Diffusion le vendredi 12 février à 21h !
À paraître en LP et CD le 02/04/21 chez Les Disques du Festival Permanent, Pagans et Murailles Music.
Artwork et illustration de Camille Lavaud
Construit comme un jeu de tarot inventé, De Mòrt Viva explore l’idée d’un paganisme contemporain en dix odes jubilatoires, humoristiques et spirituelles.
L’occitan auvergnat s’impose au crachoir, déployant son maillage métaphorique et polysémique, empreint de la candeur particulière d’une langue nouvellement acquise. La mélodie naît du mot, le poème enfante la chanson, dans une forme qui pourrait rappeler de loin et sans l’érudition, le trobar, l’art des troubadours.
Dans cet album-jeu chaque morceau décrit une situation possible, avec ses émotions et ses enjeux types, ses systèmes de forces souvent réversibles et dont le sens échappe à la pensée manichéenne. Puisant dans les figures sans âge du Carnaval, ces dix chansons arcanes apporteront peut-être à nos consciences de quoi penser autrement les préoccupations contemporaines.
Toujours hybride et exploratoire, la musique de Sourdure se révèle ici sous un visage neuf. Exosquelette ou révélateur chimique, l’électronique se camoufle dans les aspérités de la chanson comme pour en troubler les contours. Emportée par une armada de percussions et d’instruments à vent, la voix prend naturellement sa place forte, susurrant, savourant la langue d’oc comme un vin macéré.
On y entend :
– Laurent Boithias à la vielle à roue
– Eloïse Decazes (Arlt) au chant et au concertina
– Josiane Guillot à la voix
– Wassim Hallal au daf
– Maud Herrera au chant
– Elisa Trébouville (Bourrasque, Sourdurent) au banjo et au chant
– Amélie Pialoux (Ensemble Nulla Dies Sine Musica), cornet à bouquin, trompettes anciennes
– Jacques Puech (La Nòvia, Sourdurent) à la cabrette
Tirée de ce nouveau tarot, ici la carte de la rupture :
La saison chaude passée, tombés les derniers fruits, la table est rase et des particules d’apocalypse se diffusent dans l’air.
L’extérieur se referme sur les profondeurs intérieures.
La récession nécessaire couve une promesse de floraison en des temps plus favorables.
Alors la chanson met son costume de prière, se vêt d’atours incantatoires pour appeler la saison rude et embrasser son changement de cap.
