Ressources Pédagogiques

En lien avec l’exposition Even the rocks reach out to kiss you

Nous vous proposons de retrouver ici plusieurs ressources en lien avec l’une des thématiques de l’exposition Even the rocks reach out to kiss you, celle de notre relation à la nature.
Comment repenser nos liens avec elle et sortir du modèle classique de la “mère nature” ? Ces questionnements sont au fondement de nombre des oeuvres présentées dans l’exposition, notamment celles liées au mouvement Écosex. 

 

À LIRE :

Manifeste ecosexuel par Annie Sprinkle et Beth Stephens FR
Ecosex Manifesto by Annie Sprinkle and Beth Stephens EN

Annie Sprinkle et Beth Stephens sont des artistes américaines. Partenaires dans la vie, elles sont aussi amoureuses et amantes de la terre. Elles prônent un nouveau rapport à la terre qui ne serait plus la terre mère (toujours là pour nous), mais la terre amante que nous devons respecter, préserver et dont nous devons prendre soin. Elles ont ainsi performé plusieurs mariages symboliques avec la terre, le ciel, la mer, le soleil etc. Elles sont les fondatrices du mouvement ecosexuel auquel elles ont dédié ce manifeste. 

“ Annie Sprinkle, un cas d’ecolo-sex”, Article de Marie Lechner sur liberation.fr
L’autrice dresse le portrait d’une des fondatrices de l’écosexualité et en profite pour présenter ce qu’est le mouvement. 

“L’écosexualité, ou faire l’amour avec la Terre pour la sauver”, un article de Julie Ackermann sur slate.fr
“Cette nouvelle manière d’envisager l’art et la sexualité se résume-t-elle à une quête individualiste hédoniste ou porte-t-elle une véritable révolution de la pensée ?”.
L’autrice se penche sur le mouvement écosexuel, ses principes, ses enjeux mais aussi ses limites. 

 “Arrêtez de dire “mère nature”, ça renforce les stéréotypes sexistes”, un article d’Aude Lorriaux sur slate.fr
“Car si les femmes sont associées à la nature, les hommes, eux, le sont à la culture.” Cet article interroge le sexisme caché derrière le terme de “mère nature”, une expression qui figure la Terre comme une mère nourricière, mais aussi comme une ressource à exploiter.

Catherine Larrère, « La nature a-t-elle un genre ? Variétés d’écoféminisme », Cahiers du Genre, vol. 59, no. 2, 2015, pp. 103-125 (cairn).
Cet article explore l’histoire de l’assimilation des femmes à la nature. Comment notre vision de la nature a-t-elle évoluée depuis l’Antiquité ? Pourquoi la nature a-t-elle été assimilée à la femme, et qu’est-ce que cela génère ?

 

 

Vous retrouverez ici une sélection de textes, extraits d’ouvrages écoféministes, proposée par Julie Crenn, commissaire de l’exposition.

 

Extrait 1

Vandana Shiva est une scientifique, philosophe et militante indienne, précurseuse de l’écoféminisme.

Depuis une quarantaine d’années, elle mène une démarche non-violente de lutte pour la souveraineté alimentaire, la paix, la démocratie ou encore pour faire progresser le statut des femmes. Elle rappelle notamment les savoirs-faire des femmes et leur importance au sein de la société.

PDF : Extrait n°1 : “Étreindre les arbres”, Vandana Shiva

 

Extrait 2

Partisane de l’action directe non violente, Starhawk a été de tous les mouvements antimilitaristes et antinucléaires aux États-Unis dans les années 1970-1980.
On la retrouve ensuite à Seattle ou à Gênes dans les rangs altermondialistes. Se définissant à la fois comme féministe et sorcière néo-païenne, elle publie Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique en 1982 aux États-Unis.
Se basant sur la narration très concrète de sa participation à ces mouvements, elle explore une science inventive et festive des rituels, invitant chacun-e à prendre conscience de son pouvoir et à le mettre en œuvre en resserrant les liens avec les autres, en agissant à sa mesure au sein de la communauté.

