Mille et un plateaux
Portraits d'artistes

Mille et un plateaux

Découvrez les artistes sélectionnés

Nous avons ouvert nos plateaux à la création dans le cadre d’un appel à projet pour inviter les artistes à venir en résidence aux mois de décembre 2020 et janvier 2021.

Les sélectionnés sont : 

Écriture 

Décembre
Molina Lola (Bourges)
Lola Molina est une jeune auteure dramatique. Elle est co-fondatrice avec Lélio Plotton de la Compagnie Léla. En septembre 2020, elle part trois semaines à La Chartreuse avec l’idée d’écrire un monologue pour un acteur. Le projet infuse et prend forme avec les premières pages de «ALBUM», texte résolument théâtral mais qui puise du côté de l’énergie musicale, fait de «morceaux» pour un acteur. Album de musique, album photos, voix d’un acteur/chanteur, voix scénique et confessions au micro.

Tifaine Coignoux (Bourges)
Tifaine Coignoux est un personnage aux multiples alias récemment diplômé d’un DNSEP à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges. Elle entame la deuxième écriture d’un récit de science-fiction : un homme aperçoit un arbre au détour d’une route, une adoration passionnée de l’homme à l’arbre se met en place. Les saisons passent allongées, proche de cet arbre, des instants de relations trépidantes et érotiques se passent entre les feuilles, au plus proche du tronc. Cependant, un hiver plus vigoureux arrive, l’été fut si chaud, l’arbre souffre des racines jusqu’à ses hautes branches. L’homme aussi ne se porte pas mieux, son corps est alourdi, ballonné, engourdi. Quand, ces belles rondeurs sont-elles devenues des protubérances ?

Arts visuels

Décembre
Collectif DRUMS (Bourges)

Drums est un collectif de neuf artistes (tous ne seront pas présents) qui mène chacun.e une recherche transversale et en particulier dans le domaine du son. En tant que promotion 2020 du postdiplôme Arts et créations sonores à l’Ensa Bourges, le collectif s’interroge sur les nouvelles relations possibles entre arts et son. Dans le cadre de leur intervention au festival ‘Tsonami’ qui se tiendra à Valparaiso au Chili du 11 au 20 décembre 2020, Drums cherche une plateforme du 6 au 11 décembre pour proposer une émission de radio collective pré-enregistrée, un PAD (prêt-à-diffuser) qui sera diffusé lors du festival. Pour ce faire, Drums active pendant une semaine un studio d’enregistrement autour de l’épistémologie du verbe « transformer ».

Guillaume Lo Monaco (Bourges)
Sous des apparences ludiques, les œuvres de Guillaume Lo Monaco portent la marque d’un regard amer posé sur le monde, nourri d’inquiétudes et de désillusions. Déployé à travers des installations et des œuvres graphiques, son esthétique du fauxsemblant dérange les imaginaires sans inscrire son discours dans le registre de la dénonciation frontale. Le spectateur fait face à une contradiction aussi symbolique qu’affective qui l’invite à trouver son propre positionnement face à la violence de l’époque. Des boucliers anti-émeute, supports à un message de liberté ou des jeux infantiles qui virent au cauchemar, suscitent ainsi autant un rire amusé qu’un profond malaise, tout en ouvrant l’espace d’un décalage proprement critique. Cette année 2020 est particulièrement marquante. Pour cela, nous essayons de nous réfugier dans des choses qui nous rassurent. Nous avons tous des objets fétiches qui nous apaisent et nous font nous sentir bien ou en sécurité. Je pense au «doudou» de notre enfance. Pour ce projet, j’aimerai détourner un objet de l’imagerie terroriste : l’E.E.I (Engin Explosif Improvisé). Objet artisanal fait avec les moyens du bord, ces engins ont modelé nos sociétés et surtout nos peurs. Bien que méconnu du grand public, il a un poids fort dans notre quotidien. Par le bais de la peluche, j’aimerais tourner en dérision la fabrication de ces objets explosifs.

