Première de création !
Dans la continuité du travail commencé à Antre Peaux en mars dernier, Vanasay Khamphommala poursuit son travail chorégraphique autour du baiser comme forme chorale inclusive. Accompagnée d’amateurices, elle achève à Antre Peaux la création de cette performance qui sera présentée pour la première fois dans l’espace public à l’issue de deux jours d’atelier .
Qui embrasse qui ? Où ? Quand ? Comment ? Tendres, froids, violents, consentis, volés, amicaux, baveux, familiers, sexuels, sociables, matinaux, distraits, fougueux, étranges, convenus, maladroits, chastes, transgressifs, les baisers apparaissent dans une étourdissante diversité de formes et d’intentions, selon les contextes historiques, géographiques, politiques, sociaux, culturels, selon les protagonistes aussi, bien sûr.
Kissmogony revendique tout à fait l’héritage militant du kiss-in.
Kissmogony est une tentative de résumer et de révolutionner l’histoire du monde à travers une succession de baisers : non plus selon une perspective hégémonique hétéronormative, mais selon une perspective plurielle, queer, multisubjective, rendant présents des corps et des gestes souvent invisibilisés. Dans un espace donné, pendant une vingtaine de minutes, une quinzaine de performers s’embrassent, se regardent s’embrasser, se laissent regarder alors qu’ielles s’embrassent. En une demi-heure, ielles résument le parcours d’une vie humaine, du premier au dernier baiser, dans tous les sens. Ce faisant, ielles créent un écosystème éphémère, dans lequel les baisers deviennent la métonymie de toutes les interactions humaines et non humaines, d’un cosmos qui naît, vit, et meurt.




