7. Cinéma

Pendant les Rencontres Mondes Multiples 2020, l’artiste Konrad Korabiewski nous présentait son projet en cours : Krafla.
Alors qu’il aurait dû être en résidence pendant 2 mois à Bourges dans le cadre de notre partenariat avec le réseau EMAP-EMARE, c’est en ligne qu’ont été, pour cette fois, présentés l’artiste et son travail.

Konrad Korabiewski · Skeyti

Un paysage sonore cinématographique et une composition hautement atmosphérique, reflétant des circonstances islandaises distinctes, et comprenant des enregistrements d’un vieux message morse de 1976.
Pièce gagnante du concours international d’art sonore “Europe – Un panorama sonore” 2011.

Krafla est une oeuvre à la fois sonore et visuel résultant d’enregistrements réalisés à la centrale géométrique de Krafla, en Islande. Parti à l’écoute des calderas (chaudron en portugais) et du chant des forages, Konrad Korabiewski enregistre et puise les bruits sourds de cette région volcanique jusqu’à 4m de profondeur.

Une nouvelle résidence de création est programmé pour l’automne 2021 à Bourges. Pendant 2 mois, Konrad Korabiewski poursuivra son travail autour du projet Krafla en profitant notamment de la table d’édition 16mm cédée à l’Antre Peaux par Boris Lehman.

 

Skálar | Sound Art | Experimental Music · Anna Friz | Konrad Korabiewski | Krafla (New York Times Magazine edit)
 

Enregistrements audios sur le terrain : Anna Friz & Konrad Korabiewski, pour la publication de Sonic Voyages paru le 22/09/18 dans le NYT Magazine.

Ce projet a été relayé à l’automne 2018 par le New York Times Magazine dans un article intitulé “Sonic Voyages Issue” répertoriant des voyages à travers le monde, dans des zones constituant des environnements et paysages sonores particuliers, dont l’Islande, en faisant référence aux enregistrements effectués sur le terrain par Anna Friz et Konrad Korabiewski.

Présentation photos : Anna Friz
Projet, musique et réalisation en 2020/2021 : Konrad Korabiewski

Présentation du projet KRAFLA (en cours) lors du festival Werkleitz, Halle (Allemagne)

 

 

En novembre 2020 le média MAKERY rencontre l’artiste : une immersion dans son environnement de création.

Dans les entrailles de la Terre Mère avec Konrad Korabiewski (FR)

” Nous devons combattre la haine et la diffusion de l’ignorance et de la peur en utilisant efficacement l’histoire et les faits. L’idéologie ne supporte pas que nous établissions des liens “
Felix Gonzalez-Torres, “1990: L.A., “The Gold Field” 
 
Dans cette création, l’acteur de 120 battements par minute, d’Un couteau dans le cœur et de Sauvage Felix Maritaud (qui a étudié à l’école des Beaux-Arts de Bourges) nous invite à un voyage égo-complètement-trippé au sein de la nouvel trilogie des oeuvre de Guillaume Dustan publié chez P.O.L (Oeuvres II (2021)). Entre lecture, auto-fiction et finalement point d’accroche entre un auteur et son lecteur, Félix nous transporte entre commentaire sur le monde, sur l’amour de soi et l’amour de l’autre. 
 
 

Chaque année il y a une chance sur cent que la Seine déborde, les autorités ont mis en place un plan d’urgence en cas de crue baptisé « Plan Neptune ». La catastrophe n’arrive pas forcément plus souvent hier qu’aujourd’hui, mais elle finit toujours par arriver. Au moment où elle surgit, ils ne restent que deux figures qui ne sont pas affectées par l’effondrement de la structure sociale : le fou et le sage. Ceux-ci ne cherchent pas à fuir ou à tromper la mort mais l’attendent extatiques. Entre les deux ce situe le zouave, le gardien du temple, c’est celui qui malgré la situation désespérée, est assez farfelu pour mener à bien sa mission jusqu’au bout, la fantaisie comme unique bouée de sauvetage.
 
PRODUCTION
BANDITS-MAGES et TAMARA FILMS
 
CREDITS
Réalisateur : Simon Fravega
Images : Marie Losier
Montage : Théophile Gay-Mazas
Son : Alix Gastineau
Décors : Marc Sausset
Mixage : Quentin Aurat
Etalonnage : Yannig Wilmann
 
INTERPRETES
Fantazio
Jackie Raynal
David Legrand
Gérald Kurdian
Claire Doyon
Fabrice Cotinat
 
MUSIQUE ORIGINALE
Fantazio
Antonin Tri-Hoang
Francesco Pastacaldi
 
FICHE TECHNIQUE : 
Durée : 29min52sec
Couleur : couleurs
Image : 16:9
Son : Stereo
Langue originale du film: Français
Version sous-titrées : anglais
Type du film : Fiction expérimentale, film d’artiste
Date de fin de production : Mars 2021
Pays de production : France
 

Demande autorisation film

    Conformément à la réglementation en vigueur, vous devez nous donner votre accord pour recevoir après votre et l'inscription à notre lettre d'information.

Focus sur le cinéaste belge Boris Lehman que nous accueillons régulièrement à l’Antre Peaux.