Karine Bonneval (Cher) et Shoï (Orléans)
Karine Bonneval, artiste visuelle en collaboration avec Shoï, artiste musicien plasticien vidéaste performeur chercheur. Un projet arts et sciences avec les scientifiques en biomécanique végétale. Eric Badel, INRAE PIAF (Clermont Ferrand), Emmanuel De Langre, LadHyX (Paris) et Nicolas Visez, laboratoire PC2A (Lille). En partant d’un outil mis au point par des scientifiques et des programmateurs permettant de visualiser les mouvements des branches et des feuilles sous différents vents, l’idée est de créer un environnement sonore et visuel, une installation qui montre la complexité et la beauté des interactions entre l’arbre, le vent et l’humain : adaptation de la structure, échanges de COV (Composés organiques Volatiles), de pollen anémophiles, pollution.

Janvier
Sylvie Ungauer et Paul Laurent (Orléans)
Sylvie Ungauer est une artiste qui s’intéresse aux problématiques identitaires et féministes et de manière plus large à la relation qu’entretiennent des individus avec leur lieu de vie. Elle produit des œuvres à échelle variable, que ce soit des maquettes de ville, des sculptures habitables, des œuvres graphiques et des films qui questionnent la territorialité. Le travail de composition de Paul Laurent l’a conduite à développer en studio une pratique sonore faite de manipulations d’objets de toute sorte. Persuadé que la musique se crée à l’instant où on l’écoute, et avec l’autre – musiciens et auditeurs – son travail sonore est indissociable du contexte dans lequel il est produit. “Fais que tout ce que touche mon corps soit transformé en pépite d’or fauve !”  C’est le défi que se lancent les deux protagonistes de cette histoire, face aux objets en matière plastique présents sur la scène. Comme dans la légende de l’or du roi Midas, à force de manipulation, de contact des corps en mouvements, ces “objets” se transforment pour devenir musique, poésie et ornement.  Objets manufacturés, ils ont déjà entrepris un processus de renouvellement devenant matière au contact de l’eau, du soleil, des organismes vivants après avoir été abandonnés dans les rivières et les océans.  Mais en retour, ils ont altéré les écosystèmes, modifié nos proches, les animaux marins pour finalement nous revenir. Allons-nous, nous-même, nous transformer avec la surabondance de ses micro plastiques ?

Anaïs Dunn et Stéphane Joly (Bourges)
Compositeur en électroacoustique, responsable de l’atelier Son à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Bourges (ENSA Bourges) et enseignant au Conservatoire en classe de Musique Électroacoustique, il travaille la matière sonore, le field recording et pratique des interviews. Anaïs Dunn porte son attention sur les qualités intrinsèques des matières, leur poids, leur chaleur, leur déplacement dans l’espace, leurs reflets, leur transparence. En découlent les questionnements et valeurs dans lesquels Anaïs développe son territoire de recherche.

Cent Soleil (Orléans)
Cent Soleils réunit réalisateurs et cinéphiles autour du désir de faire vivre d’autres images de cinéma, de la diffusion à la production en passant par l’accompagnement des pratiques amateurs et l’Education Artistique et Culturelle par l’Education à l’Image. Traverser : passer, pénétrer de part en part, à travers un corps, un milieu interposé, subsister. Quatre artistes, deux cinéastes et deux musiciens, déploient sur scène les multiples facettes de la traversée à travers le dialogue de l’image et du son. Avec leurs instruments respectifs, clarinette et accordéon pour les musiciens, projecteurs 16mm pour les cinéastes, ils créent en temps réel un film improvisé. Cette performance de « cinéma élargi » brise le cadre de la projection classique et invite le spectateur à une expérience immersive, totale : une traversée sensorielle.

Par delà la Brume (Bourges)
Par-delà la Brume est un collectif brumeux de plusieurs personnes naviguant sur les vagues du “KissKerCoeur”. Elles recherchent par la “NARRATION?” spéculation, une manière de penser « le vivre ensemble » ! Emmener avec nous le monde, dans cette possibilité de voir par-delà la matière à travers le langage, la transmission, le partage, l’oralité, l’immatérielle… Tous ces horizons subtils remplis de vie et de possibles.

Par delà la Brume (Bourges)
Par-delà la Brume est un collectif brumeux de plusieurs personnes naviguant sur les vagues du “KissKerCoeur”. Elles recherchent par la “NARRATION?” spéculation, une manière de penser « le vivre ensemble » ! Emmener avec nous le monde, dans cette possibilité de voir par-delà la matière à travers le langage, la transmission, le partage, l’oralité, l’immatérielle… Tous ces horizons subtils remplis de vie et de possibles.

