserve.  Il  protège  et  préserve  les  grains  de  l’été  pour  l’hiver.  Il  fait partie du quotidien, sa présence est aussi essentielle qu’invisible. En  adéquation  avec  la  pensée  à  la  fois  métaphorique  et  politique  de  Myriam  Mihindou,  le  silo  est  synonyme  du  grand  corps,  le  corps  collectif, celui qui rassemble les vivants et les morts, les humain.es et non  humain.es. 
 
Myriam  Mihindou  (née  en  1964,  à  Libreville,  Gabon.  Artiste nomade, elle vit et travaille dans le Tout-Monde), qui fait partie intégrante du grand corps, nous en livre ses formes, ses langages, ses mémoires,  ses  luttes,  ses  déplacements  et  ses  collaborations.  Dans  une relation poétique et sensible aux mots, aux objets, aux pratiques et aux gestes, une corrélation entre le silo et la mémoire est établie. Une  mémoire  transhistorique  et  transculturelle  ;  qui,  par  extension,  est celle du grand corps, la matrice du vivant conjuguée au passé, au présent et au futur.Le  temps  de  l’exposition,  le  Transpalette  devient  le  silo  poreux  d’une  œuvre foisonnante dont il paraît urgent de présenter la pluralité et la densité. Le centre d’art est ainsi envisagé comme un silo, un réservoir dans  lequel  sont  conservés  les  grains,  un  ensemble  d’œuvres  réalisé  entre 2000 et 2020. Vingt années de créations protéiformes (sculpture, installation,  vidéo,  performance,  photographie)  sont  réunies  pour  comprendre  une  démarche  plastique  inscrite  dans  une  recherche  profonde  et  complexe.  Myriam  Mihindou  place  le  corps  –  le  sien,  les  nôtres, les leurs – au cœur d’une pratique artistique curative.
 
Une exposition qui s’inscrit dans le carde de l’événement Bourges Contemporain
 

Événement en lien avec l’exposition :

Vernissage le vendredi 2 juillet à 18h30 avec la performance «La Genette» de Myriam Mihindou
Pour la performance, Myriam Mihindou utilise l’image métaphorique de la genette : un petit mammifère nocturne et discret, menacé, il subit les ravages de la déforestation, l’obligeant ainsi à changer de milieu naturel. Ce viverridé devient ainsi le vecteur d’une alerte quant aux exodes ruraux et l’effacement d’une mémoire collective.

• Discussion avec Myriam Mihindou animée par Yasmine Belhadi le samedi 3 juillet à 14h au Nadir. Visite commentée de l’exposition SILO à 15h.
 
• Performance vocale «Hybird» liée à l’exposition SILO, le jeudi 15 juillet à 19h30 par Violaine Lochu.
 
 » Nous devons combattre la haine et la diffusion de l’ignorance et de la peur en utilisant efficacement l’histoire et les faits. L’idéologie ne supporte pas que nous établissions des liens « 
Felix Gonzalez-Torres, “1990: L.A., “The Gold Field” 
 

Elisabeth Lebovici nous invite durant cette vidéoconférence à créer des connections trans-temporelles entre deux pandémies (le VIH/sida et le Covid-19) pour réfléchir à deux refus d’assignation: celui de patient·e « patient·e » et celui d’artiste « artiste ». Elle est l’autrice de Ce que le sida m’a fait, livre indispensable sur les liens qu’entretient l’art et l’activisme.

Critique d’art et historienne d’art, elle est l’une des fondatrices du fonds de dotation LIG/Lesbiennes d’intérêt général.

Dernier ouvrage paru « Ce que le sida m’a fait. Art et activisme à la fin du 20e siècle » (JRP/Ringier « lectures Maison Rouge », 2017) qui va reparaître, avec une petite actualisation. Par contre « Femmes/artistes, artistes/femmes, Paris de 1880 à nos jours » (Hazan, 2007) co-écrit avec Catherine Gonnard reste épuisé.

Lien de la vidéoconférence

DESCRIPTION DE L’OFFRE :

Cet appel à participation s’adresse à toute personne désireuse de partager ses connaissances ou expériences dans les thématiques évoquées ci-dessous :

Lors des ces deux journées, les participant.e.s sont ainsi invité.e.s à valoriser des ressources existantes, produire de nouvelles ressources et co-écrire des contenus

Une restitution narrative sera proposée le jeudi 20 mai de 17h à 18h21 pour rendre compte du travail collectif produit durant ces deux jours.

