Cinéma-partition

Dates

Mardi 19 octobre — Playtime
Mardi 16 novembre — Bonjour 
Mardi 14 décembre — The connection
Mardi 18 janvier — L’ordre et Méditerranée
Mardi 8 février — La rivière Subarnarekha
Mardi 8 mars — Mur 
Mardi 5 avril — Fantastic Mister Fox

PARTENAIRES

Le terme partition désigne d’abord le texte musical qu’un compositeur propose à des interprètes. Mais il est avant tout une opération de division dont l’usage lexical le plus courant concerne l’éclatement d’un pays en deux ou plusieurs États qui implique que se dessinent de nouvelles frontières. Le film est par essence traversé de nombreuses partitions (fiction/documentaire, image/son, silencieux/parlant…) et le montage qui est une de ses inventions majeures consiste en des opérations de coupe et de collage.

Le cycle Films-Partitions fait l’hypothèse que certains films constituent des partitions dans les deux acceptions du terme : au sens musical, comme composition et au sens géopolitique comme moment de division.

Des figures en exil qui prennent la mesure de leur déracinement (La Rivière Subarnarekha, Réminiscences d’un voyage en Lituanie), le refus de l’ordre des choses (Bonjour, L’ordre), les obstacles transparents de la modernité (Playtime), le retour d’un compositeur venant prendre la mesure de son héritage ( Ludwig Van), une communauté animale organisant sa survie (Fantastic Mister Fox), l’arpentage d’un territoire historique et la violence de la frontière (Méditerranée, Mur) ou encore la communauté ambiguë que composent des musiciens (The connection), sont autant de motifs qui nous engagent à scruter le monde et à en dévoiler le partage.

Si comme le dit le philosophe Jacques Rancière « le partage du sensible fait voir qui peut avoir part au commun en fonction de ce qu’il fait et du lieu où il est. », le film entendu comme partition est un usage du monde où le spectateur peut décider de sa place et de son interprétation.

Playtime – Jacques Tati – France 1967, 115 minutes
Des touristes américaines ont opté pour une formule de voyage grâce à laquelle elles visitent une capitale par jour. Mais arrivées à Orly, elles se rendent compte que l'aéroport est identique à tous ceux qu'elles ont déjà fréquentés. En se rendant à Paris, elles constatent également que le décor est le même que celui des autres capitales...

Bonjour - Yasujiro Ozu - Japon 1959, 94 minutes
Dans la banlieue de Tokyo, Minoru et Isamu, deux enfants à qui l’ont interdit de regarder la télévision, entament une grève de la parole. La marche du progrès et le poids des conventions sociales filmés de manière insolente et drôle.

The connection – Shirley Clarke – USA 1961, 110 minutes
Un documentaire fictif avec des musiciens de jazz et des artistes toxicomanes qui attendent chacun leur dealer qui est le lien de tous les protagonistes. La lourdeur du huis-clos et de l’attente enrobée d’arabesques musicales.

L’ordre - Jean Daniel Pollet - France 1973, 44 minutes
Qu’est-ce qui établit la frontière entre le normal et l’anormal ? Telle est la question posée par Raimondakis, fils d'avocat, devenu lépreux, enfermé pendant 36 ans et qui se fait le porte-parole des lépreux. Une bouche d’ombre nous parle depuis l’îleléproserie de Spinalonga.

Méditerranée - Jean Daniel Pollet - France 1963, 45 minutes
La « mer au milieu des terres » filmée comme un bloc d’espace onirique et de temps immémorial. Les images y sont des hiéroglyphes, le mythe et le présent sont minéralisés sous la forme du contrepoint et du temps cyclique.

La rivière Subarnarekha – Ritwik Ghatak - Bengale 1962, 139 minutes
1948, indépendance de l’Inde et partition du Bengale. Un camp de réfugié et un fleuve qui sépare des territoires dont l’éclatement disloque aussi les êtres et les choses car comme le dit Ritwik Ghatak lui-même « dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, nous sommes tous des déplacés, nous sommes tous sans racines ».

Mur - Simone Bitton - 2004, 96 minutes
Le film longe le mur de séparation érigé en Cisjordanie par l'armée israélienne et qui éventre l'un des paysages les plus chargés d'histoire du monde. Dans le fracas des foreuses et des bulldozers, des corps et des voix résistent au béton de part et d’autre du mur.

Fantastic Mister Fox - Wes Anderson - USA 2009, 88 minutes
L’adaptation en animation du livre de Roald Dahl. Autour de la figure de Maître Renard se rassemble une communauté animale luttant pour sa survie face à des humains prédateurs. Le conflit semble inéluctable.

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