Arts du spectacle
Musiques Actuelles

Décembre
Netflex (Tours)

«  Cette rencontre est née d’une commande d’Alain Vankhenove (Directeur du Pôle Jazz au Conservatoire de Bourges) pour la première édition du Bourges Jazz Festival.  Cette expérience nous a enthousiasmé et donné envie de recommencer. Fonder ce groupe est pour nous l’occasion de tester de nouvelles idées et de nous affirmer en tant que jeunes musiciens Berruyers, Lillois et Tourangeaux en proposant nos compositions. Nous travaillons à retransmettre l’esthétique jazz à travers notre musique mais sans s’enfermer dedans car ce style est aussi synonyme de croisements et de rencontres humaines et culturelles. Nous ne voulons pas nous cantonner au public du jazz et cherchons à nous ouvrir à un public plus large.Nous cherchons à nous inscrire dans une démarche et une esthétique proche de collectifs comme le Tricotllectif et le Capsul-Collectif; un jazz où les influences sont multiples, tout comme son public. »

Ariel Tombale (Bourges)
Groupe de punk hardcore de Bourges, composé de membres de groupes existants (ou ayant existés) Mathem & Tricks, I’ve Learned, The Buxom Blade, Burn Process, Forgive, etc., formé en 2019 sous le doux nom de Ariel Tombale. Influences : Refused, Blacklisters, Mss Frnce, Mindforce, etc. C’est un travail acharné depuis début 2019 à coups de répétitions hebdomadaires pour faire naître ce projet à 90%, finalisé avec une dizaine de morceaux. Massive Dub Corporation (Bourges) Formation de 6 musiciens, Massive Dub Corporation s’attache à décloisonner le dub par l’apport et l’hybridation de ses influences groove et musiques improvisées. En recherche constante de nouvelles sonorités, le mixage dub offre un panel presque infini de possibilités d’aventures sonores. C’est ce principe que le groupe cherche à apposer sur ses compositions mêlant musiques métissées issues de nombreux brassages comme le jazz, les musiques électroniques, le reggae, ou la soul. Il prépare actuellement un troisième album qui devrait sortir en 2021. Il est pour eux primordial de prendre un temps de composition et de travail sonore avant de pouvoir finaliser leurs maquettes et passer en studio.

Pineapples (Tours)
Pineapple est un trio musical punk/techno, interactif et festif. Le groupe a été créé en 2016 au sein de la Cie 100 Issues, Cie de cirque contemporain dans laquelle les trois musiciens de Pineapple jouent aussi dans diverses spectacles En cette période difficile, il leur paraît important de défendre les notions de libertés liés à la musique et ce qu’elle crée auprès du public. Peut-être, faut-il ré-imaginer, réinventer la fête, avec toutes ces contraintes de distanciations sociales… Mais le public en a besoin et eux aussi, alors ils ne lâcheront rien. Ils veulent pouvoir faire évoluer leur projet, et prendre le temps nécessaire pour repenser / retravailler leur live tout en s’adaptant aux conditions sanitaires / sécuritaires actuelles.

Shoon (Bourges)
Shoon présente “Noir total”, une pièce sonore pseudo-angoissante en quatre points de diffusion, dans un noir le plus total. Il y a la perception et les sens, le réel et notre imaginaire, l’inconnu et la confiance. Juste, fermer les yeux.

Janvier
Diane Cluster Diane (Orléans)

Au début c’était Diane solo dans son nid écrivant des mots câlins au bord de l’insomnie. Bientôt Marceau loup rythmicien, ensoleillé dans la Creuse magique, lui proposant des voyages en caravane au milieu des cailles. Ailleurs, Victor. Ils avaient partagé une ou deux expériences musicales, peut-être, il y a longtemps. Mais c’était plus simple de fantasmer sur ce qu’ils désiraient vraiment. Été 2019, Diane vagabonde en Creuse et dans tout le soleil trouve un fragment de nuit, une histoire à étirer, qui devient son 1er album «Billets doux» en juin 2020 (hébergé par La Souterraine). Quelques jours plus tard, c’est de nouveau l’été et les trois amis se retrouvent en Creuse à fabriquer dans la fameuse caravane. Les groovy boys se joignent à la conteuse pour peupler son univers tendre et naît alors Diane Cluster Diane.

