Alice Trocellier

La matière sonore de ‘Cohortes’ provient d’un ensemble d’instruments à percussion d’inspiration asiatique composé d’ustensiles de cuisine détournés (plats en cuivre ou en aluminium), de quelques instruments exotiques (bol tibétain, petit gong), complété par les éléments épars d’une batterie rock désossée (tom, cymbales, etc.). Cet instrumentarium improvisé a été ensuite prolongé et densifié par un travail de montage, l’ajout de synthétiseur et d’enregistrements de terrain. Tirant parti des qualités microtonales et magiques des percussions exotiques, ‘Cohortes’ est un album habité et puissant. Pas tant une reconstitution, mais une manière d’éprouver une musique propitiatoire en appartement. Les 2 musiciens d’ I N S T I T U T R I C E exploitent ici les spécificités des percussions à leur disposition, mais filtrées par leurs expériences respectives – dans la musique de films ou de scène pour Éric Bentz, les rythmes appuyés du noise-rock pour Jean-Baptiste Geoffroy.

La musique d’ I N S T I T U T R I C E évoque par moments les gongs horizontaux appelés kong vong thom de l’orchestre cambodgien, ou les fulgurances d’un ensemble de gongs kolintang de Mindanao, au sud des Philippines. On est ici dans le monde flottant d’un folklore imaginaire dont les sonorités évoquent ces musiques traditionnelles asiatiques, mais étrangement propulsé par un drive puissant, une mise en place au cordeau et troublé de sons électroniques discrets. Les traitements sonores utilisés ne sont jamais en contradiction avec le son des percussions, ne sont jamais incongrus mais plutôt un prolongement naturel qui augmente ou amplifie les percussions. On pourrait dire que, en terme de traitement sonore, I N S T I T U T R I C E travaille toujours « dans le sens du bois ».

À la première écoute, l’album ‘Cohortes’ paraît massif et monolithique, mais il recèle quelques étapes clés et quelques balises pour orienter l’écoute. Le morceau intitulé ‘Werner’, à près de 11 mn 30 s, est la pièce de résistance de Cohortes. Un feu d’artifice de gongs et de cymbales sur fond de drone mystique, c’est un morceau monumental et très prenant. Le cinquième morceau, intitulé ‘Jacques’, exploite des nuances un peu différentes de ce qui précède, avec des percussions frottées à l’archet, des cymbales de l’opéra chinois, un synthétiseur plus présent que sur d’autres morceaux. C’est un moment festif et joyeux. Enfin, le superbe ‘Procession’, incluant des enregistrements d’une estive d’un éleveur de chèvres au Portugal, est le morceau pastoral de l’album.

Texte par Laurent Fairon

À la croisée du concert, du talk show et l’expérience in vivo, ce laboratoire de l’écoute invite tout le monde : les musicien.ne.s, comme les spectateur.rice.s. Sous la forme de quelques morceaux performé en live, suivi d’un temps d’échange accompagné, il s’agit de croiser les expériences et ainsi, permettre d’appréhender les musiques expérimentales, de recherche et d’écoute. I N S T I T U T R I C E – Tours (percussion et bidouillage sonore) La matière sonore du premier disque ‘Cohortes’ provient d’un ensemble d’instruments à percussion d’inspiration asiatique composé d’ustensiles de cuisine détournés (plats en cuivre ou en aluminium), de quelques instruments exotiques (bol tibétain, petit gong), complété par les éléments épars d’une batterie rock désossée (tom, cymbales, etc.). Cet instrumentarium improvisé a été ensuite prolongé et densifié par un travail de montage, l’ajout de synthétiseur et d’enregistrements de terrain. Tirant parti des qualités microtonales et magiques des percussions exotiques, ‘Cohortes’ est un album habité et puissant. Pas tant une reconstitution, mais une manière d’éprouver une musique propitiatoire en appartement. Les 2 musiciens d’ I N S T I T U T R I C E exploitent ici les spécificités des percussions à leur disposition, mais filtrées par leurs expériences respectives – dans la musique de films ou de scène pour Éric Bentz, les rythmes appuyés du noise-rock pour Jean-Baptiste Geoffroy. Le duo I N S T I T U T R I C E inscrit sa musique dans un vaste mouvement universel visant à réenchanter la musique du 21ème siècle, devenue par trop programmatique, prévisible et cynique, un processus que le sociologue Max Weber appelle démagification (Entzauberung), qui voit la technique moderne remplacer progressivement la vieille magie. Sur leur premier album en duo, Éric Bentz et Jean-Baptiste Geoffroy s’emploient à réconcilier la technologie sonore et certaines pratiques musicales ancestrales. Leur musique ne sonne pas comme celle d’un duo, mais plutôt comme une expérience collective que nous sommes invités à partager.

L’ensemble des ateliers donne lieu à une publication commune, réalisée en partenariat avec l’association Les Mille Univers, dont le suivi éditorial est confié à chaque artiste impliquée. Édition originale, ludique et intelligente à la fois, ce carnet collectif sera remis de façon individuelle à l’ensemble des participantes le jeudi 22 juillet à l’Antre Peaux puis diffusé dans les différents lieux d’exposition du programme Bourges Contemporain pendant l’été.

Pour articuler les différents chapitres de cet ouvrage, qui comportera un plan de collecte de plantes sauvages de Bourges, des recettes illustrées de macérations médicinales ou culinaires, des herbiers de plantes locales réalisés par la technique photographique du cyanotype ou à l’aquarelle chlorophyllienne, des plans utopiques de la ville, des planches tout à fait imaginaires de sciences physiques nous sollicitons l’intervention graphique de Wan-Ting Fu, artiste et réalisatrice de petites bandes dessinées malicieuses.

Du mercredi 07 juillet au vendredi 09 juillet
Souvenirs de ma rue
Intervenante : Wan-Ting Fu
Plans, maquettes, sculptures et créations sonores
Quartier val d’Auron / Bourges

Du jeudi 08 juillet au samedi 10 juillet
La vie symbiotique
Intervenante : Lætitia Bourget
Cueillette d’herbes et de plantes sauvages dans la ville pour composer ses propres macérations d’huile de soin ou de vinaigre aromatisé.
Antre Peaux / Bourges

Du lundi 12 juillet au mardi 13 juillet
Papier Machine
Intervenante : Solene Charton
Réalisation d’un manuel scolaire fictif à partir d’objets scientifiques issus des musées de Bourges (avec le RERS)
Quartier des Gibjoncs / Bourges

Du jeudi 15 juillet au vendredi 16 juillet
Papier Machine
Intervenante : Solene Charton
Réalisation d’un manuel scolaire fictif à partir d’objets scientifiques issus des musées de Bourges (avec C’est Possible Autrement)
Quartier du Moulon / Bourges

Du jeudi 15 juillet au samedi 17 juillet
Herbier cyanotype
Intervenante : Julie Ode-Vérin
Réalisation d’un herbier grâce à la technique photographique du cyanotype
Antre Peaux / Bourges

Lundi 19 juillet
Aquarelles Chlorophylliennes sur le motif
Intervenante : Anouk Daguin
Fabrication d’une encre végétale légère et peinture
Quartier Marais / Bourges

Mardi 20 juillet
Laboratoire d’Aquarelles Chlorophylliennes
Intervenante : Anouk Daguin
Fabrication d’une encre végétale concentrée et dessin dans l’Antre Peaux
Antre Peaux / Bourges

Chouette effraie, jaseur boréal, grand tétras, butor étoilé, pigeon ramier, mésangeai imitateur, pinson des arbres, lagopède des saules… Prolongeant une recherche sur le chant des oiseaux en France et en Laponie, Violaine Lochu, dans un exercice d’hybridation (bien plus que d’imitation) qui engage non seulement sa voix mais tout son corps, se réinvente en femme-oiseau (en écho peut-être aux sirènes de la mythologie, figures également importantes de son travail). L’accordéon joué, raclé, gratté, frappé, accompagne cette métamorphose.
 
