L’ART DE LA PROGRAMMATION – Un cycle de cartes blanches

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Depuis octobre 2021, l’École nationale supérieure d’art de Bourges, en partenariat avec l’association Antre Peaux, investit le cinéma du foyer Saint-François à Bourges. La salle de cinéma accueille des conférences, des cours, des séminaires, mais aussi des projections et des séances publiques. Quelle est aujourd’hui la fonction d’un cinéma après la crise sanitaire ? Que montrer, et comment ? La programmation ne constitue-t-elle pas un geste artistique à part entière ?

Pour aborder ces questions, ouvrir un débat et partager des points de vue, l’ENSA Bourges et Antre Peaux proposent, avec la complicité d’Érik Bullot, cinéaste, théoricien et enseignant à l’ENSA, une série de cartes blanches confiées à des programmateurs. Chacun des invités présente un ensemble de films de son choix en vue d’exposer et d’illustrer sa conception de la programmation. Un débat sera ouvert avec le public à l’issue de la projection.

Programme :

• Mardi 2 novembre 2021

Théo Deliyannis, coordinateur général du Collectif Jeune Cinéma, coopérative de cinéma expérimental. Le détail de la programmation ICI

Déclaration d’intention de Théo Deliyannis :
« Je m’intéresse principalement à ce qu’on appelle le cinéma expérimental, que j’aime voir comme un espace de liberté infini au sein de ce que l’on appelle plus globalement le cinéma. Ce cinéma expérimental ne désigne pas uniquement, pour moi, un type de film, ou bien une culture qui aurait ses propres lieux et festivals. L’expérimental s’incarne au sein de toutes les strates du cinéma : réalisation, diffusion, programmation, conservation, critique, recherche… À partir de là, je cherche à programmer de façon expérimentale, c’est-à-dire à la pratiquer autrement sans jamais faire système, que ce soit dans mes choix de films (questionner les canons y compris au sein du cinéma d’avant-garde, appauvrir la distinction artiste/amateur, varier les corpus, etc.) ou bien dans mes préparations de séances (refus d’ une spécialisation menant à une prise en main des diverses étapes permettant la séance : recherche des copies, nettoyage et parfois restauration, projection des films, présentation des films, etc.). »

• Mardi 7 décembre 2021

Catherine Bizern, déléguée général du Festival documentaire Cinéma du réel, Paris.

Catherine Bizern : « Si la programmation peut être parfois assimilée à un geste artistique, c’est à mon avis surtout un geste politique et une déclaration d’intention, un point de vue sur le cinéma et la traduction de la place que nous désirons occuper.

Cette place est changeante, ou plutôt on peut désirer être à plusieurs endroits à la fois… Actuellement à la direction artistique du Festival Cinema du réel, je désire positionner le festival du côté d’un champ prospectif et non rétrospectif du cinéma du réel. Cela veut dire en particulier que j’aime proposer par ma programmation une vision ouverte de ce qu’est le cinéma documentaire, certains diront éclectique, mais je ne crois pas que cela soit le bon adjectif car il ne s’agit pas de faire un florilège de tout ce qu’on peut qualifier de documentaire mais d’interroger par la programmation ses limites, son évolution et aussi toujours la singularité de chaque auteur. Cette singularité est à la fois une interprétation du monde en même temps qu’une interprétation de la forme documentaire.

• Mardi 1er février 2022

Federico Rossin, historien du cinéma, chercheur, programmateur.

• Mardi 1er mars 2022

Jonathan Pouthier, attaché de conservation au Musée national d’art moderne, Département film, Paris.

 

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