Réalisation : Philippe Zunino.
Production : Bandits-Mages – 2011

Tout le monde vous le dira : Boris Lehman est un cinéaste de la première personne. Il fait partie de cette famille mythique et sympathique qui compte aussi les frères ou cousins Brakhage, Mekas, Morder, De Bernardi, Noren, Hernandez, Kawanaka, Guttenplan, Hanoun, Courant ou Akerman, et qui rapproche le cinéma de la littérature intime et de l’autoportrait.
Il a tout fait pour mériter cette parenté: il a souvent été son propre scénariste, son propre opérateur, son propre monteur. Il a enquêté sur lui-même, fait de l’auto-ethnologie. Il a été l’acteur principal de beaucoup de ses films, rayonnant amant dans Couple, Regards, Positions, enquêteur gentiment narcissique dans Babel, pratiquant la mise en abyme (et l’autodérision) dans Homme portant sonfilm le plus lourd. La plupart de ses films sont des autoportraits, je dirais même, en pensant à ce film où on le voit en “homme de terre” ou à cet autre (Masque) où il se fait faire son masque mortuaire, des auto-embaumements.
Oui, mais voilà, Boris accueille aussi les autres, les fait entrer dans ses films, leur fait une place auprès, en face, à côté de lui. Il est l’auteur d’Album 1, film super 8 d’une heure où il filme ses amis et se fait filmer par eux. Et il vient de réaliser Mes Entretiens filmés où il demande à des critiques amis de parler de son cinéma. Bref, il pratique le narcissisme à plusieurs et ses auto-célébrations ont un casting d’enfer.
Après une projection de ces Entretiens filmés à la Cinémathèque française, Jean Rouch s’est dit frappé de ce que les gens y étaient “ridicules et laids”. En voyant le film, je n’avais cessé de penser le contraire: “Étonnant comme Untel et Untel sont bien, jamais ils n’ont été aussi bien”. Boris feint d’interroger ses interlocuteurs sur lui-même mais c’est pour mieux les faire parler d’eux. Son narcissisme libère le leur, les rend plus confiants et plus libres.
C’est sans doute le syndrome de Christophe Colomb ou des Soeurs Tatin: on ne fait jamais ce qu’on croit, on fait même quelquefois le contraire. Boris Lehman croit faire un cinéma en première personne mais peut-être qu’il a en réalité entrepris le meilleur cinéma en deuxième personne de ces trente dernières années.

Dominique Noguez

Nous travaillons actuellement sur les archives photos de Boris Lehman.

Une fable où Donna Haraway à bord d’un vaisseau spatial exerce notre imagination à aller en visite : visiter des mondes en train de se former, pour s’enchevêtrer. Avec, faire entendre, rendre visible et existant les êtres-compagnes qui peuplent ces mondes, tout en faisant référence à la science-fiction, aux féminismes spéculatif, ou à la science Fantasy. C’est aussi pour moi la volonté de fabriquer une histoire drôle, simple et radicale, en entremêlant les voix de mes ami.e.s et des êtres dont je me sens le plus proches avec l’esprit des auteurices qui nous racontent enfin une autre histoire de notre époque. Please, please another story, le tout jouer par des avatars numérique en 3D.

 

Les Paysages de Cristal Black, film créé à l’issue d’une résidence menée en partenariat avec Ciclic, de 2019 à 2020.

Les paysages de Cristal Black est un ensemble de pièces performé proposé par Anne Kawala depuis 2016. Chacun des paysages traversent des questions communes à la programmation d’Emmetrop et à l’autrice. Care, anthropologie, habiter, apprentissage, milieu, tisser, désirs, assembler, pratiques. Cette saga met en scène les aventures de Cristal Black et de ses ami.es qui rejoignent la forêt de la vieille origine depuis l’une des multiples villes qui interconnectées entre elles forment LA ville.

Ce film est une histoire queer de l’environnement ! Il prend racine dans le changement de paradigme suivant : passer de la « Terre comme mère » à la « Terre comme amante ».

 

 

Demande autorisation film

    Conformément à la réglementation en vigueur, vous devez nous donner votre accord pour recevoir après votre et l'inscription à notre lettre d'information.
À partir de ses travaux anthropologiques sur la globalisation des rituels d’ayahuasca, une potion amazonienne psychotrope, Emilia Sanabria s’interrogera sur l’efficacité des dispositifs de guérison. Les rituels d’ayahuasca sont des dispositifs multispécifiques où les rapports humains-plantes/mondes sont en jeu. Ces dispositifs transforment les modes d’attention. Si en occident l’accent est mis sur l’efficacité pharmaceutique de la plante, les pratiques traditionnelles de guérison révèlent l’importance du cadre rituel, de la manière avec laquelle l’espace est tenu et l’importance primordiale du soin donné aux choses.
 
A partir de ses travaux de géographie environnementale, qu’il qualifie volontiers de gaïagraphiques, Denis Chartier s’interrogera sur l’efficacité des dispositifs de réponses à la catastrophe écologique et de guérison du « corps territorial ». Après un bref rappel de ce qui verrouille les propositions d’écologie politique (en Amazonie, dans les conférences internationales, etc.), Il montrera, à travers la présentation des pratiques de viticulteur.e.s en vins naturels de la vallée du Cher et du Beuvron, l’importance primordiale du soin, de sa mise en résonance avec les autres qu’humains, visibles ou invisibles, pour pleinement construire de nouveau modes d’habiter multispécifiques.