Avec l’aide à la recherche du Centre National des Arts Plastiques et le soutien du CAC La Synagogue de Delme, du Ricklundgarden Museum (Suède)
Performance “surimpressions” de Séverine Ballon, violoncelliste et compositrice, (commande d’Art Zoyd Studios), Rim Oudom Southammavong
 
Violoncelliste et compositrice, pleinement engagée dans le renouvellement de son répertoire, Séverine Ballon  nourrit son travail de la fréquentation des œuvres clés du répertoire ainsi que de ses nombreuses collaborations avec des compositeurs, dans l’intimité de la fabrique sonore. Composer pour son propre instrument le violoncelle est comme un jardin secret, une promenade quotidienne à observer les sons cultivés, les regarder  avec un verre magnifiant, les organiser  et découvrir des vies si riches et fascinantes. 

Pour la performance, Myriam Mihindou utilise l’image métaphorique de la genette : un petit mammifère nocturne et discret, menacé, il subit les ravages de la déforestation, l’obligeant ainsi à changer de milieu naturel. Ce viverridé devient ainsi le vecteur d’une alerte quant aux exodes ruraux et l’effacement d’une mémoire collective.

La Genette – 2021

La genette commune est un.e petit.e félin.e, un.e mammifère nocturne et discret.e. Son pelage est formé de taches et de rayures noires. Sa longue queue rappelle la silhouette d’un serpent. Ielle peut être confondu.e avec un.e chat.te. Ielle vit dans certaines forêts d’Europe, d’Afrique et du Proche Orient.

Pour la performance, Myriam Mihindou réfléchit à partir de la genette (ou civette), notamment depuis son retour au Gabon en février 2020. L’animal devient le vecteur d’une pensée du vivant, du milieu dans lequel nous vivons. Par extension, la genette traduit aussi annonce l’exode des forêts.

L’artiste raconte : « Je souhaite fixer une image performative de la Genette, celle de femmes de plantations forestières que j’ai rencontrées dans le sud Gabon. Elles portent un panier en osier tressé sur le front, dans le panier se trouvait une machette, du bois et, sans doute, quelques bananes et tubercules qu’elles cultivent loin des villages. Ces femmes parcourent des kilomètres pour assurer le repas quotidien de leurs familles. Les pistes qu’elles empruntent sont dangereuses. Des animaux peuvent barrer leur route à tout moment et la machette est là pour assurer leur protection. Ces femmes ne se contentent pas de la machette. Elles doivent tromper le serpent, car il n’est pas louable de le tuer – le serpent est un esprit. La Genette au dos moucheté tue le serpent, elle peut être cruelle en cas d’attaque. C’est aussi un attribut mystique qu’on utilise dans les aires rituelles pour éloigner le mauvais esprit. Ces femmes des brousses, cultivatrices et cueilleuses, portent leurs nasses, des pagnes amarrés sous leur tee-shirt défraîchi, pâli par le soleil, et un legging tacheté qui rappelle le pelage de la Genette. Ce n’est pas un effet de style, elles assurent leur marche tranquille. »

Myriam Mihindou souhaite fixer l’image de cette rencontre d’une manière performative pour évoquer les activités des femmes cultivatrices et cueilleuses, mais aussi pour parler de la disparition des peuples des villages. Ces derniers sont menacés par l’exode de leurs habitant.es. Les occupant.es de la forêt sont chassé.es par l’industrie néolibérale « qui s’installe dans les villages pour asseoir des projets de déplacement, d’expropriation, de meurtre de l’imaginaire ethnique. Ces projets engendrent des exodes massifs. L’image de la Genette et des femmes cultivatrices est déjà le spectre d’une disparition, cette disparition est au plus près d’une partie de ma descendance. »

JOURNÉES ATELIERS MÉMOIRES LGBTQI
Proposé dans le cadre de la programmation Savoirs Silenciés de Julien Ribeiro et de Bourges Contemporain.
Intervenante : Christine Rougemont

Atelier autour de la mémoire audiovisuelle de la communauté LGBTQI avec Christine Rougemont co-fondatrice de MEDUSA, association audiovisuelle LGBTQI fondée par des personnes transgenres pour conserver leur histoire.


PROGRAMME :

Jour 1 
Matin – Présentation des origines de MEDUSA, sa démarche, ses différentes activités et participations à des actions et ses projets.
Après-midi – Réalisation à travers des images de la banque de données de MEDUSA d’ un très court-métrage sur les personnes transgenres et le rapport au sport (documentaire en montage sur ce sujet par Christine Rougemont)

Jour 2
Matin et après-midi – Poursuite de la réalisation du court-métrage (ce projet pourrait se situer entre le film et la performance filmée)

Jour 3
Matin et après-midi – Montage 

 

Étape de travail – Création en cours
Projet créé en Corée et en France,
Création Automne 2021

Je vous écoute

« Je vous écoute » est un duo franco-coréen, né de la rencontre entre Bora Wee, danseuse-chorégraphe et Julien Lepreux, créateur sonore. Entre cérémonie méditative, performance dansée et installation sonore, ce spectacle évolutif questionne notre capacité d’abstraction.

À l’heure où les technologies de communications envahissent notre quotidien et révèlent plus que jamais nos différences et nos contradictions, comment retrouver le lien invisible qui nous relie les uns aux autres ?

En résonance avec le concept d’infra-mince de Marcel Duchamp (qui désigne l’infime différence entre deux choses identiques), la pièce consistera à explorer cette zone floue où une chose devient une autre. En donnant autant d’importance à ce qu’il y a autour des choses qu’aux choses elles-mêmes, nous allons tenter de montrer la frontière comme une zone de reliure plutôt qu’une zone de rupture entre deux mondes.

Le spectateur va assister à la mise en place d’un dispositif d’écoute chorégraphiée. Un ballet d’objets dupliqués où haut-parleur, câbles, micro et pieds de micros sont détournés peu à peu de leur usage primaire pour devenir à la fois fétiches et purs objets graphiques. Impulsés par la danse chamanique de Bora Wee et la musique progressive, ces mouvements de corps-objets vont dessiner de multiples trajectoires, délimiter des espaces, s’agglutiner ou s’effacer sur les tapis de danse blanc comme une calligraphie mouvante.

Conception & interprétation : Julien Lepreux & Bora Wee

Chorégraphie : Bora Wee

Création sonore : Julien Lepreux

Regard extérieur : Jihye Jung

Création lumière : Frédéric Stoll

Production & diffusion : Boite Noire Gabrielle Dupas & Sébastien Ronsse

Production : R.A Compagnie / Coproduction : OARA, Antre peaux – Bourges, Art Concil Korea / Soutiens : Asia Culture Center, Gwangju Cultural Fondation, Théâtre Monfort, TAP Poitiers, ThéâtreBeaulieu, Théâtre de Die, Compagnie Dernière Minute, CNSMD Poitiers

R.A COMPAGNIE

Fondée en 2019 par Bora Wee et Julien Lepreux, la Compagnie R.A (RÉALITÉ AMPLIFIÉE) a pour vocation de créer des objets à la fois chorégraphiques et sonores pour différents supports et lieux de diffusion.

En rendant poreuse les frontières entre différentes disciplines artistiques et en favorisant l’échange entre des artistes éloignés aussi bien culturellement qu’artistiquement, la compagnie R.A veut se mettre à l’écoute de toutes les formes d’expression émergentes à travers le monde et proposer des œuvres réflexives, ou le spectateur et son regard sont inclus dans l’œuvre elle-même.