Six lieux d’accueil seront ouverts aux participants, à Orléans (45), Chartres(28), Blois (41), Tours (37), Bourges (18) et Chateauroux (36) (capacités d’accueil limitées en fonction des conditions sanitaires du moment).

Six personnalités venant de l’ensemble de la France sont invitées à faciliter les groupes de contributions dans chacune des six villes.

Des espaces de visio-conférence et des outils en ligne seront mis à disposition pour permettre de s’impliquer dans cette dynamique d’édition collaborative à distance.

Il est possible de participer de façon ponctuelle ou sur l’ensemble des 2 journées, un accueil en ligne est proposé en début de chaque demi-journée.

PARTICIPATION, INSCRIPTION :

Inscription libre et gratuite avant le 15 mai 2021 via le formulaire ci-dessous :

https://framaforms.org/rencontres-artlabo-editathon-cultures-numeriques-1619737186

Cet événement Human Tech Days est organisé par les membres du réseau Art::labo en Région Centre Val de Loire (La Labomedia à Orléans, L’Antre Peaux à Bourges et La Fun à Tours). Art::Labo est né en France en 2005 de la volonté de structures de favoriser une approche hybride et transdisciplinaire de la création artistique et culturelle en tissant des passerelles entre création, recherche et pédagogie. Ni une fédération, ni une structuration d’organisations, Art::labo est une entité vivante, prétexte de relations croisées, symbiotiques et formes de compost nourries de ces échecs et expériences.

Streaming, Youtube, vente directe, téléchargement. Comment bien choisir sa stratégie numérique quand on est artiste. 

Découvrez comment la musique peut exister sur Internet et comment opter pour les meilleures solutions selon votre projet artistique. 

Conférence de 2h en ligne suivie d’un échange.

Frédéric NEFF a un pied dans la distribution physique et numérique depuis 2006, un autre dans les réseaux sociaux, et il accompagne labels et artistes dans le développement de leur stratégie numérique. 

 

Cecilia Bengolea et Erika Miyauchi collaborent dans trois pièces sur scène et une dizaine de performances dans des espaces publics et des galeries depuis 2015. Grâce à cette collaboration, elles développent un atelier pour partager leurs pratiques de composition en temps réel, avec le dub-plate player Mat DT Sound, présent dans Dub Love (création 2013).

Erika Miyauchi est une ballerine japonaise très expressive et d’une grande technicité. Elle a aussi étudié le Dancehall en Jamaïque. Dans ce solo qui deviendrait peu à peu une danse de communauté, elle traverse plusieurs émotions et souvenirs de sa vie nomade en tant que danseuse émigrée du Japon.

Montrer ses émotions en public est tabou au Japon. Erika déménage à Londres, puis à Paris pour poursuivre ses études de danse. C’est en Europe, loin des mœurs du Japon, qu’elle réussi à s’exprimer librement sur scène et dans sa vie.

« Nous aimerions inviter les danseurs de chaque ville à continuer la recherche d’élévation avec nous avec la musique du sound system. Créer des façons d’être ensemble dans cette période sans précédent de distanciation et de révolte sociale.»

Le Dub, développé en Jamaïque, est né grâce à l’erreur d’un ingénieur du son qui a oublié d’enregistrer la piste vocale sur la piste instrumentale. Le disque a été joué tel quel en soirée et la réception du public a été formelle, le Dub est né. Le Dub n’est pas une musique mais une technique de mixage qui sépare la musique en plus de 16 pistes et est recomposée en live à chaque session.

Par la suite, ce mouvement se développe en partie grâce à Jah Shaka en Angleterre. L’Europe découvre cette technique pour la faire évoluer en une musique à part entière, le dub électro voit le jour.

Les pointes seront utilisées comme technique d’élévation, à l’instar du spectacle  “Dub Love”. Pour ce solo, Erika Miyauchi aime penser au risque en live, tout comme le Dub qui est une prise de risque continuelle en direct et donc permet aussi de faire des erreurs. Les erreurs permettent de créer des chemins inattendus dans la musique et dans le corps.

Interprétation : Erika Miyauchi

Production : Cecilia Bengolea – production Dayanis D & V