Julien Esperon and Cie (Bourges)
Le projet est la création d’un groupe ne réunissant que des musiciens professionnels originaires du département du Cher autour du répertoire Afro-beat / soul ! Il s’agit ici de rassembler les influences et caractéristiques de chaque musicien autour du répertoire composé et arrangé par Julien ESPERON. Le groupe s’est réuni à 3 reprises depuis le mois de septembre 2020 mais a été coupé dans sa dynamique par les mesures de restriction dues à la crise sanitaire !

Dawa Hifi (Bourges)
Dawa Hifi est un collectif de Bourges qui officie depuis 2005. Sound system et dub maker, Val & Ben partagent leur amour du reggae/ dub depuis maintenant 15 ans au 4 coins du globe.  L’élaboration du sound system et la création musicale n’ont pas de limites comme ces 2 protagonistes qui visent à vous faire vivre une véritable immersion sonore.   Ils apparaissent aussi à la tête de leur propre label «Dawa Outernational».  Organisateur des soirées Outerdub avec l’association Le Gros Bazar au Nadir à Bourges, ils veulent continuer leur démarche fondamentale qui se résume : La création à la diffusion en autonomie.

Claude Alma (St-Cyr-sur-Loire)
Un musicien assis joue de la guitare.  Le son est clair, ample, atmosphérique, spatialisé par l’effet doppler « naturel » de la cabine Leslie et de discrets traitements sonores en temps réel. Un téléphone retentit et interrompt cette parenthèse harmonique : c’est la mort qui s’invite au bout du fil, elle se retrouve très vite à l’intérieur même du téléphone. Comment s’en débarrasser ? On assiste alors à une électrification progressive du son. Les feedbacks surgissent au gré d’une chorégraphie jouant de l’espace résonnant, les machines prennent bientôt une place prépondérante dans le paysage alors que se dessine ce qui pourrait s’apparenter à une lutte contre les éléments. Le calme reviendra-t-il après la tempête ? Au-delà du fait de questionner notre dépendance au smartphone ainsi que notre rapport à la mort, Claude Alma se lance dans une quête quasi-mystique de ce qu’il nomme « l’essence harmonique », sur les pas d’un Charlemagne Palestine, voyageant à travers l’espace-temps du son rock, entre Jim O’Rourke et Sunn O.

Duo Vertygo (Bourges)
Né en 2014 de la rencontre d’un guitariste et d’une clarinettiste aux multiples amours et influences musicales, le Duo Vertygo développe depuis 6 ans sa voix à travers différents projets – spectacles, albums, coopérations artistiques. Le duo a fêté en 2020 sa 150e scène. Il s’est produit notamment au Printemps de Bourges (Scène départementale et Off), à la Bellevilloise et à la Péniche Anako (75), aux Folies Berruyères (18), aux festivals La Parenthèse (36), La Clef des Arts à Freyssihnes (46), de Parassy (18), et pendant des événement tels que Les Grands Feux de La Borne ou L’assemblée de Loye (18).

Antonin Chaumet (Bourges)
Jeu de matière sonore brute ou traité en direct qui enveloppera le spectateur dont le son peut suivre différentes trajectoires à différentes vitesses, relié directement à une matière visuelle en perpétuel changement. Entre silence et son brut, entre pénombre et lumière crue.

Julien Chamla (Orléans)
Nourri d’expériences de transe en environnement sonore, AMOUR TAMBOUR est un projet solo autour d’une batterie, une harpe basse électrique, des percussions massives, une envie de mettre les corps en mouvement et un besoin vital de lâcher le mental. Rythmes répétitifs et ultra primitifs à fort volume, drones et masses sonores spectrales faites d’innombrables artefacts et illusions sonores, le rock primitif contemporain de AMOUR TAMBOUR fait vibrer nos organes de l’intérieur et redonne une existence vibrante à nos enveloppes corporelles contraintes et violentées par un pouvoir délétère depuis trop longtemps. AMOUR TAMBOUR est une quête du geste brut émancipateur, un élan vers notre pulsation originelle, commune, libre et créatrice. Amour tambour est tambour, amour tambour est amour.