BIOGRAPHIES

Julien Lepreux – Créateur sonore & interprète

Julien Lepreux est un auteur-compositeur et producteur. Après des études de cinéma et un parcours oscillant entre métiers de l’audiovisuel et projets musicaux au sein du collectif Terra Incognita, Julien Lepreux signe un contrat d’artiste avec le producteur Olivier Chanut. En 2004, il se consacre pleinement à la musique, notamment dans différents groupes avec les musiciens Malik Djoudi et Gwen Drapeau (Moon Pallas, Alan Cock, Kim Tim). En 2007 il rencontre le metteur en scène Pierre Rigal avec lequel il travaille sur plusieurs pièces en tant que compositeur et régisseur son: « Asphalte » (crée en 2009 à la maison de la danse de Lyon, « Théâtre des opérations » créée au LG Art center de Séoul en 2012,  « Bataille » (Avignon 2013 dans le cadre des « sujets à vif ») , « Paradis lapsus » (Chaillot 2015) ,  « Scandale » , « Fugue » mais aussi plus globalement en tant que performer : « Micro » (créé à Londres en 2009) , « Même » , «Conversation augmentée », « Merveille » (en co-production avec l’Opéra de Paris fin 2018 ….). Il compose également la musique de plusieurs pièces chorégraphiques d’Emmanuel Eggermont (dont « Strange fruit » (2015) « Polis » (2017) « la méthode des phosphènes » (2018) puis « Aberration » (2019). Ce travail lui permet d’affirmer pleinement son approche musicale :Créer une musique progressive, voir  « hallucinatoire » qui surgit toujours d’un fond sonore bruitiste et se développe dans une spatialisation très large.

En 2018-2019 il co-produit le premier album du groupe Pølar Moon dans lequel il est aussi guitariste et compositeur. Il compose la musique de la pièce « Dos au mur » du collectif de danse hip-hop Yeah Yellow ! Ainsi que la musique de la pièce de théâtre « Seul ce qui brûle » de Julie Delille.

Il compose également pour le cinéma, notamment pour les films « Un sale métier » et « L’imprudent » de Pascal Catheland.

Bora Wee – Chorégraphe & interprète
Bora Wee est une danseuse d’origine sud- coréenne, née le 24 Janvier 1984 à Séoul. Elle s’initie à la danse à 7 ans par une formation au ballet classique puis une spécialisation en danse contemporaine. Formée ensuite à la Korean National University of Art de Séoul, elle obtient un master art option danse (2010) et remporte plusieurs prix (dont le 1er prix Dong-A Competition Contemporary Senior Solo et le 2ᵉ prix de la Seoul International Dance Competition).
Elle démarre sa carrière professionnelle de danseuse à Séoul avec la Compagnie Laboratory Dance Projet – LDP avec laquelle elle collabore sur une dizaine de pièces de 2005 à 2016.

Elle chorégraphie également « The Wings» Arko theater à Séoul 2014 « White night »Seogang theater à Séoul 2011 « In other words »Arko theater à Séoul 2011 « YOEJUNG »Seong-Am Art Hall à Séoul 2011 « SINAWI » National Gugak Center à Séoul 2010.
En parallèle, elle enseigne et chorégraphie à la Korean National University of Art et à la Kaywon High School of Art de Séoul. Elle travaille une première fois en Europe (Allemagne) avec Constanza Macras en 2005 (reprise de rôle dans la pièce « Shall we talk about it? ») puis avec Pierre Rigal en 2012-13 « Théâtre des Opérations ».
En 2017, elle s’installe en France et travaille avec la compagnie Adéquate de Lucie Augeais et David Gernez (pour les pièces « Job » 2017, « Chronique diplomatique » 2018 « les royaumes » 2020. Elle joue également dans la pièce « GALA » 2017 de Jérôme bel, à Poitiers, « Merveille » 2019 de Pierre Rigal, créée à l’Opéra de Paris . En 2020, elle obtient plusieurs bourses de l’Art Concil Korea, l’Asia culture center et Gwnagju cultural fondation pour développer le projet « Je vous écoute » et la compagnie R.A.

Dans cette création, l’acteur de 120 battements par minute, d’Un couteau dans le cœur et de Sauvage Felix Maritaud (qui a étudié à l’école des Beaux-Arts de Bourges) nous invite à un voyage égo-complètement-trippé au sein de la nouvel trilogie des oeuvre de Guillaume Dustan publié chez P.O.L (Oeuvres II (2021)). Entre lecture, auto-fiction et finalement point d’accroche entre un auteur et son lecteur, Félix nous transporte entre commentaire sur le monde, sur l’amour de soi et l’amour de l’autre. 
 
Félix Maritaud
Né dans un village du Berry, il quitte le foyer familial dès l’adolescence pour découvrir l’Europe. Enchaînant les petits boulots, il entre en 2012 aux Beaux-arts qu’il est contraint de quitter un an et demi plus tard faute de moyens. Alors qu’il ne se destinait pas à la comédie, il reçoit un appel l’invitant à passer le casting de 120 battements par minute (2017), repéré par un imprésario quand il était barman. Il décroche le rôle de Max, l’un des militants d’Act Up. Des débuts au cinéma remarqués puisque le film remporte le Grand Prix du Festival de Cannes ainsi que six César.
L’année suivante, il revient fouler les marches de la Croisette pour deux films, Un Couteau dans le cœur, présenté en sélection officielle, et Sauvage, projeté à la Semaine de la critique. Le premier, thriller baroque se déroulant dans l’univers du porno, lui permet de retrouver Yann Gonzalez avec lequel il avait tourné le court-métrage Les Îles. Le second lui offre l’opportunité de tenir le premier rôle principal de sa jeune carrière. Il y incarne Léo, un prostitué toxicomane qui vit dans la rue. Sa présence brute et solaire, de tous les plans, lui vaut le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation 2018 à la Semaine de la critique ainsi que le Valois Adami du meilleur acteur au Festival d’Angoulême 2018.
 

OFFRE D’EMPLOI
PDF : Offre médiation arts du spectacle mars 2021

L’Association Antre Peaux, située à Bourges, accueille les artistes, les chercheurs(euses), les visiteurs(euses), les anciens et nouveaux publics, les participants(tes) aux activités proposées. Antre Peaux est une boîte à outils appropriable et modulable, un élaboratoire de création, dédié à l’accompagnement de projets dans les domaines des musiques actuelles et expérimentales, des arts visuels, de la danse contemporaine, de la performance, du théâtre, de la création vidéo, cinématographique et des métiers contemporains.

Pour renforcer notre équipe de médiation, nous recrutons :

1 MÉDIATEUR(TRICE)

Au sein d’une équipe engagée et créative, vos missions seront essentiellement liées au secteur danse-théâtre-performance et seront principalement les suivantes :

• Élaborer des actions de médiation en lien avec les équipes artistiques accueillies
• Organiser et assurer le suivi des ateliers de pratique
• Organiser des rencontres adaptées aux différents publics
• Créer des outils pédagogiques et des documents de médiation
• Accueillir les publics lors des différents évènements

Dans le cadre de vos missions, vous serez ponctuellement amené(e) à effectuer des déplacements (régionaux).

• CDD de 12 mois (pouvant potentiellement déboucher sur un CDI)
• 30 heures/semaine
• Permis B souhaité
• Anglais correct exigé

De formation dans le domaine de la médiation culturelle et/ou de l’art, avec une expérience d’un an minimum, n’hésitez pas à postuler.