PDF : Extrait n°2 : “Rêver l’obscur”, Starhawk

 

Extrait 3

En 1985, attaquée par un crocodile dans le parc national de Kakadu, Val Plumwood échappe à une mort a priori certaine. Pour l’écoféministe australienne, en une fraction de seconde, l’ordre établi entre humains et nature se renverse. Comment, en tant qu’être humain, peut-elle être reléguée au statut de proie ? Cette rencontre initiatique met au jour l’idée, enfouie dans une strate culturelle profonde de sa conscience, que l’humain est au-dessus et hors du reste de la nature. Débusquer les mécanismes régissant ce piège occupe dès lors toute la carrière de Val Plumwood. Elle nous lègue dans ce texte un diagnostic précieux et des propositions fécondes pour habiter la Terre comme communauté écologique. Dans l’œil du crocodile, Val Plumwood n’a pas seulement éprouvé sa vulnérabilité, elle a pleinement mis à l’épreuve le fantasme de l’exception humaine et de sa résistance.

PDF : Extrait n°3 : “Réanimer la nature”, Val Plumwood

 

Nous vous proposons de retrouver ici plusieurs ressources pour découvrir ou approfondir vos connaissances sur la figure des sorcières et ses liens avec l’écoféminisme.

 

À LIRE : 

“Les sorcières, ces coupables idéales ?”, article d’Annabelle Georgen, sur magazine Axelle, mensuel féministe belge 
Interview de Colette Arnoud, autrice de l’histoire de la sorcellerie en occident, “Les sorcières, ces coupables idéales ?”.
L’autrice revient sur l’histoire des sorcières : qui étaient ces femmes et pourquoi ont-elles été persécutées ?

“Pourquoi faut-il se regarder la chatte ? Une introduction à l’auto-gynécologie”, cyclique.fr
Article publié sur la plateforme collaborative cyclique dédiée aux enjeux liés aux menstruations. L’autrice revient sur l’histoire de la gynécologie moderne et institutionnelle empreinte de sexisme, de racisme et de violence. Elle s’attarde sur l’altergynécologie qui prend sa source chez les sorcières et propose un contre-modèle pour se réapproprier son corps.

“S’armer jusqu’aux lèvres. Comment affronter une consultation gynécologique ?” 
Brochure conçue et diffusée par Auto-défense gynéco (Cévènnes). “Une première brochure, S’armer jusqu’aux lèvres, est née de rencontres entre des femmes qui cherchent à réapprivoiser leur corps en échangeant ensemble des connaissances, des pratiques d’autonomie et des discussions autour de la sexualité et de la santé. Des femmes qui en ont eu ras-le-bol des médecins et des labos pharmaceutiques. Des personnes qui partagent un commun féministe et cherchent à résister contre toutes les formes de domination (liée aux différences de genre, de classe, de couleur, de sexualité, de force physique, de bagage culturel et linguistique, d’âge, de lieu, de mode de vie, etc.).”

 

À REGARDER :

“Paroles de sorcières, penser l’écoféminisme”, conférence (1h)
Conférence qui s’est tenue en 2018 au Musée de la Chasse et de la Nature. Avec les interventions de Céline du Chéné, productrice à France Culture ; Camille Ducellier, artiste et sorcière ; et Olga Potot, philosophe et féministe.
Ensemble, elles reviennent sur ce qu’est l’écoféminisme, discutent de la dichotomie Nature /culture, de la relation entre les Femmes et la Nature, et des sorcières.

 

À ÉCOUTER :

Un podcast à soi n°6 : “Le gynécologue et la sorcière. Pouvoir médical et corps des femmes” (1h)
Une création de Charlotte Bienaimé, Arte radio, 2018.
Ce podcast évoque les violences gynécologiques subies par de nombreuses femmes et nous interroge : comment expliquer et faire changer ces pratiques ?

LSD la série documentaire : “Sorcières” (4 épisodes de 54min)
Une série  documentaire de Céline du Chéné, réalisée par Laurent Paulré, pour France Culture.
Cette série de quatre épisodes retrace les origines de la figure de la sorcière, qui ne cesse de nous fasciner.

“Présence des sorcières. Du bûcher à l’écoféminisme”, France Culture (45min)
“Pour comprendre à quoi correspondent ces mouvements qui mobilisent la figure de la sorcière aujourd’hui, Marc Weitzmann s’entretient avec Céline du Chéné, productrice à France Culture et autrice de Sorcières. Une histoire de femmes (Michel Lafon / Radio France) Maxime Gelly-Perbellini, historien et Arièle Bonte, journaliste, créatrice de la newsletter Spell it loud, consacrée à la sorcellerie.”

