Comment la pratique artistique de Myriam Mihindou nous conduit-elle à repenser la valeur de la relation ? Entre souvenirs personnels et collectifs, entre l’ici et l’ailleurs, la plasticienne et photographe ausculte les blessures tant individuelles que collectives. La mémoire devient son terrain de jeu où les reliquats de la violence esclavagiste et coloniale sont pansés comme autant de souffrances qui réclament d’être soignées. Dans cette démarche curative, le rétablissement des relations rompues agit comme un remède aux maux que le temps n’a pas su faire oublier. Dans une discussion animée par Yasmine Belhadi, l’artiste réagira aux différents liens iconographiques que peut évoquer l’exposition « Silo ». En mettant en relation les œuvres avec des résurgences d’idées, d’images et d’événements, cette rencontre a pour projet de montrer les relations entre le monde visible et celui de l’invisible, entre le pouvoir subit et celui que l’on possède, entre le rituel et l’action politique.
La conférence est suivie d’une visite commentée de l’exposition.