Envoyer CV et lettre de motivation sur : dominique.jorandon@antrepeaux.net

France Metal présente la troisième édition des Metal Awards, victoires des musiques Metal audio et vidéo.

Le but principal des Metal Awards est de référencer et de faire découvrir la richesse culturelle de la scène française. 
Découvrez et votez pour 3 groupes dans chaque grande famille. Un total de 18 votes en audio et 18 votes en vidéo de 2020.

Groupes ayant eu une actualité audio ou vidéo répertoriés dans 6 grandes familles de l’univers des musiques Metal. (Extreme , Ambient , Core , Hard , Metal ,  Fusion)

Deux catégories de vote sur leur site en  audio et vidéo (ATTENTION, certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties).

Une catégorie de vote sur facebook pour les illustrations, artwork des albums audio.
Parcourez les dossiers des 6 grandes familles audio : Extreme , AmbientCoreHardMetal , Fusion . Likez les cover qui vous plaisent le plus. Ils mettront en avant les artistes ayant eu le plus de votes.

Enregistrez-vous par mail ou via votre profil facebook pour effectuer vos votes.

Pensez à bien vérifier vos spams au moment de l’inscription. Merci de les prévenir en cas de non réception. Des groupes manquants ou des informations manquantes ? Contactez-les. 

Résultats des votes le dimanche 21 mars , arrêt des votes le samedi 20 mars à minuit. 

Mail: awards@france-metal.fr

Vous aimez les projets de France Metal,  soutenez l’association en adhérant.

APPEL À PARTICIPATION RENCONTRES INTERNATIONALES MONDE-S MULTIPLE-S
PDF : Appel à participations Rencontres Internationales Mondes Multiples 2021

PDF : Call to participation to the Rencontres Internationales Monde-s Mutliple-s 2021

DESCRIPTION DE L’OFFRE

Un appel est lancé aux étudiant-e-s et artiste-s émergeant-e-s pour proposer leurs oeuvres ou projets de recherche impliquant l’usage de la réalité virtuelle ou de la 3D. Un choix de projets et d’oeuvres sera opéré par un groupe de professionnel-les de l’art : programmateur-rices, théoricien-ne-s, artistes et enseignante-s. Seront plus particulièrement étudiées les propositions engagées dans des enjeux contemporains nous apparaissant comme essentiels dans le contexte global actuel : le féminisme, les écologies, les luttes décoloniales, les luttes sociales et politiques, les visions dés-anthropocentrées, la trans-disciplinarité, le soin, les pratiques et savoirs situés et alternatifs.

Pour obtenir de plus amples informations, contactez-nous : claire.guilloux@antrepeaux.net

POUR CANDIDATER

Date limite d’inscription le 30 mai 2021
Publication des résultats le 30 juillet 2021

Pour candidater, remplir le formulaire ci-dessous. 

Demande de service

    Conformément à la réglementation en vigueur, vous devez nous donner votre accord pour recevoir notre lettre d'information.

Atelier en ligne, sur inscription
réalisé en partenariat avec la Fraca-Ma 

Depuis leur apparition dans les années 60, les synthétiseurs ont permis à de nombreux artistes de révolutionner leur univers sonore par la création de sons nouveaux et personnels. Bien que l’on puisse les confondre avec des équipements de laboratoires abscons, les synthétiseurs modulaires

sont une source d’inspiration à nulle autre pareil, car ils permettent la création de timbres illimités sans chemin du signal pré-établi. Il existe de nombreuses techniques de synthèse pouvant donner des résultats totalement différents, allant de l’organique au totalement synthétique, mais toujours uniques, car créées à partir d’une seule et unique matière : l’électricité. Apprendre à maîtriser l’action

de chaque type de modules (oscillateurs, LFO, filtres, inverseurs et autres) sur le signal électrique, ouvre les portes de la création de sons totalement nouveaux et, à travers ces derniers, le développement d’une identité sonore.

Julien Guillot (aka Stazma The Junglechrist, Repeat Eater, Golden Fangs et co-créateur du label Concrete Collage) propose aux participants d’apprendre à maîtriser la synthèse sonore par l’utilisation de ces outils mystérieux et fascinants que sont les synthétiseurs modulaires.

Nous utiliserons pour ceci le logiciel libre VCV rack, pour permettre au plus grand nombre de retravailler les concepts abordés à la maison par la suite, mais aussi des démonstrations de quelque machines réel sélectionnées pour l’occasion.

Par-delà la brume proposent des aventures poétiques, seules ou à plusieurs via un streaming vidéo.

Par-delà la Brume est un collectif brumeux de plusieurs personnes naviguant sur les vagues du “KissKerCoeur”. 

Ielles recherchent par la “Narration”, spéculation, une manière de penser « le vivre ensemble » ! Emmener avec nous le monde, dans cette possibilité de voir par-delà la matière à travers le langage, la transmission, le partage, l’oralité, l’immatérielle… Tout.e.s ces horizons subtiles remplies de vie et de possibles.

À travers des biotopes imaginaires, nous tentons de penser nos interactions en phase avec nos engagements collectifs et individuels. Ils s’étendent dans les différents champs politico-socio tel que : le féminisme, l’écologie, le dé-colonialisme, la poésie, l’activisme discret, le multi culturelle, etc. Ces éco-systèmes fictionnels nous permettent de créer de nouvelles manières de nous déplacer, de conter des histoires.

L’envie n’est autre que de voyager en partageant le respect du vivant. Une forme d’accessibilité à l’imaginaire commun. Faire rêver par le présent. Le rêve proposant des possibilités laissant les médiums rejoindre le mouvement.
Si celui qui regarde par le télescope ne voit qu’un œil, c’est parce qu’il regarde dans un miroir ! Brisons la vitre et laissons les contes nous raconter, ils sont les pieds les mains et autres pensées. Par-delà le lieu et les déambulations numériques.

Pour cette soirée, Dawa-Hifi convoque ses amis pour un live enflammé de 18h à minuit avec : MASKHÂL meet MYSTERIOUS KID, ROOT’SKANKERS, UNKLE BEN et U-STONE. Allumez vos ordinateurs et profitez du son ! De belles surprises vous attendent tout au long de la soirée. 

Dawa Hifi est un collectif de Bourges qui officie depuis 2005. Sound system et dub maker, Val & Ben, partagent leur amour du reggae/dub depuis maintenant 15 ans au 4 coins du globe. L’élaboration du sound system et la création musicale n’ont pas de limites comme ces 2 protagonistes qui visent à vous faire vivre une véritable immersion sonore. 
Ils apparaissent aussi à la tête de leur propre label “Dawa Outernational”. Organisateur des soirées Outerdub avec l’association Le Gros Bazar au Nadir, à Bourges, ils veulent continuer leur démarche fondamentale qui se résume à la création à la diffusion en autonomie.

 

Depuis le 15 mars, nos corps et nos cœurs sont endoloris par trop de canapés et pas assez de contacts humains. C’est pourquoi nous vous proposons une séance en live avec Nicolas Lebon, ostéopathe. A travers des exercices simples, l’idée est de retrouver équilibre et mobilité mais aussi de commencer à panser collectivement nos douleurs en vue d’avenirs multiples et lumineux. 🤞🌞
 
 

Suite à une plainte de Laurent Faulon, deux articles de presse ont été publiés : dans Le Monde (10 janvier 2021), puis sur le site Internet du journal Médiapart (13 janvier 2021), l’artiste Claude Lévêque est accusé de pédocriminalité.

Si la justice doit désormais faire son travail et que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence, force est de constater que les Mondes de l’Art et de la Création ne sont évidemment pas épargnés par ce type de violences.