Prima Materia, lecture sonore en quadriphonie (Rochecorbon)
La littérature orale a toujours existé. L’art de raconter est très certainement le plus vieil art et la plus vieille forme d’expression de notre humanité. Depuis la nuit des temps ,nous écoutons des histoires. Aujourd’hui nous les écoutons encore (fictions radiophoniques, podcasts, livres audio…). Si cet art a traversé les siècles c’est bien que sa fonction apparaît comme une nécessité. 

Danse / Théâtre / Performance

Décembre
Marion Godon – Compagnie Maintenant ou Jamais (Cher)

Après être passée par l’orthophonie puis avoir obtenue une licence en Science de l’éducation, Marion se forme au théâtre à Lyon. Depuis, elle n’arrête pas de lire, voir, réfléchir à cet art qui l’anime tant. Passionnée de transmission également, elle profite de la multiplicité des champs d’actions de son travail pour donner mais recevoir également lors de stages de recherches avec Vincent Macaigne ou Koffi Kwahule notamment  La Petite Robe Bleue raconte l’histoire d’une gamine née au mauvais endroit. Elle se sent différente de ses parents, de son milieu, de ses codes. Elle rêve d’un ailleurs. Ici, le temps est long et ne passe pas. La honte l’habite ; elle sent le patois lui venir aux lèvres naturellement et tente de lutter à acquérir un nouveau langage que celui imposé et déformé par son milieu. Son corps l’encombre, il porte les stigmates de ses origines sociales. Elle cherche à le transformer pour devenir quelqu’un d’autre. Elle passe son temps devant la télé, ses idoles télévisuelles deviennent le moyen de penser à un ailleurs, une obsession nait alors : partir à la ville…. La Petite Robe Bleue est un solo théâtral performatif. Il est né d’un sentiment obsédant qui persiste au fond de moi : l’imposture. Née dans un endroit où je n’étais pas à ma place, j’ai tenté de la chercher ailleurs et donc partir du milieu rural dans lequel j’ai grandi. Aujourd’hui, La Petite Robe Bleue est devenue une urgence, une nécessité.

Némo Flouret – Compagnie Bleu Printemps (Orléans)
Né à Orléans, Némo Flouret est un artiste chorégraphique, danseur, performer, chorégraphe, diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de l’école bruxelloise P.A.R.T.S. Son travail chorégraphique s’inscrit généralement dans des espaces hybrides, à l’extérieur des théâtres. L’univers qu’il construit invite à questionner les différentes définitions d’espaces. Utilisant le texte, l’art visuel et le contexte sociétale et politique comme potentielle porte d’entrée dans la chorégraphie. « Le nombre d’années que j’ai vécu au vingtième siècle se compte sur les doigts d’une main. C’est à la fois assez pour en regretter l’idéal européen humaniste et trop peu pour en apercevoir autre chose que la carcasse : les infrastructures industrielles et commerciales dont les réseaux de transit s’étirent à l’infini. L’élan de 900 Something days spent in the XXth century s’origine dans le désir de mener cette ruine à sa fin. J’ai formé un commando, un groupe d’intervention composé d’individus dont le rôle est millimétriquement calibré. Les dix corps jetés sur l’asphalte répètent dans une saccade grandissante un processus qui semble impossible à achever : la machine s’enraye. La tête la première, cette ruée de corps juvéniles mais déjà usés étreint un chaos de feu et d’acier. Nous faisons le tour de nos limites, nous en prenons les mesures – mais seulement pour en étendre le périmètre, avec une sincérité qu’il nous faut sans cesse renouveler. »

Janvier
Compagnie Être (Tours)

La Cie Être est une compagnie performative Queer, revendiquant la liberté et l’acceptance sous toutes ses formes. Elle organise des soirées intitulées « Show Burlesque Déglingué » tous les 2 mois au Grand Cagibi à Tours avec une première partie, la présentation du travail des stagiaires de la compagnie et une deuxième avec des professionnelles du milieu burlesque engagées. Des workshops « Trouver et créer votre personnage burlesque » qui sont un travail de déconstruction pour retrouver son moi originel sans les vernis imposés par la société dès notre naissance, attribution d’un genre, éducation, construction sociale, influence familiale et poids sociétal. Permettant ainsi au stagiaire de se libérer des traumas de son parcours de vie et de le transcender en un alter ego qui deviendra son personnage et sera libre de tout dire. Des « Fais ton chabada bada » à thématique imposée, qui se rapprochent plus de la danse avec effeuillage et permettent d’aborder le burlesque de façon plus légère qu’avec les workshops, qui demandent un engagement sur 1 an minimum et sont psychologiquement plus intenses. Ainsi que des workshops « Drag King », « Make-up personnage » et « Création de nippies/pasties » occasionnels. 