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

Chollet Mona, Sorcières – La puissance invaincue des femmes, 2018.
Nissim, Rina. Une sorcière des temps modernes: le self-help et le mouvement femmes et santé. 2014.
Starhawk, Rêver l’obscur : femmes, magie et politique. Paris : Cambourakis, 2015.
Silvia Federici. Caliban et la sorcière. Paris : Entremonde, 2014. Disponible ici : https://entremonde.net/IMG/pdf/18rupture-caliban-et-la-sorciere-web.pdf

 

Nous vous proposons de retrouver ici plusieurs ressources pour découvrir ou approfondir vos connaissances de l’écoféminisme, mouvement qui est au fondement même de l’exposition Even the rocks reach out to kiss you.

 

À LIRE :

“L’écoféminisme, c’est quoi au juste ?”, Libération.fr
“L’écoféminisme c’est quoi au juste ?” un article d’Aurore Coulaud, publié sur Libération.
L’autrice revient sur les points essentiels de l’écoféminisme à la suite d’un ciné-débat organisé à la Cité des Sciences en 2017.

 

À ECOUTER :

Un podcast à soi n°21 : “Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires”(56min)
Un podcast à soi n°22 : “Ecoféminisme, 2ème volet : Retrouver la terre” (1h06)
Une création de Charlotte Bienaimé, Arte radio, 2019.
Ces épisodes d’Un podcast à soi tentent de répondre aux questions soulevées par l’écoféminisme : comment articuler féminisme et écologie ? Quelle relation entre destruction de la planète et violences faites aux femmes ? Etc. En mêlant témoignages et extraits de textes écoféministes, ils donnent à comprendre les nombreuses facettes du mouvement.

 

À REGARDER :

Kreatur n°8 – “C’est quoi l’écoféminisme ?” (30 min)
Un numéro de “Kreatur” magazine féministe d’Arte, épisode consacré à l’écoféminisme.

“Écoféminisme, quand les femmes défendent la planète” – Conférence (1h16)
Conférence qui s’est tenue en 2017 à la cité des sciences, avec Pascale d’Erm, journaliste ; Emilie Hache, philosophe, maîtresse de conférence – université Paris-Nanterre ; Fanny Petitbon, responsable de plaidoyer à l’ONG Care France.

“l’Écoféminisme, ou comment se reconnecter au monde”, Médiapart, entretien avec Emilie Hache. (41 min) 
Émilie Hache est philosophe, maîtresse de conférence à l’Université Paris-Nanterre et autrice du recueil de textes écoféministes
Reclaim.

 

POUR EN SAVOIR PLUS : 

Hache, Émilie, Reclaim: recueil de textes écoféministes. 2016.
Maria Mies & Vandana Shiva, Ecoféminisme, Paris, L’Harmattan, 1998.
Jeanne Burgart Goutal, Être écoféministe. Théorie et pratiques, éditions l’Échappée, 2020.
Dossier Ecoféminismes. Multitudes. N°67, été 2017. Disponible ici : https://www.multitudes.net/category/l-edition-papier-en-ligne/67-multitudes-67-ete-2017/

 

L’équipe de médiation du Transpalette a conçu des dossiers d’accompagnement à destination des scolaires mais aussi des autres groupes.
Ces dossiers proposent trois approches complémentaires pour appréhender l’exposition :
– une approche thématique : pour discuter avec les élèves des enjeux inhérents à l’exposition et pour nourrir les autres approches.
– une analyse d’œuvre : pour découvrir le travail d’un artiste, et aiguiser son regard.
– un atelier : pour poursuivre ces questionnements à travers la pratique.

Ces dossiers peuvent aider les enseignants à préparer ou prolonger la visite de l’exposition.
Ils sont également pensés pour des temps de confinement, afin de travailler autour de l’exposition au sein de la classe, accompagné d’une médiatrice du Transpalette en présentiel ou à distance.

 

PDF : Dossier d’accompagnement – PRIMAIRE
PDF : Dossier d'accompagnement – COLLEGE
PDF : Dossier d'accompagnement – LYCEE