Nous avons collaboré avec Claude Lévêque près de trente années. Nous avons aussi collaboré avec Laurent Faulon. Après une période de sidération suite aux différents témoignages et articles de presse, nous souhaitons réaffirmer nos engagements et convictions.

Nourri-e-s par une pensée queer et féministe qui interroge les structures patriarcales, et tous les systèmes de domination, exercés de façon souterraine ou en toute impunité, nous tenons collectivement à affirmer que nous défendons fermement et contribuons à tous les combats contre les violences physiques et/ou morales, faites sur toute personne, et évidemment envers les enfants. 

Nous affirmons condamner ces actes criminels, quels qu’en soient les auteur.es. Ils-elles ne sont programmables sous aucun prétexte dans notre structure. 

Nous sommes solidaires de toutes les victimes présumées. Nous soutenons et remercions toutes les personnes qui ont le courage de parler. Leurs paroles aident à mieux voir et à mieux comprendre des systèmes qui engendrent des violences inacceptables.

L’équipe de l’Antre Peaux

Diffusion le vendredi 12 février à 21h !

 

À paraître en LP et CD le 02/04/21 chez Les Disques du Festival Permanent, Pagans et Murailles Music.

Artwork et illustration de Camille Lavaud

Construit comme un jeu de tarot inventé, De Mòrt Viva explore l’idée d’un paganisme contemporain en dix odes jubilatoires, humoristiques et spirituelles.

L’occitan auvergnat s’impose au crachoir, déployant son maillage métaphorique et polysémique, empreint de la candeur particulière d’une langue nouvellement acquise. La mélodie naît du mot, le poème enfante la chanson, dans une forme qui pourrait rappeler de loin et sans l’érudition, le trobar, l’art des troubadours.

Dans cet album-jeu chaque morceau décrit une situation possible, avec ses émotions et ses enjeux types, ses systèmes de forces souvent réversibles et dont le sens échappe à la pensée manichéenne. Puisant dans les figures sans âge du Carnaval, ces dix chansons arcanes apporteront peut-être à nos consciences de quoi penser autrement les préoccupations contemporaines.

Toujours hybride et exploratoire, la musique de Sourdure se révèle ici sous un visage neuf. Exosquelette ou révélateur chimique, l’électronique se camoufle dans les aspérités de la chanson comme pour en troubler les contours. Emportée par une armada de percussions et d’instruments à vent, la voix prend naturellement sa place forte, susurrant, savourant la langue d’oc comme un vin macéré.

On y entend :

Laurent Boithias à la vielle à roue
Eloïse Decazes (Arlt) au chant et au concertina
Josiane Guillot à la voix
Wassim Hallal au daf
Maud Herrera au chant
Elisa Trébouville (Bourrasque, Sourdurent) au banjo et au chant
Amélie Pialoux (Ensemble Nulla Dies Sine Musica), cornet à bouquin, trompettes anciennes
Jacques Puech (La Nòvia, Sourdurent) à la cabrette

Tirée de ce nouveau tarot, ici la carte de la rupture :

La saison chaude passée, tombés les derniers fruits, la table est rase et des particules d’apocalypse se diffusent dans l’air.
L’extérieur se referme sur les profondeurs intérieures.
La récession nécessaire couve une promesse de floraison en des temps plus favorables.
Alors la chanson met son costume de prière, se vêt d’atours incantatoires pour appeler la saison rude et embrasser son changement de cap. 

 

Membre fondateur des groupes HINT (depuis 1993), LA PHAZE (depuis 1999), DEAD HIPPIES (depuis 2013) et ATONALIST (depuis 2017), Arnaud Fournier se lance pour la première fois dans une aventure totalement solo, avec l’envie de sculpter la matière sonore à l’aide de ses instruments : guitares et amplis, trompette et saxophone, samples et effets. Le concept a pour but de proposer une expérience sonique complètement immersive, de travailler l’impressionnisme sonore en allant de la légèreté d’une goutte d’eau à la lourdeur d’une enclume. Comme toujours, il s’agit de (mal)mener les extrêmes, de confronter la beauté au bruit, de faire rejoindre le sensible et le physique.

Projet Krafla de l’artiste Konrad Korabiewski

Concert audiovisuel et installation aux abords de 18 forages et d’une centrale géothermique.

Krafla est une performance électroacoustique en direct, essentiellement composée d’enregistrements recueillis sur le terrain de la centrale géothermique de Krafla, et dans les alentours de cette région de cratères volcaniques du nord de l’Islande. Le concert est accompagné d’une projection vidéo d’un film monochrome en super 16 numérisé, ainsi que d’un montage de photos des environs de Krafla.

La centrale géothermique de Krafla comprend de multiples et profonds forages plongeant jusqu’aux vapeurs et sources géo-thermales. Au-dessus de chaque forage, il y a une structure géodésique reliée au réseau de pipelines qui acheminent l’eau et la vapeur vers la centrale. L’apparence de chaque forage varie en fonction de la date et de la profondeur de l’installation, et constitue ainsi une sorte d’instrument de musique doté d’un caractère propre. Les processus d’évaporation et les turbines de la centrale produisent aussi une intense densité sonore. Ces infrastructures industrielles s’inscrivent dans le contexte météorologique de ce territoire de cratère volcanique, sujet à des vents très puissants et à un épais brouillard. Krafla explore ainsi la relation entre ces forces humaines et non humaines.

Ce projet a été relayé à l’automne 2018 par le New York Times Magazine dans un article intitulé “Sonic Voyages Issue” répertoriant des voyages à travers le monde, dans des zones constituant des environnements et paysages sonores particuliers, dont l’Islande, en faisant référence aux enregistrements effectués sur le terrain par Anna Friz et Konrad Korabiewski.

Enregistrements audios sur le terrain : Anna Friz & Konrad Korabiewski, pour la publication de Sonic Voyages paru le 22/09/18 dans le NYT Magazine.

Présentation photos : Anna Friz
Projet, musique et réalisation en 2020/2021 : Konrad Korabiewski

Projet NS-12
Vivez en exclusivité la présentation d’une oeuvre nominée pour un prix sur le site des Rencontres Monde-s Multiple-s.
http://mondesmultiples.antrepeaux.net/ns-12/

Club Contra-Sexuel est une expérience de dj set rituel en ligne comme un massage érotique en audio pour réveiller les corps invisibles, les organes inventés. Il met en commun les forces d’évocation de la science-fiction queer, les chants réparateurs du féminisme miltiant, les états polymorphes des musiques de club, la bande son d’un film post-porno peut-être.
Ensemble et dans un bain sonore joué et interprété en direct, on plonge en soi-même comme dans un monde fluide où la jouissance s’exprime dans des formes mulitpliées.

Gérald Kurdian étudie les arts visuels à l’ENSAPC avant d’intégrer le post-diplôme Ex.e.r.ce 07 sous la direction de Mathilde Monnier et Xavier Le Roy. Ses concerts obliques sont depuis lors régulièrement présentés dans les contextes du spectacle vivant, des arts visuels et de la musique indépendante. Depuis 2017, iel développe, HOT BODIES OF THE FUTURE!, un cycle de recherches performatives et musicales sur les micro-politiques queer et les formes alternatives de sexualité. Prix Paris Jeunes Talents 09 et repéré.e par le Grand Zebrock et le FAIR 2010, son premier album This is the hello monster! est sélectionné parmi les meilleurs albums de l’année du quotidien Libération.
En 2016, iel sort le disque Icosaèdre, en collaboration avec le musicien électronique Chapelier Fou et en 2020, un EP pour les clubs réalisé avec le producteur Apollo Noir, Tarek X – I -V.

