TELLING STORIES – Exposition collective

Artistes invité•es

Avec : Samira Ahmadi Ghotbi, Beatrice Celli, Céline Cléron, Bady Dalloul, Léna Hervé, Princia Itoua, Katia Kameli, Kid Kreol & Boogie, Hayoun Kwon, Gabrielle Manglou, Valérie Mréjen, Saba Niknam, Pilvi Takala.

Vernissage

Vendredi 24 février à partir de 18h30

Au programme : discours, temps convivial autour d’un verre, performance de Samira Ahmadi Ghotbi et dj-set de Marion Castor.

Marion Castor - « En attendant l’ailleurs…  Evaporation Hanoï » 
Un voyage dans les tumultes sonores vietnamiens : Field recording, composition musicale et ambiance électronique, musique traditionnelle, variété vietnamienne des années 70 et actuelle, un périple de plus de 2 heures mixant les cultures ancestrales et la frénésie des mutations actuelles. 

Informations pratiques :

HORAIRE DES VISITES

De 15h à 19h du mercredi au dimanche, hors jours fériés.

LES RENDEZ-VOUS :

Visites commentées les samedis 4 mars, 25 mars, 8 avril et 22 avril à 15h30, 
Gratuit, sur inscription : transpalette@antrepeaux.net

Visites en famille, les dimanches  26 mars et 23 avril à 15h30
Gratuit, sur inscription : transpalette@antrepeaux.net

Atelier en famille le mercredi 15 février à 15h30
Gratuit, sur inscription : transpalette@antrepeaux.net

CONTACTS :

Mail : transpalette@antrepeaux.net
Instagram : https://www.instagram.com/transpalette_centredart/

« There is fiction in the space between
the lines on your page of memories
write it down but it doesn’t mean
you’re not just telling stories » 
(Tracy Chapman, chanson « Telling Stories », 2000)

« Raconter des histoires », c’est transmettre l’expérience d’un vécu, d’une mémoire, de faits réels ou présentés comme tels. Mais c’est aussi fabuler ou dire des bobards, enrober la réalité d’un voile obscur et laisser le doute s’immiscer entre les mots. Comme pour les rêves, les histoires puisent dans le réel et le transforment, ficelées d’un mélange de vérité et de mensonge, de bizarreries et de sincérité, de dits et de non-dits. De l’espace entre émerge une possibilité d’interpréter, de s’approprier ou de réinventer les choses de la vie : « There is fiction in the space between. »

Tant de mythes, de légendes et de contes commencent par l’énoncé consacré « Il était une fois », plaçant instantanément le récit dans un univers imaginaire, un ailleurs lointain, un temps indéfini. En arabe, l’équivalent de cette formule introductive « kan ya ma kan » [كان يا ما كان ] signifie autant « il était une fois » et « il n’était pas ». Nous sommes avertis : nous ne saurons pas distinguer le vrai du faux et nous sommes libres de croire (ou non) à ce qui nous sera raconté. L’ambiguïté de cette polysémie énonce le pouvoir de la narration : parce qu’elles nous embarquent dans un temps et un espace hors de l’ordinaire, les fables et autres formes d’histoires font exister des univers où les paroles se délient, où le merveilleux, l’utopique, le tabou et l’impossible peuvent se dire et s’entendre. Dans la fiction, les manques et les absences peuvent être comblés, la mémoire rafistolée, les rôles s’inverser, les pulsions murmurées, les blessures pansées. Par métaphores et ricochets, les récits se chargent d’une fonction performative et ont de l’effet sur nos vies. Véritables outils de compréhension du réel, ils ouvrent sur « un monde qui nous parlera de nous autrement. »

L’exposition TELLING STORIES s’inspire du double-sens de l’expression « raconter des histoires » pour explorer le potentiel créatif, langagier et plastique de la narration. Elle rassemble les regards d’artistes actuels, d’origines géographiques et de générations différentes, dont les travaux jouent de la mise en récit, de la forme narrative ou de l’invention d’imaginaires. Convoquant des références et univers variés, leurs œuvres sont fabriquées à partir d’une multiplicité de sources, de répertoires, de témoignages et d’images. À travers un large panel de média (dessin, photographie, vidéo, performance, céramique, installation…), ils s’aventurent sur le terrain de la fiction pour introduire un décalage avec la réalité, laissant la place au regard critique, à l’humour, à l’invention, au questionnement, soulevant ainsi des problématiques en prise avec notre présent.

1 –  En persan, l’équivalent de cette formule se dit  « یکی بود یکی نبود » (« yéki boud, yéki naboud »), et peut être traduit par : « Il était quelqu’un, il n’était pas quelqu’un ».