Von Pariahs + Mange Ferraille

VON PARIAHS – POST ROCK – NANTES
https://soundcloud.com/von-pariahs

Mû par une forme de frustration et nourri à l’ennui des villes de provinces conservatrices, la rage de Von Pariahs s’échappe dans sa musique… Après un premier album entre pop fiévreuse biberonnée au rock anglais (des Buzzcocks à Bauhaus) et refrains que le kop d’Anfield pourrait détourner sans rougir, le ton se fait plus sec dans le deuxième. Fait “à la maison” à la sueur du front, cafetière vide et murs en béton, le groupe multiplie les clins d’œil au rock américain plus viril tout en lorgnant vers le côté débraillé des Happy Mondays et MBV pour le mur du son.

Pour “Radiodurans”, leur 3ème album, les six gars ont pris leur temps, mûrit leurs envies, transformé leur rage en élément constructif comme à leurs débuts. Réalisé par Eric Pasquereau, le chanteur/guitariste de Papier Tigre et de La Colonie de Vacances, entre autres, les nombreux morceaux déjà composés sont étirés, coupés, tordus et finalement transfigurés par cette collaboration qui s’étale sur près de deux ans. Et le résultat est là, car dès les premières secondes, on sent cette énergie décuplée, cette envie d’en découdre à tout prix. Ces mélodies naïves et cette dissonance étrange c’est de la pop, peut-être, mais alors sérieusement amochée. Quelques morceaux plus loin, l’atmosphère sombre, hachée, de «Suffocate» – leur premier single – doit quant à elle sûrement autant à la musique répétitive de Glenn Branca qu’à Suuns ou Nirvana. Dans la douceur atmosphérique de “The West” et la rancœur retenue de “Envious Eyes” il y a comme une plénitude, tout se complète sans efforts, sans contraintes. Dans “Nothing Something” et “No Legs”, le groove nous porte jusqu’aux refrains accrocheurs qui nous rappellent les meilleurs tubes du groupe, tout simplement. À l’aube de leur premier album le dessinateur Luz disait : “Ian Curtis n’est pas mort, il se bourre la gueule à Nantes avec le plus prometteur des jeunes groupes français les Von Pariahs”. Aujourd’hui on peut le dire : il se bourre la gueule avec l’un des meilleurs groupes tout court.

MANGE FERRAILLE – ROCK MINIMAL NOISE – TOURS 
https://mangeferraille.bandcamp.com/community

La rencontre d’un batteur issu du Jazz Libre, d’un guitariste poussant les limites de son instrument avec son projet So’lo’lo et d’un bassiste ayant éprouvé durant 15 ans les scènes de la Noïse avec Fordamage ne pouvait pas délivrer un groupe de musique ambiante. Mange Ferraille est un bouillonnement : d’idées, de directions, de tons, de ruptures. Le trio expérimente, déforme la vision à la fois que l’on peut avoir d’une musique jazz non écrite et d’un rock qui se calque trop aux partitions oubliant la fureur. Les morceaux sont longs sans jamais en devenir répétitifs si ce n’est par choix. L’envie de ramener les essences tribales tout en restant minimaliste : Mange Ferraille est un groupe exigeant qui ne vous caressera pas dans le sens du poil des oreilles. Il faudra laisser monter la transe, accepter la retenue, la montée de la frustration avant la délivrance. Ça crisse, ça bastonne, la guitare devient parfois stridente, les cymbales explosent, un orgue débarque de nulle part, notre ouïe est perdue mais se laisse aller.

 

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