Iel est actuellement l’un.e des artiste-chercheur.ses de la Cooperative de Recherche de l’École Supérieure d’Arts de Clermont-Metropole.

Deux entités sonores se réunissent pour vous livrer un live le samedi 5 décembre à 21h.
 
QANM
Depuis 2016, les artistes Quentin Aurat et Nicks Morrow, respectivements actifs dans les arts-sonores et la scène métal-hardcore, expérimentent de longues performances sonores à base de larsens, effets analogiques, et instruments préparés. Cette rencontre a donné naissance à QANM (simple acronyme des prénoms et noms des artistes). La musique de QANM est sombre, minimale, et tient tout autant au contexte dans lequel elle s’étend que le son en lui-même, comme indissociable de l’expérience d’écoute. Leurs performances sont généralement composées d’un seul tenant : une pièce unique qui évolue très lentement, où les détails émergent à l’écoute par une aptitude du corps à se laisser emporter par ces vibrations complexes.
En 2019, ils éditent un album éponyme composé de deux longues pièces sonores enregistrées live, à fort volume dans un espace acoustique non traité en respectant une certaine stratégie du “less is more”. Entre harmonie et dissonance, la radicalité du projet QANM ne laisse pas indifférent : dans la ligné du dark ambient et de la musique industrielle, Quentin Aurat et Nicks Morrow exécutent avec un engagement presque rituel, une échappée sonore envoûtante, profonde, et parfois glaçante.
 
Gerome Nox
Co-fondateur dans les années 80, (avec Cecile Babiole et Arno Hussenot), du groupe industriel NOX dont il est devenu leader jusqu’en 1994 (R.I.P.), Gerome Nox a ensuite participé à des expositions en France et à l’étranger, collaboré régulièrement avec des artistes plasticiens, composé et interprèté des bandes sonores originales pour le spectacle vivant et la danse contemporaine.
Depuis, Gerome Nox a profité de l’accueil qui lui a été réservé par des écoles d’art et des collectifs comme l’association Emmetrop (aujourd’hui une partie d’Antre Peaux) pour revenir à ses premiers amours, les “Arts Visuels/Sonores” il s’en suit des installations sonores in situ (Sans Titre/Fréquence/Transpalette/Emmetrop 2010, Drone/Genre Humain/Palais J.Coeur Bourges 2015, Drones/Impétus Festival 2018, entre autres).
Gerome Nox est également co-fondateur, with Mister Black Sifichi, du duo Dark Ambient “BlackNox”.
Gerome Nox développe aujourd’hui un travail composé de matières sonores produites au préalable ou enregistrées en live avec ses guitares électriques (instrument fétiche). Il sculpte ainsi la matière sonore, manipule bruits et ambiances, produisant une énergie parfois violente, proche des climats agressifs, jubilatoires, oppressants des milieux urbains et industriels. Ses paysages sonores, en perpétuelle évolution, mixent puissance, excès et minimalisme des plus épuré, s’adressant tant aux viscères qu’aux oreilles.
Ce travail composé à 95% de sons de guitares électriques traité par ordinateur est destiné à cette occasion à être réinjecté et diffusé par une batterie d’amplificateurs de marque “Marshall”, (figure icônique Rock/Metal ainsi sublimée), produisant un univers sonique “Drone/Dark Ambient” proche de la transe qui était déjà son propre objectif dans les premières réalisations du groupe NOX au siècle dernier. La boucle serait elle ainsi bouclée? Non!!! Elle tourne et s’amplifie…
Emilia Sanabria est anthropologue, membre du Centre de recherche médecine, sciences, santé, sociétés (CERMES3) et responsable du programme de recherche “Healing Encounters: reinventing an indigenous medicine in the clinic and beyond.” 
 
Denis Chartier est géographe et artiste, Professeur à l’université de Paris, membre du laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS).  
 
À partir de ses travaux anthropologiques sur la globalisation des rituels d’ayahuasca, une potion amazonienne psychotrope, Emilia Sanabria s’interrogera sur l’efficacité des dispositifs de guérison. Les rituels d’ayahuasca sont des dispositifs multispécifiques où les rapports humains-plantes/mondes sont en jeu. Ces dispositifs transforment les modes d’attention. Si en occident l’accent est mis sur l’efficacité pharmaceutique de la plante, les pratiques traditionnelles de guérison révèlent l’importance du cadre rituel, de la manière avec laquelle l’espace est tenu et l’importance primordiale du soin donné aux choses.
 
A partir de ses travaux de géographie environnementale, qu’il qualifie volontiers de gaïagraphiques, Denis Chartier s’interrogera sur l’efficacité des dispositifs de réponses à la catastrophe écologique et de guérison du « corps territorial ». Après un bref rappel de ce qui verrouille les propositions d’écologie politique (en Amazonie, dans les conférences internationales, etc.), Il montrera, à travers la présentation des pratiques de viticulteur.e.s en vins naturels de la vallée du Cher et du Beuvron, l’importance primordiale du soin, de sa mise en résonance avec les autres qu’humains, visibles ou invisibles, pour pleinement construire de nouveau modes d’habiter multispécifiques. 
 
Emilia Sanabria et Denis Chartier dialogueront ensuite autour des méthodologies pour saisir et promouvoir ces formes dattention. 
 
 
 
 
Résidence du 30 novembre au 27 décembre. 
 
Depuis la fin de l’année 2018, pendant la période hivernale, je vis avec des cultures de physarum polycephalum, que l’on connait plus communément sous le nom vulgarisé de “blob”. Être hybride, ni animal, ni végétal, ni fungi, mais évoluant avec des caractéristiques de ces trois espèces, iel fait partie d’une catégorie du vivant  nommée les myxomycètes.
Suite aux différentes observations et expérimentations effectuées jusqu’ici, je souhaite rentrer avec iels dans une communication inter-espèce où nos corps seront mis en relation à travers différents dispositifs. Créer des méthodes d’incubations grâce à la chaleur du corps, développer des habit(at)s de culture communs, mêler les battements de mon coeur à ses fluxs électriques, rentrer en relation physique en l’accompagnant dans celles qu’il rencontrera avec d’autres espèces telles que des lichens, mousses, bois divers et autres fungis développés en laboratoire feront partie des recherches que je mènerai au sein de cette résidence à l’UrsuLaB. Ces recherches donneront lieu à des performances expérimentales documentées sur fond de musiques populaires revisitées.
 
À partir du 22 décembre, découvrez le film de Quentin Aurat & Julie Ode Vérin, produit pendant la période de résidence.
Depuis septembre, la Fulgurante Cie mène une résidence de territoire pour la création “Histoires d’âges et d’étages” autour de la déconstruction des trois tours du Grand Meaulnes, et plus particulièrement “L’Aventure”.
Trois mois dans le quartier du Moulon, à rencontrer, échanger, écouter, photographier, créer avec ce que les habitant.e.s voulaient bien leur confier sur leurs souvenirs de ces tours, du quartier, de leurs rêves. Avec toute cette matière, la Fulgurante Cie a investi artistiquement la tour “L’Aventure” pour lui redonner une dernière fois vie.
Vous deviez pouvoir venir le 18 novembre, à partir de 15h, pour participer à cette restitution. Vous auriez pu ressentir des sensations uniques quand on monte ces neufs étages, ce que cela fait lorsqu’on rentre dans une pièce et qu’on y entend les voix, les chansons des habitant.e.s, et que l’on profite une dernière fois de cette vue unique lorsqu’on est au 9ème étage.
 
Pour marquer le coup quand même, on vous donne rendez-vous le 18 novembre, de 15h30 à 16h30 pour un live.
Vous serez embarqués dans une déambulation de la tour “L’Aventure”, durant une petite heure.
 