Collectif Trouble (Tours)
Ancré dans les cultures Queer, le collectif Trouble a les deux pieds sur la piste de danse. Souvent, nos propositions artistiques naissent, aboutissent, ou s’abreuvent au dancefloor. Nous aimons brouiller les pistes et déformer les formats. À plusieurs reprises nous avons testé la symbiose entre le son du club et le texte, théâtral, revendiqué, susurré, ou même conférencé.  Pour la première édition de la Bifurqueer en février 2019, la trouble nuit multigenre s’est inaugurée sur un paradoxe visuel et sonore : une conférence* des plus strictes sur la question du mot Queer, peu à peu perforée par le beat lourd de la House, puis performée par trois danseuses de Voguing de haut niveau. La musique prend alors le pas sur la parole : enjeux de pouvoirs, de discours, de contextes. De la musique ou du mot, qui est le plus apte à porter le message souhaité ? 

Vanasay Khamphommala (Tours)
Vanasay Khamphommala vient au théâtre par la musique et l’opéra. Il suit une formation de comédien dans la Classe libre du Cours Florent, monte Shakespeare, Corneille, et Barker, joue pour JeanMichel Rabeux et Jacques Vincey. En 2014, il devient dramaturge permanent du Centre dramatique de Tours, dirigé par Jacques Vincey. Ils y créent ensemble Yvonne, princesse de Bourgogne, Und, La Dispute et Le Marchand de Venise (Business in Venice). Pour la scène et le livre, Vanasay traduit Shakespeare, Barker et Anne Carson. Il écrit pour le théâtre : Faust (en collaboration avec Aurélie Ledoux), Rigodon !, Orphée aphone, Vénus et Adonis. Ses textes sont publiés aux éditions Théâtrales. Ancien élève de l’École normale supérieure, formé à Harvard et à l’université d’Oxford, il a soutenu à la Sorbonne une thèse de doctorat intitulée Spectres de Shakespeare dans l’œuvre de Howard Barker, publiée aux Presses de l’Université Paris-Sorbonne.  En 2017, il crée la compagnie Lapsus chevelü. Il présente en 2018 la performance L’Invocation à la muse au Festival d’Avignon, dans le cadre des Sujets à vif, suivi d’Orphée aphone (2019) et Monuments hystériques (2020). Il est artiste associé au Théâtre Olympia – Centre dramatique national de Tours, et artiste compagnon au TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine. Il est également chanteuse.

Cie Entité (Tours)
«Prémices» traite de la liberté et de faire communauté.   De l’élévation d’une personne dans un système fermé et de l’influence qu’il exerce sur son environnement. Créée en juillet 2020, la pièce entre en résonance avec notre condition sociale actuelle, le rapport à l’autre et l’urgence de reprendre possession de sa liberté. Pour cette création contemporaine, le langage de la danse hip hop vient retranscrire la brutalité de cette période  inédite  et l’énergie virevoltante qui vacille en nous en attendant un nouveau commencement.

Cécilia Ribault (Tours)
Née en 1977, elle s’intéresse d’abord aux arts plastiques et à l’histoire de l’art. Elle obtient un BAC option arts plastiques en 1995 puis un Deug en histoire de l’art en 1998. C’est alors qu’elle se tourne professionnellement vers la danse contemporaine. Se formant à différentes approches corporelles dont des arts martiaux comme l’aikido, le kung fu et le kalaripayat, elle participe à de nombreux workshops au cours desquels elle rencontre des chorégraphes qui l’inviteront à intégrer leurs projets.

Retour en chiffre : 

Pour cette première expérience d’appel à projet, nous avons reçu 88 propositions d’artistes et nous en avons retenu 30 : 12 projets sur décembre 2020 et 18 sur janvier février 2021.

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