Fabrique permanente de la création en Région Centre – Val de Loire Antre Peaux – Bourges ouvre ses plateaux à la création – Résidences courtes

Période : Décembre 2020 et Janvier 2021

17 accueils de projets en résidence sur trois plateaux et au Centre d’art Le Transpalette.

La friche artistique et culturelle l’Antre Peaux s’ennuie des artistes… Depuis mars 2020,… entre annulation, reprogrammation et ré-annulation, entre jauge à 100, puis à 50, les changements d’horaire, les conditions covid-19 pas conviviales du tout, le re-confinement qui nous ampute une fois de plus des publics en présentiels. 50 % du truc quoi !! Le deuil de cette rencontre entre artistes et publics nous reste douloureux.

Alors nous transformons, une fois de plus tout, à l’arrache, on s’adapte. Nous ne voulons pas continuer à annuler et à attendre suspendus aux communiqués du gouvernement. Rester vivant et debout avec vous et faire du handicap une force émancipatrice. 

ET PUISQUE QU’ON NOUS Y INVITE :

« Pour la culture, nous autorisons le travail préparatoire aux spectacles, les répétitions, les enregistrements et les tournages afin de préparer les activités de demain » Jean Castex devant l’Assemblée Nationale, dispositif défendu par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Dans le monde médiatique, par le filtre de la télévision, créations, répétitions, enregistrements, tournages, nous le savons renvoient aux Cérémonies des Molières, Festival de Cannes, Victoires de la Musique, filières d’excellence et Industries culturelles. Dans les circuits officiels médiatisés, ce qui est préservé c’est un monde, l’image d’une France à l’étranger coupée de sa diversité. Sur le terrain, l’enjeu dans le monde de la culture, avec tous ses acteurs et actrices, est tout autre. Nous n’avons plus le temps de l’opposition des petits contre les gros, plus le temps d’en perdre. Nous devons avant tout œuvrer à l’expression joyeuse des diversités culturelles invisibilisées. La démocratie culturelle doit vivre en période de crise sanitaire ou autre.

Antre Peaux défend les pratiques amateurs, les artistes, les groupes, les compagnies, les collectifs émergents et semi-pros, comme les moyens d’expressions personnelles ou collectives, véritables contributions qui permettent de se rendre acteur de la culture et non pas seulement consommateur de culture. Elle rappelle qu’il s’agit d’un des droits fondamentaux de l’homme : toute personne a le droit de participer à la vie culturelle. L’article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme indique ainsi que « toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. » Antre Peaux à Bourges, au service de la création de sa région depuis bientôt 40 ans, a décidé d’opérer des stratégies de la joie et d’ouvrir ses plateaux, au maximum, aux artistes, groupes, compagnies de la Région Centre-Val de Loire. 

Nous tenons à saluer le travail mené avec les services de la DRAC Centre-Val de Loire, de la Région Centre- Val de Loire et des collectivités qui nous accompagnent et nous aident à mieux appréhender ces temps difficiles. Leur soutien essentiel dans nos projets d’alternatives joyeuses et constructives nous encourage malgré les difficultés rencontrées à être cette Fabrique permanente.

Un appel à projets ouvert à tous les types de projets, comme à toutes les nécessités de travailler sur des plateaux adaptés : projets émergents, jeunes compagnies, groupes de musiques actuelles, collectifs d’arts sonores, artistes qui souhaitent sortir de l’atelier pour travailler autrement et se confronter à l’ailleurs critique et ‘care’ à la fois.

SENTEZ-VOUS LES BIENVENU-E-S À ANTRE PEAUX.

Les inclassables, les hybrides, les inquiets du monde, les fomenteurs de mondes pour demain, les spéculateurs, les constructeurs sonores,….

SENTEZ-VOUS LES BIENVENU-E-S À ANTRE PEAUX.

Ce projet vit conjointement avec une programmation déjà existante d’accueil en résidence, et de production de films. Il sera aussi relayé par la création d’une plateforme en ligne ressource sur antrepeaux.net disponible à partir de la mi-décembre. Mille et un plateaux, un jeu collectif pour une expérience de résistance constructive et collective à laquelle nous souhaitons associer les créateurs-rices de notre territoire.

Fabrique permanente de la création en Région Centre – Val de Loire

Antre Peaux – Bourges ouvre ses plateaux à la création – Résidences courtes

Période : Décembre 2020 et Janvier 2021*
* Au format mobile, les dates et créneaux de résidence sont disponibles sous le formulaire.

17 accueils de projets en résidence sur trois plateaux et au Centre d’art Le Transpalette

Un appel à projets ouvert à tous les types de projets, comme à toutes les nécessités de travailler sur des plateaux adaptés : projets émergents, jeunes compagnies, groupes de musiques actuelles, collectifs d’arts sonores, artistes qui veulent sortir de l’atelier pour travailler autrement et se confronter à l’ailleurs critique et ‘care’ à la fois.

Multi-champs : 

Les plateaux ouverts

Informations sur les dates :

Cadre de sélection

Deadline des dépôts des dossiers

Date de sélection des projets 

Les projets choisis seront publiés sur le site antrepeaux.net

Modalités de la résidence : 

Les projets retenus recevront une Bourse/Indemnité variable suivant le nombre de jours en résidence et le nombre de personnes dans l’équipe artistique. Cette indication sera communiquée aux porteurs de projets. 

Les collectifs et groupes, pour les résidences musiques actuelles, arts sonores, danse ou performance sont accueillis dans une limite de 5 personnes maximum, 2 pour les résidences d’arts visuels, et 1 pour la résidence d’écriture.

Sont mis à disposition :

Les résidences sont conventionnées et ouvrent au droit au déplacement en situation de COVID.

Toute intervention éventuelle avec des publics scolaires et spécifiques pourra faire l’objet d’un avenant à la convention, avec une rémunération adaptée. En dialogue avec l’artiste.

 

Constanza Piña / Corazón de Robota (Curicó -Chili- 1984)

Artiste visuelle, danseuse, chercheuse et éducatrice indépendante centrée sur l’expérimentation en médias électroniques, technologies open-source pratiques DITO (Do It Together). Ses propositions artistiques sont présentées sous différents formats intégrant danse, performance sonore et œuvres participatives.

Son travail porte une réflexion sur les ensembles techno-humains et le rôle des machines dans notre culture ; en mettant en cause l’éducation, le capitalisme et le patriarcat techno-centriste par opposition à la connaissance ouverte, à l’autonomie et à la valorisation du travail technique manuel.

Intéressée par le recyclage, le hardware hacking, soft-circuits, l’artisanat et la sorcellerie électronique ; elle crée le projet sonore Corazón de Robota avec des synthétiseurs DIY où elle explore le domaine des fréquences audibles et inaudibles telles que les perceptions physiques, les vibrations comme les messages cosmiques, le bruit et l’arythmie.

Elle a réalisé de nombreuses expositions, concerts, ateliers et conférences sur l’expérimentation électronique et la culture DIY au Chili, en Argentine, au Pérou, en Bolivie, en Uruguay, au Paraguay, en Équateur, en Colombie, au Brésil, au Costa Rica, au Salvador, au Guatemala, au Mexique, au Canada, au États-Unis, en Espagne, en France, en Italie, en République tchèque, en Norvège, en Finlande, au Canada, en Pologne, en Hollande, en Slovénie, en Croatie et en Grèce. Co-responsable des rencontres techno-féministe Cyborgrrrls, Son travail est basé sur la philosophie de la culture libre et de l’anarchie électronique.

C’est quoi les iNOUïS ?

Point de repère de tous les professionnels de la musique, les iNOUïS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel est le premier dispositif national de repérage et de sélection de nouveaux artistes. En plus d’être soutenu par le ministère de la Culture, cet accélérateur de carrière s’appuie sur 28 antennes territoriales et plus de 350 professionnels pour défricher des perles rares aux cinq coins de la France mais aussi au Québec, en Belgique et en Suisse. Un réseau unique, piloté par Réseau Printemps, qui participe depuis 35 ans au développement et à la professionnalisation des artistes émergents.

Les iNOUïS les ont révélés…

Chaque année, le dispositif des iNOUïS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel représente presque 1/5 de la programmation du festival : parmi 150 artistes programmés à Bourges, une trentaine de jeunes talents sont issus des iNOUïS. Ainsi, chacun leur tour, ils ont la chance de pouvoir se produire sur scène devant le public et les professionnels.

Parmi les artistes révélés lors des éditions précédentes : Ben Mazué, Rilès, Aloïse Sauvage, Christine and the Queens, Eddy de Pretto, Gauvain Sers, Merynn Jeann, Leys, The Doug, Fishbach, Silly Boy Blue, Calling Marian, DI#SE, Last Train, Lysistrata, BEKAR, Petit Biscuit, Fakear, Hyphen Hyphen, Odezenne, Feu! Chatterton, Radio Elvis, Ash Kidd, L’ordre du Périph, Apollo Noir, Nemir, Von Pariahs…

Artistes ! Déposez votre candidature et espérez faire partie de la sélection 2021 des iNOUïS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel !

14h-18h : Speed-meeting « Conseil et ressource » – Espace pédagogique

Ouvert aux groupes / entrée libre

Vous êtes musiciennes ou musiciens et vous souhaitez avoir des conseils sur la filière des musiques actuelles ? Les membres du réseau Fraca-Ma se mobilisent pour répondre à vos questions et vous orienter au mieux. Vous pourrez bénéficier d’un entretien individuel pour faire le point sur votre activité, qu’elle soit en amateur ou en recherche de professionnalisation.

16h-18h – Table ronde sur le thème des coopérations – Espace pédagogique

Ouvert aux groupes / entrée libre

A destination de tous les porteurs de projets musiques actuelles du Cher.

Cette rencontre, animée par la Fraca-Ma, sera l’occasion pour chacun et chacune de présenter ses projets en cours et à construire et de les envisager sous l’angle de coopérations solidaires (à différentes échelles : départementales, interdépartementales, régionales, interrégionales…).

 21h30 – Concerts – Nadir

10€/8€/5€

PTI’ SAM (rap fr / Bourges)

Sortie de la tombe du défunt groupe de rap-rock CLASSIK (2010 – 1016), Pti’Sam sort en octobre 2016, son premier projet solo : Bourillard, une œuvre littéraire, musicale et photographique, co-produite avec le beatmaker Scoop. Artiste polymorphe au spleen atrabilaire assumé, son dernier album “Un monde en downtempo” sortie en novembre 2019 se veut plus deep et trip-hop que le précédent. Accompagné sur scène d’un bassiste et d’un batteur, il y délivre un live intime et intense avec des textes forts et bien écrits sur des sujets sociétaux sensibles.

STRAWBERRY SEAS (indie rock / Tours)

La musique du groupe Strawberry Seas évoque de douces réminiscences de groupes qui ont vogué dans les années 1990, au rayon brit pop et rock indé notamment.

Raphaël, Carine, Antoine, Clément et Romain nous embarquent dans un voyage en pleine mer où guitares, claviers et mélodies à deux voix finement ciselées se mêlent tout à tout sur des chansons alliant mélancolie douce, légèreté pop et rage contenue.

FIRST DRAFT (rock / Tours)
First Draft est un duo rock né à Tours en 2016. Influencé par différents groupes anglo-saxons (Foals, Tool, the Dead Weather, Tesseract, Queens Of The Stone Age…), le duo adopte un son puissant tout en conservant une formation minimaliste, mêlant simultanément basse et guitares.

Live le jeudi 26 novembre à 21h

Toisant les cyclones depuis 2012, le collectif à géométrie variable OISEAUX-TEMPÊTE est l’une des formations phares de la scène indépendante française et européenne.

D’albums  au  long cours  construits  lors  de  voyages  autour  du  bassin  méditerranéen  (la  trilogie «Oiseaux-Tempête», Ütopiya?», «AL-’AN!») à leur récent périple montréalais («From Somewhere Invisible»), de bandes originales hypnotiques («Sortilège (TLAMESS)», «Khamsin») en lives-épopées («TARAB»), le groupe formé par Frédéric D. Oberland & Stéphane Pigneul s’est adjoint au fil des ans les services de musiciens aventureux (G.W.Sok (The Ex), Mondkopf, Jean-Michel  Pirès  (Bruit  Noir),  Radwan  Ghazi  Moumneh  (Jerusalem  In  My  Heart),  Jessica Moss (A Silver Mt Zion), Gareth Davis, Charbel Haber…), orchestrant ensemble une odyssée sauvage et incandescente.

Habitués à collaborer avec le duo de vidéastes AS HUMAN PATTERN (Grégoire Couvert & Grégoire Orio) pour les clips de leurs derniers albums, c’est lors d’une résidence dans le cadre du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand en 2020 que OISEAUX-TEMPÊTE et AS HUMAN PATTERN ont commencé à élaborer un projet commun faisant dialoguer musique live et projections vidéo montées en direct.

Soulèvement des corps, mémoire, dualité, animalité, transe, guerre, folie des hommes, autant de thématiques qui s’entrechoquent dans un détournement d’images d’archives en fables poétiques renvoyant tout autant à l’inconscient collectif qu’à nos fictions contemporaines.

En cinéma et en musique, AS HUMAN PATTERN & OISEAUX-TEMPÊTE convoquent les fantômes et invitent à une expérience immanente du réel.

COSSE oscille entre post rock et noise. Harmonies tranchantes et magmas de larsens nous plongent dans un cumulonimbus opaque. Avec pour seul écho une voix décharnée qui, lorsqu’elle ne scande pas, murmure. Il y a chez Cosse une sensibilité et une fragilité frappante. Girl Band, Slint et Sonic Youth ne sont clairement pas loin. Ils font partie de ces groupes qui, si vous tendez bien l’oreille, ne vous laisseront pas indifférent. On les retrouve à partager les planches avec Lysistrata, Mothers ou encore Chiyoda Ku. Leur premier EP Nothing Belongs to Anything sorti sur les labels A TANT REVER DU ROI et GRABUGE RECORDS

 

Maï no Maï présente Djân avec Karine Gonzalez danse, percussions corporelles, chant et Idriss Agnel udu, cajon, cistre et guitare électrique. 

 

Du mardi 22 septembre au mercredi 30 septembre 2020, l’Antre Peaux était témoin de belles retrouvailles entre les membres du groupe Bérurier Noir pour réfléchir au “Monde d’après ».
 
“L’organisation du “Monde d’après” est devenu une question récurrente. Que pouvions nous faire, individuellement et collectivement, à l’issue d’un confinement aux répercutions très inégales pour chacune et chacun d’entre nous. C’est ainsi qu’a germée, pour Bérurier Noir, l’idée de se retrouver humainement et musicalement, quasiment 15 ans après la fin groupe et près de 30 ans si l’on reste sur la date butoir des concerts de l’Olympia de novembre 1989. Fallait-il attendre encore cinq ans, dix ans, quinze ans ? Évidemment non, autant pour des raisons de forme physique que de santé mentale.”
Retrouvez la chronique complète de leur séjour.
 
C’est avec émotion et plaisir que nous les avons accueilli en résidence pour soutenir le début d’une étincelle. Merci aux éternelles agités !